Affichage des articles dont le libellé est carnaval. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est carnaval. Afficher tous les articles

mardi 1 avril 2025

Sa COCOTTE ! enfin sa CHATTE !

Pas possible ! on le dit que sur le tard les passions peuvent être tumultueuses ! 

Hier à Fleury, accompagné par une fanfare aussi joyeuse qu'entraînante, après un cortège dans le vieux village, le carnaval des écoles a déboulé sur le plateau derrière la piscine. 

C'est certainement ce qui leur en a donné l'idée... Enfin, à son âge et tout le monde qui le connaît à Fleury ! Figurez-vous qu'il en a profité pour un rendez-vous malin finalement discret dans une belle affluence, au milieu de la foule ! Et qui ? incognito ? assise à côté de lui ? sa cocotte ! enfin, sa chatte ! 

L'air de rien, de ne rien voir, de déambuler, je suis passé devant, pour voir sa réaction ! 

Mais c'est qu'il m'a arrêté ! Quel culot ! Incroyable ! 

C'est que sa cocotte, enfin, sa chatte, c'était sa femme ! 

Pour un poisson d'avril, même un 31 mars !   


Personne pour un poisson d'avril ce jour ! Celui-ci n'est pas terrible mais il n'y avait rien d'autre en magasin...    

dimanche 23 mars 2025

PÉZENAS, le CARNAVAL, mars 2025. (fin)

 Samedi 1er mars à 19 h, spectacle à la Maison du Peuple (1), de danses humoristiques par « Lous Machous » (10 €). 

Dimanche 2 mars, de 8 à 18 heures, 5ème concours mondial du ragoût d'escoubilles suivi d'une dégustation dans la cour d'honneur de la mairie.  

2 mars, 20 h 30, soirée déguisée à la Maison du Peuple « Les Machous font leur cirque » (10 €). 

Samedi et Dimanche-gras, « Lous Machous », comme leur nom l'indique, clabaudent et cancanent quand ils ne vilipendent pas en partant des ragots qui ont pimenté les rencontres impromptues des “ braves gens ” (tels que Brassens les percevait) de la ville aux commissions ou sur le marché des samedis ordinaires... À Pézenas cette “ machade ” reste bien dans la tradition séculaire de carnaval (avec l'accent de Villanova, je ne vous dis pas !).  

Pézenas Lo_polin_de_Pesenàs pendent lou carnaval dels escoliers 2019 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Auteur Reipetit
 

Le 3 mars, de 14 à 15 h 45, carnaval des écoles, musiques, danses et crémation du Roi Carnaval (Place Boby Lapointe). Ce Lundi-gras au soir, la chasse au Tamarou est accompagnée de tambourins et de fifres ; les « Fadas du Tamarou » animent un charivari qui voit le Tamarou, animal fabuleux faisant penser à un dragon, faire peur et provoquer les braves gens. Foncièrement par ailleurs provocateurs et mauvaises langues, faisant office de buffetaires, en chemises et bonnets de nuit, les Machous accompagnent au rythme de danses traditionnelles du genre “ feu aux fesses ”, “ danse du soufflet ”. Merci encore à Cyril Feybesse, talentueux photographe, qui a su si bien rendre et partager le dernier évènement.  

Pour Mardi-gras, le 4, précédé de masques costumés, de buffetaires au panel remarquable, le poulain totémique parcourt les artères névralgiques de la ville.   

Bien des associations locales tiennent à maintenir le lien entre Piscénois locaux, émigrés ou qui, comme moi, le sont de cœur. Le carnaval de Pézenas, comme bon nombre d'autres carnavals en France, a été inscrit en 2019 à l'Inventaire national du patrimoine culturel immatériel, dans la rubrique « Pratiques sociales et festives »

(1) anciennement « Foyer des Campagnes ». 

Pézenas, Lo Tamaro, animal fantastique, s'engouffre dans la vieille ville. Photo Cyril Feybesse.

Sources : Cyril Feybesse, Wikipédia, Hérault Tribune, Hérault tourisme, étymologie occitane. 

