Quand les sirènes vont gueulant... »
Les Ports de l'Atlantique, 1975, Serge Lama, musique Yves Gilbert (1).
Aude, Languedoc, Tchécoslovaquie, Ariège, Pyrénées, Océan Indien, Lyon, Brésil, ports familiers mais unique maison des humains. Apprendre du passé, refuser la gouvernance cupide suicidaire. Se ressourcer dans l'enfance pour résister, ne pas subir. Passer ? Dire qu'on passe ? Sillage ? Aïeux, culture, accueil, ouverture aux autres, tolérance, respect, héritage à léguer (amour, écoute, cœur, mémoire, histoire, arts...) des mots forts, autant de petites pierres bout à bout qui font humanité.
Il s'est efforcé de retrouver la date avec l'idée sûrement vaine et discutable tant elle offre prise aux oublis et erreurs, d'en faire la liste, sachant trop bien qu'il lui en coûterait, persuadé que, de toute façon, ce relevé dépassera vite celui des vivants. « Élian “ Natchou ” » (le village, ce sont aussi les surnoms, les escaisses) il a ajouté, et aussi « Ghislaine », enterrée lundi, loin de son âge, à 58 ans “ seulement”, qu'il ne connaissait pas, mais d'une famille de longtemps au village.
Attendre le quelque chose venant rompre le cercle vicieux de morosité morbide. Il suffit d'y croire, sans se précipiter surtout avec l'ouvre-boîte de l'opercule ; s'ouvrir à nouveau petit à petit au monde qu'on croyait perdu. Retrouver le besoin vital... Qu'est-ce qu'ils ont dit, les autres... les vivants, précieux justement d'être là, d'accompagner, la vie serait-elle si courante qu'il paraît toujours superflu de commenter. La mort seule sait bien délier les langues... encore heureux qu'elle le fasse avec indulgence...
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| Celui-ci aussi Loulou, n'est pas dans les derniers... et pas loin de chez toi qui plus est... |
Oh ! un pisteur d'amandier ! Loulou de son quartier, de sept dizaines d'années au village ! Il sait où se trouve le premier à venir éclairer la saison de ses pétales blancs ! C'est vrai Loulou, quel que soit le temps, dérèglement climatique ou non, non loin de la croix de Saint Geniès (1) celui des hauteurs de Liesse reste un champion ! Amandier déjà, qu'il n'est pas vaniteux d'espérer dès janvier, au lendemain du jour de l'an, celui qui toujours reste fidèle à son message d'espérance, avant de fleurir en vrai.
| 19 janvier 2026. L'Aude en crue vue vers le pont de l'autoroute. Photo famille, gracias Diego. |
On lui envoie des photos, des vidéos de l'Aude grosse des remous boueux qu'elle n'avait roulé depuis longtemps. Et là, son radeau se met à tourner dans une boucle du contre-courant, à l'abri comme les poissons dessous, s'il en reste, comme pour refuser sinon retarder encore, au bout, la furie des vagues, l'engloutissement à jamais ou alors l'échouage au milieu des bois et de toutes les saloperies humaines, caisse de frigo, plastiques, que la rivière a bien voulu purger. Certes. Mais dans les déchets figurent des troncs artistiques par eux-mêmes ou par la main inspirée qui eut l'idée de sculpter, aussi de ces mottes de carabènes (2) sectionnées, aux rhizomes annelés de vers obèses, qui eurent l'honneur d'une vitrine parisienne de roses, originaire néanmoins de Fleury, années 70.
Et aussi, au hasard du zappage (merci pour le mot, cousins du Québec), « Le Marchand de Bonheur » des Compagnons de la chanson... 1959 Loulou ! notre avenue de Salles ! les autobus de monsieur Dubeau... ton père, toujours chic, partant travailler à la mairie... les échanges avec Louis et Marcel de notre quartier... nos taquineries au petit Élian qui nous a quittés il y a un mois... Et, ça t'est arrivé, de jouer aux jeux des filles dans les ruines de la remise de Jacky Barbe ? Et l'appariteur qui passait le début du « Marchand de Bonheur » avant d'annoncer quel marchand venait d'arriver sur la place !
Oh ! chercherait-il le hasard des coïncidences (ça redonde mais c'est pas grave), au moment de réfléchir au titre et parce qu'il aimante les hasards, au moment de quitter, à la radio, bien qu'en sourdine « Mon Enfance m'appelle », Serge Lama... « Écoute la chanson Qu'il chante le type à la radio... » (Dimanches en Italie, 1975, paroles encore de Lama sur une musique d'Alice Dona). À suivre donc...
| Croix de Saint-Geniès « Arrête voyageur... » |
(2) arundo donax. « Quenouille » plutôt que « canne de Provence », « carabène » en ce qui me concerne...
Il songe. Non, pas dans son gîte, non, au dehors, un dehors qui lui rappelle ce qu'il a été, un dehors qui, en miroir, lui montre aussi ce qu'il est devenu, du moins le ressenti de ce qu'il serait devenu. Le mois est presque passé et lui est là à attendre... À l'image du pauvre roi notant « Rien » à la date du 14 juillet 1789, lui n'a inscrit que « grippe » ; rien d'autre alors qu'il se morfond entre deux mondes, celui du plus rien au bout et le rien que ça a été pour y arriver. Après le mal physique, le mal moral et lui, en spectateur de lui-même, qui attend la suite comme il observerait le ciel pour anticiper le temps qu'il fera.
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Théodore GÉRICAULT (1791-1824) Le radeau de la Méduse 1818 Wikimedia Commons Domaine Public Musée du Louvre
Il songe : tout-rien. blanc-noir, vie-mort, yin-yang, esprit-matière, matière-antimatière. Sinon, le questionnement : avoir plus ? avoir moins ? En qualité ? en quantité ? Chaque être laisse-t-il ou non une trace ? Le chemin ne serait-il qu'en boucle, là où tout commence et où tout finit ? Ajoutant à son irrésolution, au désarroi qui l'entreprend, Machado et Valéry semblent se moquer gentiment. La philosophie, dans son sens populaire, le seul qui lui soit digeste, représente cette problématique agaçante, remettant trop en question les certitudes, piliers de l'existence qu'il pensait indiscutables, aux fondations pourtant moins sûres à la réflexion... Pour s'être cru sur un vaisseau sûr, il dérive avec un radeau de bois flotté (celui de « La Méduse » lui en dit tant sur le désastre français, version Napoléon... ), sans garantie aucune de retoucher terre un jour.
Serpent qui se mord la queue. Quête du premier maillon, celui d'où part le chaînage vicieux... Où caser l'étonnant « D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » d'un Paul Gauguin donnant voix à son autoportrait ? Ou alors se taire, passer sans la prétention de faire vague... et puis, le filon est tari ; au trop-plein sinon au vide du cerveau ne répond qu'une bouche sèche, branchie s'ouvrant en vain dans son agonie muette.
Bref, pour n'en voir que la conséquence la plus sensible, la perte d'appétit tant physique que psychique, le repli dans le mutisme, l'anonymat, l'effacement dans une masse qui, de toute façon, passe et sera vite renouvelée, c'est si court une vie. Finalement, l'acceptation de n'être rien aussi valable que celle d'être quelque chose voire tout comme dit chez Montaigne et plus tard Michelet.
La cause ? l'âge avant tout, celui de se situer en dessous de l'espérance de vie en bonne santé. Comme beaucoup, de ces maladies phares causes de mortalité, le cancer, il a subi, aussi, la “ tomie ” d'un organe, alors il se demande pourquoi il est encore là, contrairement à beaucoup. Même la grippe peut s'avérer fatale. Il y a deux jours, il pensait fort à Élian, le copain vaincu à force par le crabe après une lutte de plus de dix ans, mort d'un mois déjà. Il y pensait fort et se sentant injuste envers tous les autres, pris par le passé aussi injustement, il s'est efforcé de réviser encore les prénoms sensibles des filles et garçons partis trop tôt. (à suivre).