Note : à ceux qui regretteraient qu'il n'y ait rien sur Limoux... figurent déjà au moins quatre articles dans ce blog sur son fameux carnaval... il suffit de taper “ Limoux ” pour la recherche...  

PÉZENAS, le CARNAVAL, février 2025 (1).

Oh Pézenas ! que j'y ai été heureux trois années scolaires durant ! Dans ce bonheur, après les fèves des gâteaux des rois sur plus d'un mois, figurait bien sûr le carnaval. Bon, il est vrai que comme partout suivant les périodes, il se montre à géométrie variable, parfois réduit à une simple expression comme dans ces année 1961, 62, 63 avec bien sûr les sorties du poulain accompagné de masques mais, me semble-t-il, les jours seulement autour de Mardi-gras (je n'avais pas l'âge de retenir d'éventuelles dates de bal masqué... et le nombre des associations n'exprimait pas alors le souci de maintenir une tradition en danger). De nos jours, avec la crainte de voir s'effacer ces acquis culturels, nous assistons à un regain, à un retour aux sources, à une volonté plus marquées de carnaval en tant que manifestation traditionnelle populaire. À Pézenas, de nos jours, des premiers jours de février à ceux de mars. 

Ainsi l'accent est mis, dès début février, sur la Saint-Blaise, protecteur de la ville, en surimpression de l'archaïque sortie de l'ours hors sa tanière. Elle donne lieu à une déambulation festive ouvrant la Temporada de carnaval suivie, au prix raisonnable de 10 €, d'un ragoût d'escoubilles (1) à la Maison du Peuple... là où se donnaient jadis les conférences appréciées de « Connaissance du Monde » (2). À 21 h 45, le groupe « Castanha e Vinovel » a proposé un Grand Baléti occitan (entrée libre). 

Pézenas Collégiale_Saint-Jean 2011 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Auteur Thierry de Villepin

Les 8 et 9 février, on fêtait Saint-Blaise à la Collégiale Saint-Jean ainsi qu'à Saint-Ursule... À propos de cette dernière église, la posture des statues avait donné lieu à une vieille plaisanterie faisant dire à la première montrant la deuxième « As petat ! » ; démenti formel de cette dernière “ haut les mains ” tandis que la troisième accuse la dernière faisant comme si de rien n'était « Es èl ! » (3)... Une farce déjà dans l'air de carnaval...  

Blason, armes, ville_fr_Pézenas_(Hérault) 2008 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported, 2.5 Generic, 2.0 Generic and 1.0 Generic license. Artist Spedona


Les vendredis 14 et 21 février, à 19 h, chants traditionnels de carnaval à l'occasion d'apéros chantants. 

Le 21 février à 21 h, danses bufatièra et feu aux fesses. 

Le 28 février, Soirée Blanche costumée « Tous en Panel » à la Maison du Peuple (10 €).  (à suivre)

(1) de l'escoubo, le balai, avec “ escoubilles ”, provenant du latin “ scopiliae ”, les balayures. À Lyon, ils disent “ équevilles ”, en Espagne “ escobilla ” pour, plus globalement, tout ce qui doit être jeté. Avant les déchèteries, les déchets et vieilleries étaient jetés aux escoubilles. Pour le ragoût de ce nom dans la vallée de l'Hérault, un plat mijoté de légumes et de viandes est dérivé de cette manière d'accommoder les restes, à l'origine.

(2) « Connaissance du Monde » présente toujours un programme de tournées... malheureusement pas une localité de toute l'Occitanie n'est concernée cette année...

(3) traductions « Tu as pété ! » et « C'est lui !

mercredi 19 mars 2025

LAGRASSE, le CARNAVAL...

Yeux et oreilles chastes, passez votre chemin...  

Encore une référence de la revue FOLKLORE, traînant dans mes brouillons... 

A Lagrasse, les moines auraient, par de mauvais exemples, inspiré des écarts de carnaval, en un latin détourné moquant la liturgie, par exemple, avec la « bito-cono ». 