— Ils prennent en retour pour ce qu'ils ont donné, souvent une journée à bouger, à aider...
— Oui, mais à ce niveau, un plein conteneur de boissons ! J'étais à côté et mon collègue au téléphone a répété sa commande : un conteneur de boissons ! Plutôt inviter au resto ou un traiteur à la maison, un DJ et au moins danser, chahuter, faire la fête sans se coltiner les nettoyage et rangement après...
— Oui mais pour la famille proche, faut rester solidaires, faut pas couper la chaîne, tu verras bien avec tes enfants et ce qu'ils veulent faire... Si tu coupes tout, faudra pas te plaindre, un jour, de te retrouver seul... »
Les jus de fruits, les bouteilles pétillantes passent de main en main. Pour le col cravaté, c'est plus pudique. Sinon on plonge la carafe dans un bidon alimentaire à ras bord. Brochettes de rognons, de bœuf, bananes frites, les premières presque, un an après le cyclone.
Vastes demeures, voitures stationnées envahissantes, parabole à moitié plantée en terre avec son câble, son relais, manière de ne pas oublier Chido ; une pelle de maçon pour mettre les braises sous les grills d'ailes alignées. Il y a même un gros poisson rappelant la baie en bas, le lagon tout autour. À l'heure des nems et samoussas, toujours le même, sympa en diable, de ceux qui provoquent mais gentiment à faire rire l'assemblée, qui attise la discussion, à mettre une belle ambiance ; heureusement, tant d'autres témoins restent discrets et muets.
« Ah non ! c'est trop profond et trop dur les trous pour les bananiers, cinq au maximum, je lui ai dit au père de ne plus prévoir davantage...
— Trop dur ? alors que tu n'as pas eu à défricher ! réagit la sœur aînée qui au champ, donne de sa personne et, du coup, joue à la mouche du coche.
— Non mais, un champ de cent mètres de long, c'est trop ! Moi cinq, pas plus, que ça démolit ! il roule d'une épaule pour mieux se faire plaindre et comprendre. Cinq et je me contenterai de faire le tour, manière de déterrer du manioc, de trouver une paire d'ananas oubliés... Et puis plus là haut : à trois cents mètres de ma maison, dans la presqu'île, le terrain de maman ne sert pas, il est toujours à nous non ? c'est là que je planterai mes cinq bananiers...
Condition des couples au boulot la semaine : pas facile de sacrifier un dimanche matin et son après-midi à devoir récupérer, ce que confirme sa compagne à mi-voix. Les temps ont changé du tout au tout depuis les décennies obligatoirement solidaires de quand ils n'avaient rien, que le riz, mets de luxe, restait réservé aux vendredis et aux fêtes, quand les jeunes devaient se dévouer, même de nuit, à courir toute l'île à cause d'un décès. Cela infléchit les mœurs et coutumes sur un temps plus court encore que celui qui a petit à petit enterré la vie d'avant en métropole.
Belle, consistante, bien voyante, une étoile filante marque le ciel
— Étrange avec la pleine lune, intervient un beau-frère sceptique... (Ah bon, en quel honneur la lune commanderait-elle aux étoiles filantes ? n'en a-t-elle déjà pas assez avec les marées ? Plus Mahorais que Vazaha, je n'en pense pas moins).
Un peu à droite de la palme de bananier qui touche le ciel, aux deux-tiers de la pente plutôt.