L'un d'eux est désigné par le père abbé... s'agissant des Moines Paillards (1912) de José Frappa (1854-1904), anticlérical déclaré, on pourrait en déduire bien des choses... Under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Relevé par Hélène Rival en 2019

Les cornes, défenses de sanglier ou de cochon que tous les hommes mariés sont obligés d'embrasser sauf qu'on devrait l'origine de cette coutume au droit de cuissage qu'avaient les moines (en février 1684 le scindic des religieux a porté plainte contre le sieur François Ville qui a dit le 23 janvier, jour du Conseil, à propos d'un enfant exposé à la grille de l'hôpital de l'abbaye « qu'il pourrai estre de quelque religieux... » Alors les moines ? paillards ou diffamés ? et pas qu'au Moyen-Âge... 

Camembert-Abbaye-Aunay-sur-Odon-Calvados-2024 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Author Rundvald... Les fromages avec des moines bien portants, parfois rougeauds, sur les boîtes et emballages sont gages de produits nourrissants. Le petit peuple les dénigrait avec raison, en tant qu'exploiteurs, à l'égal des nobles... Des moines dont certains faisaient fi des privations de Carême, par exemple en considérant qu'à cause de sa queue plate à écailles, le castor pouvait être consommé...  

L'essentiel des festivités se passe en chants et danses souvent grivoises, triviales... mais plus en sous-entendus néanmoins : 

« ... Je la baise quand je veux, 
Je vous la ferai baiser à tous 
Car je n'en serai jamais jaloux (bis)... . Et l'assemblée reprend en chœur 
— Car c'est une bouteille 
D'une liqueur sans pareille !  
— [...] Abaissez-y le devant
Relevez-y le derrière... [...]
De sa complaisance (celle du maître de maison) je vous en réponds
Car vous n'irez jamais au fond... 
— [...] Elle est grosse sans malice
Elle a reçu tout son mal 
Par le trou où elle pisse... » Et l'assemblée en chœur " car c'est une bouteille... " 

Lagrasse vue vers le sud,le village à gauche (rive droite de la rivière Orbieu), à droite (rive gauche) l'abbaye Sainte-Marie. 2007  under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported, 2.5 Generic, 2.0 Generic and 1.0 Generic license Author MartinD. 


Pour Mardi-Gras, à minuit, dans la salle de bal, ils chantent et miment la " Bito-cono ". Le chef, de sa baguette, fait épeler et lire une phrase au tableau " Il-lu-mi-na-Bito-cono-Da-mo " (c'est vrai qu'aujourd'hui on chanterait " lui, mit, la, bite, au, con [con, c'est vrai, insulte mysogine, se référant ici à la " Damo ", utilisée de nos jours dans bien des circonstances])... Même les notes, parce qu'il y a la musique, insistent sur cette paillardise : " belle noire, belle blanche, queue en haut, belle qui n'en a guère etc "

Il faudrait en rester là non ? mais comme il serait criminel de ne pas transmettre ce fond d'humanité intemporel, 340 ans quand même ! passant outre mes mœurs prudes et ma réserve naturelle, encore " La cansou das asclairés ", les fendeurs de bûches, enfarinés, portant le bonnet de coton, la chemise de femme, une hachette à la talholo, la taillole rouge : 

« Sé nous bailhats de joubé bouès 
Ou caouco pièço de résistenço
Pourtan dé pigassous esprès 
Palpan la béno amé pacienço 
La biran, la rébiran 
Nous aous l'asclan coumo la desiran... » 
Je vous laisse le soin de traduire (mais ce sera avec plaisir si vous demandez !)... un indice, la « béno », « begno » dans Lou Tresor dou Felibrige de F. Mistral, serait, la banne ou manne, ce grand panier allant par deux de chaque côté de l'échine de l'âne ou du mulet, et ils y mettent la main... Quant à “ ascler ”, c'est fendre le bois... fendre, fente... dans le contexte de carnaval, les allusions sont à la portée du premier venu. 

Lagrasse halle du XIVème s. 2012 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Auteur Inocybe. Classé dans les plus beaux villages de France, Lagrasse compte nombre de vieilles maisons, des ruelles pavés, des remparts avec la Porte de l'Eau... 