Pour y aller, certes Mayotte d'aujourd'hui avec encore des gens se pressant devant la supérette, des bagnoles en pagaille, des phares, sinon garées, pas toujours bien, embêtant vu le nombre de côtes raides ! Pour y aller, faut faire le tour, monter dur, tout en haut, par derrière puis descendre sec, à croire que la voiture pourrait décrocher, se retourner. L'éclairage public en fait trop désormais mais face à l'insécurité, on se dit que c'est bien. Dommage, avant tout restait tranquille, d'ailleurs, avec la vie au jour le jour, il n'y avait rien à voler. Et puis, tous ces enfants qui jouent, papillons de nuit, une vision d'un plaisir qui apaise. Du coup, la pénombre sur le chemin n'interpelle plus ; et puis c'est d'un clair de pleine lune.
Au bout du chemin, au delà des flammes joyeuses d'un feu de bois, du monde, beaucoup de monde. Fortes accolades entre compagnons de longtemps et qui ne se sont vus de longtemps. Un an en arrière, ici Chido le cyclone, là-bas, à des milliers de kilomètres, Thanatos m'obligeant à l'idée que ce pourrait être la fin. Moins poussé, l'échange de bises avec les dames. Deux tables, engorgées de saladiers, de piques à brochettes, de bouteilles dont une, couverte du col par une serviette blanche... les femmes y étant plus sensibles, il faut sauver les apparences. Au sol de grandes bassines de rognonnade, de cubes de bœuf, d'ailes de poulet, de viandes à cuire macérant dans leurs pommades épicées couleur curcuma. Sur les sièges dont une paire de chaises longues et même des chaises de la salle à manger, des gens. Sur les grandes nattes, en tailleur ou couchés tels des Romains devant festoyer, aussi. Entre gougères et gobelets à marquer de son nom, ça discute, ferme déjà.
« Avant nous étions plus heureux, on savait faire la fête, les boums publiques avec un DJ, on s'amusait toute la nuit. Ou ces dairas d'une religion joyeuse, échangés entre villages d'un boubou d'une même couleur. Déjà le trajet quand nous n'avions plus à le faire à pied avec moins encore de voitures roulant la nuit. Perdu tout ça, par lassitude, par mesure de sécurité. À présent, on s'active toute la semaine pour toujours deux prétendues gamelles de riz alors qu'il s'en prépare vingt ici et là. Ah non ! assez de ces clubs de manzarakas, de mariages qui n'en finissent pas de faire le tour en retour des filles à marier. Et comme s'il n'y en avait pas assez, le père qui se pointe avec sa vache... allez, encore sortir les coutelas ! Et au bout, quel résultat ? des jours de préparation pour des invités qui se goinfrent en vingt minutes. Et puis, c'est quoi ces manières de repartir avec un pack de boissons et des provisions pour la semaine ! (à suivre)
Les dernières pages du petit livre « Trésors d'enfance » (1) des souvenirs de Noël qui ont à voir avec les nôtres de la même époque sont riches du jour du réveillon et de Noël, le lendemain.
« Alors venait Noël ». Les femmes s'attellent à attraper, plumer, barder, farcir les volailles. De Sarlat, la grand-mère Adeline était arrivée avec des rillettes d'oie, au goût encore là, chez l'écrivain, quarante ans plus tard. Grande tablée, festins de bouchées à la reine, de volailles, de tartes et Tino Rossi chantant Noël. Suite aux restrictions de la guerre, plus que la nourriture, l'abondance de bonnes choses apportait la jouissance des sens au besoin de s'alimenter .
Le feu, la neige, Noël, les cloches, la messe, minuit, les lanternes, le réveillon, l'hiver, le froid, la tempête, la glace, le gel, le refuge, l'enfance, tout un champ lexical sur l'année qui s'éteint.
Presque toutes les citations qui suivent sont tirées de Babelio, site web réseau social :
Pour raconter Noël, après Joseph Delteil, Paul Arène, Marcel Pagnol, Alfred Cazeneuve, Alphonse Daudet, Jean Camp, André Galaup, Clovis Roques, tante Céline, mamé Ernestine et un père que finalement je me dois de partager (1), je me suis senti aussi tari que le ruisseau du Bouquet sinon les recs et rajols de notre garrigue mourant de soif, impatients des pluies de ces derniers jours. Année après année, cette quête a moins rapporté. Est-ce pour autant qu'il faille négliger le réalisme funèbre de Guy de Maupassant, à l'opposé de la magie de Noël propre au monde de l'enfance (2) ? Entre chaleur festive du foyer et manteau neigeux de l'hiver, cet enchantement de Noël a aussi marqué Christian Signol de nos générations (né en 1947).