Bien sûr, entre chaque couplet (au nombre de sept), après le refrain, ils font tourner le baral, le tonnelet de vin. Le cérémonial se répétait sur les places et carrefours du village. Un seul tonnelet y suffisait-il ? 

Un témoignage transmis par D. BARBOTEU d'après un cahier dans lequel M. E. Mazet notait, le 17 mars 1926, les « Chants et danses de Carnaval, des us et coutumes de la ville de Lagrasse ». Revue FOLKLORE n°70, printemps 1953. (Par exemple pour la « Danse de la Mané », avec indications de la partition du Rondeau, ainsi que toute « La Cansou das asclaires », l'article se devant de limiter les références salaces). Même la revue Folklore s'excuse de n'avoir pu joindre « L'Air des Cornes du Mardi-gras ». 

PS : pas étonnant que le Supérieur de l'abbaye de Lagrasse ait été transformé en âne pendant sept ans pour avoir péché gravement, et dire que ce conte populaire audois, en occitan siouplèt, s'il vous plaît, figure aussi  dans un numéro de la revue FOLKLORE !

dimanche 16 mars 2025

CARNAVAL, coutumes, croyances, interdits (4ème partie).

*24. À Rouffiac-d'Aude les nouveaux mariés sont tenus de monter un âne, tournés vers la queue ; plus nombreux, ils sont promenés dans une charrette tirée par l'âne, précédée par un masque qui, au bout d'une perche, présente des cornes que les femmes doivent baiser. 

Après le vol de la Joconde au mois d'août 1911  âne en cartonnage coiffé de la tiare de Saïtapharnès et portant le cadre vide de la Joconde, tirant le char des Gardiens du Louvre, char du Carnaval de Nice 1912, qui défile aussi ensuite à la Mi-Carême à Paris 1912. Domaine public Auteur anonyme

* 25. À Pezens les hommes mariés se liguent avec les jeunes pour faire monter à l'envers le dernier des nouveaux mariés, nanti d'une perche à cornes. Il s'agissait encore de prévenir contre la malignité du “ sexe dit faible ”, de la créature tentatrice... 
Les couples réfractaires à ces vexations faisaient l'objet d'un charivari, un tapage souvent nocturne pouvant durer jusqu'à contrepartie, à savoir l'acceptation de la vexation sur l'âne sinon un coup à boire en faveur des prétendus gardiens de l'ordre social... 
Ces veilleurs de la morale arbitraire n'hésitaient pas à rendre publique l'inconduite des filles et des femmes. 

*26. À Castelnaudary, la course de l'âne punissait les “ coupables ” d'adultères.  

romarin de la garrigue 13 mars 2025

*27. Les fêtes de carnaval  faisaient la part belle aux jeunes gens que l'attrait du sexe opposé, la testostérone rendaient despotiques et misogynes. Ils reprenaient pour leur compte les symboles de renouveau sinon de fécondité. Moins rêche, moins brutale, cette symbolique adoucie car plus juste à l'égard des femmes potentiellement mères, sera reprise plus concrètement encore lors des fêtes de mai. 
Veille du dimanche gras, les jeunes de Fabrègues, de Sain-Guilhem-le-Désert mettaient un bouquet (romarin, chou et farigoule)à la fenêtre des filles de vingt ans qui à leur tour, les invitaient le dimanche suivant. Ce cadeau du bouquet bien que de seul romarin, stimulant énergétique, existait ailleurs dans l'Hérault. 

Oreillettes de Laeti ma nabeude ! 

Oreillettes 2025 de ma sœurette ! 

*28. Pour carnaval, on se régale avec de pleines corbeilles d'oreillettes, pas de beignets comme partout ailleurs en France même si la pâte avec de la levure donne des oreillettes plus moelleuses, entre les craquantes et les beignets tels les bugnes du Lyonnais.  

*29. dans l'Ariège (Bélesta, Montségur, Dun), les jeunes filles devaient suspendre des fils obtenus au rouet autour de chaque arbre du verger afin de le rendre productif. À Lavelanet et Bélesta, le jour des Cendres, cela portait malheur de cuire le pain, de tremper le linge de la lessive. 