Entre Brive et le gouffre de Padirac, non loin de la Dordogne, le fleuve qui de sa part a fait l'objet de tant d'attentions, Christian Signol marque de sa plume des sagas familiales à l'ouest du Massif-Central, plus haut parfois, plus rude, moins adouci qu'on ne le prétend habituellement, plus dépaysant que Les-Quatre-Routes-du-Lot et ses deux petites centaines de mètres d'altitude, le village natal de l'écrivain.
800-900 d'altitude, sombres forêts, gorges profondes, terres rudes, fermes ramassées, entre les puys et le Plateau château d'eau de Millevaches, des paysages qui accrochent et ont accroché Christian Signol. Quant à son sentiment, ses ressentis si précisément circonscrits à travers sa multitude d'ouvrages, souvent ils relèvent de son enfance auprès des siens, aux environs immédiats du Causse de Martel et du fleuve Dordogne.
Si les références à Christian Signol, écrivain régionaliste (de territoire plutôt que de terroir à l'en croire), existent tout au long de ce blog, et surtout pour le dyptique de la Basse Plaine de l'Aude, « Les Vignes de Sainte-Colombe », 1996, Albin Michel, « La Lumière des Collines », 1997, Albin Michel, sa quarantaine de romans repose sur de solides fondations bibliographiques, historiques, géographiques, sociologiques, botaniques, lexicales suivant un cadre où évoluent des personnages parfois plus difficiles à suivre tant les sagas familiales couvrent des décennies. La chronologie, les épisodes historiques sont précisément évoqués tant pour notre pays (dont la Guerre d'Algérie) que pour l'Allemagne (« Les Noëls Blancs », 2000, Albin Michel), sinon l'Espagne de la guerre civile (« Les Amandiers Fleurissaient Rouges », 2006, Pocket) ; de même pour le peu que j'ai exploré, le cadre géographique hors de ses arpents familiers, comme le Causse Méjean (« Là où vivent les hommes », 2021, Albin Michel), ou les deux volumes toujours remarquables, à rendre jaloux, chez nous, des « Vignes de Sainte-Colombe » (1996 pour la première édition, Albin Michel) ... Christian Signol, un auteur incontournable qui a su déverrouiller un cadenas éditorial parisien hégémonique à hauteur des quinze millions d'exemplaires vendus dans le Monde... un auteur incontournable sachant clairement faire passer un constat lucide sur la course suicidaire de notre espèce, de même que sa vision optimiste de ce qui pourrait advenir...
(1) noms des auteurs pratiquement dans l'ordre livré par le moteur de recherche du blog.
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| Le nouvel an : dates traditions, coutumes [Les Forums - Histoire] : L'ORée des Rêves votre site pour lire écrire publier poèmes nouvelles en ligne Carte de vœux de soixante bonnes années en arrière. Une idée, si le destin veut bien nous garder, pour les fêtes de fin d'année 2026. Les archives familiales seront plus généreuses que ce que propose l'Internet, nous laissant cette mauvaise impression de passé effacé, poussant vers la sortie... |
(2) avant la télévision qui sut aussi prolonger cette magie de Noël (je pense aux riches programmes des fêtes de fin d'année grâce à Claude Santelli (1923-2001) notamment), les cartes de vœux de chalets, biches, rennes, traineaux, gui et neige, savaient agrainer les imaginations...
Et ensuite lorgner vers la tribune de l'orgue, privilège des hommes. L'occasion faisant le larron, dans l'escalier y menant, favorable au détournement de quelques piécettes, il arriva à l'enfant de chœur de tomber le plateau de la quête.
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