*29. pour carnaval et plus encore durant le carême on ne se mariait pas. (en raison d'un menu maigre pour les invités ?) 

*30. Carnaval juge et se débarrasse de l'hiver en maintenant l'élan viril, son rituel se complète avec les fêtes de mai plus valorisantes pour les femmes. 

Vrac de notes complémentaires (source principale « La France Pittoresque »).   

*31. Une brutalité pouvant aller jusqu'à donner du bâton, fût-il rembourré de paille,  sur l'assistance ou les passants ! 

*32. Carnaval, les masques, ont-ils un lien avec Janus le dieu aux deux visages ? 

*33. Exprimer la fête de carnaval par le biais des animaux : processions de l'âne, du bœuf gras avant son sacrifice, du renard... 

*34. Le renard est promené précédé par la volaille, habillé en ecclésiastique, un rapprochement des plus clairs quand mu par l'instinct, l'animal n'attend pas la fin de la procession lorsqu'il se jette sur les poules, en en tuant plus que besoin ! 

*35. Alors, quelle signification pour “ carnaval ” ? Enlever la viande pour le carême et aussi pour dire qu'on va manger le bœuf gras ? 

*36. Aux endroits où ils cuisaient des crêpes (pour rester en Occitanie, peut-être vers le nord de l'Ardèche), celle, celui qui la faisait tomber était contraint de la manger sans sucre. 

*37. Après les tristes années de la fin du règne de Louis XV mettant fin aux liesses du peuple, le carnaval reprend pour trois semaines sous Louis XVI. Par la suite, dès 1789, la Révolution interdit les masques en public ainsi que les bals masqués.   

mardi 11 mars 2025

CARNAVAL, merci la revue FOLKLORE (2ème partie)

Aude ! à associer sans complexe à la Belle Aude ! Des stations de ski aux plages du Golfe du Lion, presque tout le long du fleuve donnant l'identité administrative, un cours d'eau des plus travailleurs, “ petit frère du Rhône ” pour son delta, pour le Cers, vent de couloir, catabatique, pouvant se comparer au Mistral et, entre parenthèses, des plus vieux noms de vent de France depuis les Romains (aux présentateurs météo verbeux qui voient partout des tramontanes d'en prendre de la graine !), un département plus que trait d'union entre Massif Central et Pyrénées, entre Espagne et Italie sinon le reste du pays et au-delà l'Europe, entre Méditerranée et Atlantique, un département qui n'est pas en reste dans le domaine civilisationnel (est-ce pour cette raison que la radio d'État, présente dans l'Hérault et les P.O. nous snobe ? Est-ce pour cette raison que les descendants des barons du nord ne savent pas qu'entre Sud-Est et Sud-Ouest existe un Sud ? [dernièrement lors d'un jeu télé, un viticulteur des Corbières a tenu à affirmer ce distinguo, ce qui ne fut pas sans me plaire !]). Originalité culturelle sinon rareté, sur un demi-siècle, grâce à de passionnés érudits cette publication de la revue Folklore qui, grâce à René Nelli, nous en apprend tant sur les fêtes carnavalesques chez nous ; ci-dessous, la suite des infos et éclairages sur carnaval après les neuf relevés du précédent article :   

*10. Des quêtes alimentaires par des jeunes gens ou des enfants qui recevaient du lard, des œufs, de la charcuterie. (Est-ce en lien avec la tradition des « Vingt sous dins la padeno » ? Poser la question c'est déjà y répondre, me semble-t-il). 

Carnaval_Strasbourg 2014 under the Creative Commons Attribution 3.0 Unported license. Photographe Sandra Gruneisen

*11. Les masques faisant peur aux enfants et aux filles peuvent aussi marquer la présence des morts parmi les vivants. Afin de mieux s'opposer au carnaval, l'Église, abondant dans le sens de la superstition des deux garçons masqués qui seraient trois, le troisième ne pouvant être qu'un mort ou le diable, s'est de tous temps évertuée à freiner le goût des mascarades (1).  

*12. En 1950 déjà, les coutumes et pratiques de carnaval sont en régression, le carnaval de Limoux représentant une exception à la règle : c'est l'époque où les meuniers allaient payer les impôts au monastère de Prouilles qui possédait tous les moulins, les charretiers assuraient, eux, le transport des grains et de la farine. 

Membre_de_la_banda__Les_Arcadiens__al_Carnaval_de_Limós_dins_Auda_(França) 2006 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license Autora Guilhelma
Occitan : 
Precedissent la musica, las bandas sortisson a l’ocasion de la jornada que lor es reservada, e van aital d’un cafè cap a l’autre (Aurora Guilhelma).

Limoux_Carnivale_2024 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 2.0 Generic license. Author Rebecca W


*13. Au début du XIXème le carnaval restait marqué par l'écart entre classes sociales, à Limoux, les fils de bonnes familles en meuniers blancs sur des chevaux noirs offraient des dragées aux dames tandis que, plus peuple et à pied, d'autres masques, à l'aide de soufflets,  projetaient de la farine sur les visages. Les Fecos sont toujours les meuniers souvent en Pierrots, Arlequins, Colombines, les Goudils, vêtus de hardes ou de la blouse bleue des charretiers, représentent les plus humbles. 

*14. Exécuter Carnaval, c'est aussi refouler “ la Vieille ”, l'ultime attaque du froid fin mars début avril. 

*15. Carnaval porte parfois un nom lié à l'actualité par exemple Landru à Bassan (Hérault). 

*16. Entre 1780 et 1789 à Carcassonne, Carnaval se nomme “ Cravatat ”, il sera brûlé avec sa femme. Suivant les lieux, Carnaval peut être fusillé, pendu, noyé. 

*17. Si de nos jours il s'agit de confettis ou d'eau parfumée, le mercredi du nom, on jetait des cendres et de la farine sur les filles (à Pignan, Saint-Thibéry, Limoux).  

(1) parmi les fêtes liées à carnaval, celle de la procession du renard. Affublé de la mitre et du surplis d'évêque, le renard est promené en ecclésiastique à portée de poules que par instinct il trucidera avant la fin de la cérémonie... Sûr que cet anthropomorphisme pour critiquer le clergé ne devait pas plaire à l'autorité religieuse ! 

lundi 10 mars 2025

CARNAVAL, merci la revue FOLKLORE (1ère partie)

 Folklore-Aude est une revue trimestrielle parue de 1938 à 1988, soit 208 numéros par le « Groupe Audois d'Études Folkloriques ». Loin de la connotation moderne péjorative du mot « Folklore », la réflexion, le travail, le choix des thèmes ethnographiques (il s'agit souvent de fixer par écrit des traditions orales) sont menés par d'éminents passeurs de culture passionnés (quelques femmes aussi), impliqués, pour nombre d'entre eux, dans les mouvements de renaissance occitane (dont René Nelli [1906-1982], professeur, écrivain / Louis Alibert [1884-1959], pharmacien, grammairien de l'occitan). 

Revue Folklore par garae.fr

À partir de 1981, grâce à René Nelli (1), le Garae (Groupe Audois de Recherche et d'Animation Ethnographique) prend le relais pour la publication de la revue. Nous lui devons la numérisation de tous les numéros (taper Folklore Garae). 

René_Nelli_à Bouisse 1975 under the Creative Commons Attribution 4.0 International license. Source Mais enfin qu'est-ce que l'Occitanie ? Editions Privat 1978 Auteur Charles Camberoque

Dans le numéro 1 de la 13ème année, printemps 1950, l'article « Carnaval-Carême en Languedoc » de René Nelli, s'avère représenter une mine d'infos et éclaircissements m'amenant à retenir quelques notes au fil de l'article : 

* le jugement concernait Carnaval et également les filles qui “ avaient fauté ”, une tradition remontant aux environs de 1660. 

** la chemise de nuit de femme dans le déguisement récurrent de carnaval, plus longue que celle des hommes est à rapprocher de celle portée lors des révoltes telle celle des Camisards des Cévennes (1702-1710), celle de la Guerre des Demoiselles en Ariège (1829-1832 puis larvée jusqu'en 1872).  

***  vers 1830, le déguisement de l'homme sauvage est en vogue, il consiste à se rouler dans le miel puis dans du duvet ; une couronne de plumes de coq sur la tête le complète.

**** À Limoux la blouse blanche du meunier s'est peu à peu confondue avec le costume d'Arlequin, de Pierrot, de Colombine ; la blouse bleue du charretier dont le fouet s'est mué en carabène porteuse de rubans représente le petit peuple. 

***** En Ariège le déguisements en ours est commun plutôt pour la Chandeleur. (en est-il de même en Roussillon ?). 

*6. Le barbouillage des visages (lie de vin, suie, encre) autorisait les débordements grossiers.

*7. Connexe au défilé de carnaval, le plaisir de souiller les spectateurs : éclabousser en sautant dans la boue, enduire les masques de merde pour danser le branle des paillasses en se frottant aux spectateurs (Cournonterral / Hérault). 

*8. À Carcassonne vers 1900 des masques se baladaient avec une caisse dans le dos : une mince couche de confettis (pour les gens tentés d'en prendre une poignée) surmontait un fond d'excréments...  

*9 les masques jetaient avec violence de l'eau, de la farine, des haricots, des fruits, surtout sur les femmes. Plus de douceur et de gentillesse (bonbons, dragées) après 1939. 

Château_de_Bouisse_(Aude) 1900 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Auteur 2017 Sdo216

(1) Né et décédé à Carcassonne / Docteur ès lettres, professeur de lettres et de philosophie au lycée de Carcassonne puis d'ethnographie méridionale à la faculté des lettres de l'Université de Toulouse, poète essayiste, hermétiste, René Nelli est surtout connu pour ses travaux sur la culture occitane et sur le catharisme. Dans les années 50, il acheta le château de Bouisse, village des Corbières Occidentales au climat “ marges de montagne ”. Mon père, François Dedieu, l'a eu en Lettres, classe de Seconde au lycée de Carcassonne ; les élèves le surnommaient “ Cosaque ”. Nous lui devons  « Un résumé d'un très bon article " L'alimentation en Languedoc et dans le Comté de Foix de 1850 à nos jours " de la revue Folklore n° 61, hiver 1950, par René Nelli... ». 

Partager le Voyage: LA NOURRITURE, avant, dans nos contrées... (1)

Partager le Voyage: La NOURRITURE avant, pendant les gros travaux, les fêtes et le dimanche (2)

Partager le Voyage: La NOURRITURE avant (1850-1950) puis dans les années 60... (3) 

Sources Occitanica avec Daniel Fabre (1947-2016) « Un demi-siècle d'ethnologie occitane : autour de la revue Folklore » Carcassonne, mai-juin 1982.   

André Ducasse-La_Guerre_des_Camisards-Hachette Domaine public. Guerre menée à un contre dix par les protestants porteurs de camisas (chemises) contre les troupes de Louis XIV coupable d'avoir révoqué l'Édit de Nantes (1685). 


FrenchForest Code Code forestier Domaine public, numérisation 2010 Author Lamiot. 

Inspiré de celui de 1669, ce code est promulgué en 1827 : il restreint encore les droits d'usage des paysans sur les forêts. Il déclenche notamment la « Guerre des Demoiselles » en Ariège. 

« ...prive en effet un certain nombre d'habitants de bois mort pour le chauffage, de feuilles mortes utilisées pour les animaux dans les étables ou comme engrais, de bruyères et de genêts qui servent de fourrage, du pacage pour le bétail et de la cueillette des baies et fruits sauvages et de champignons ». Naître et mourir dans l'Outre Forêt, Daniel Peter, directeur de thèse (1835-2020). (L'Outre Forêt se situe à l'extrême nord de l'Alsace).

dimanche 9 mars 2025

CARNAVAL (5) années 50 et 60 à Fleury

Alors, à Fleury, village du bout de l'Aude, d'un bout du monde, le carnaval ? Vague souvenir, peut-être seulement apporté par les dires d'un aîné, de Carnaval sur le charreton des jeux du 14 juillet, jugé depuis l'estrade et voué au bûcher déjà en place sur la place du marché. Sinon, la cavalcade, plus éloignée dans sa portée bien que s'agissant de fêter l'installation de la belle saison (suite à la fin de la guerre, carnaval et cavalcade se sont confondus, le précédent article en témoigne). Plus communément, toute la mise en scène du cortège puis du jugement n'était-elle qu'une survivance ponctuelle puisque cette fête restait avant tout l'affaire de chacun et plus particulièrement des enfants impatients d'être quelqu'un d'autre derrière un masque et un déguisement. 

Deux cas de figure se présentent, soit c'est une cavalcade programmée de longue date, soit et c'est l'expression à laquelle nous nous sommes attachés, il s'agit simplement de petits groupes masqués visitant les habitants. 

Masques 1961


Les parents ont donné de quoi acheter un masque chez Odette ou madame Zan, les buralistes, sans quoi, entre cousins, on échange si ceux des années passées ont été gardés. De même pour le déguisement, de vieux habits jusqu'aux fripes et oripeaux feront l'affaire. À l'exception du rouge à lèvres et du noir de fumée, rien d'autre pour le maquillage. Armés d'uno padeno, d'une poêle (en fer de l'époque rappelant, qui sait, un temps où des nourritures roboratives étaient prisées ?), de petits groupes arpentent le village. À croiser les autres bandes, ils restent froids, silencieux : c'est que la concurrence est rude quand il s'agit d'éprouver la largesse limitée des concitoyens. Heurtoirs, cloches, en toquant, il faut sonner chez les gens, saluer, présenter la poêle en disant « Vingt sous dins la padeno ! », vingt sous dans la poêle (mon père relevait « Un sou a la padeno »... avant l'inflation sûrement... ). Cinq, dix, parfois vingt centimes (à titre de comparaison, vers 1960, la place de cinéma coûtait 70 centimes). Certaines, parce que ce sont souvent les femmes qui ouvrent, la plupart du temps la mère et la fille ; la mamé, tenant la pièce du bout des doigts, demande « Qui es-tu toi ? ». 
 
masques 1961

Masques 1961

Mes fils à Fleury 1980

samedi 8 mars 2025

CARNAVAL (4), la paille et la poutre...

«  Et chez toi, à Fleury ? c'est pas le tout de critiquer les voisins ! » 

Bien envoyé ! Et que répondre sinon que notre village a, comme les autres, subi l'usure du temps. La vie moderne en a peu à peu distendu le lien avec l'ancrage terrien. Petit à petit, le couple humain-nature a dérivé vers la séparation de corps ; tels ces racines pathétiques qui pendouillent dans un liquide nutritif, s'ils restent sensibles, aux conditions météo, égoïsme et confort personnel obligent, à force de se vouloir hors-sol, leur ressenti se limite à pouvoir sortir, à dépenser moins pour se chauffer, à se sentir mieux. 
S'ils ne dénient pas le besoin de soleil, qu'est devenu le sens profond de la saisonnalité ? l'angoisse de décembre aux nuits toujours plus prenantes ? le réconfort ensuite, aux jours toujours plus pugnaces ? Qu'en est-il, dans un Sud pionnier et favorisé, de la liesse quand l'amandier fleurit ? Et, pour carnaval, qu'en est-il de la symbolique des signes du printemps chassant l'hiver ? Mathumones de Sardaigne, sorcières d'Alsace, fous, hommes sauvages d'Allemagne, gnomes de Bâle, ours des P.O. et Pyrénées, pas plus de compassion que de pitié pour tous ces pleureurs de la méchante saison défunte ! 

Alors à Fleury ? Au moins ne pas fanfaronner, ne pas voir la paille chez les voisins. La symbolique de carnaval en a pris un coup aussi, comme chez les copains, Néanmoins, en toute modestie, avec l'âge qui l'autorise, pourquoi ne pas rappeler ce que représentait carnaval par un passé plus ou moins éloigné ? 

Extraits de Caboujolette, Pages de vie à Fleury II, 2008, auteur François Dedieu. 

Oreillettes de Titi de Fleury qui, après les crêpes de la Chandeleur, aime suivre cette tradition de carnaval... 


De la part d'une correspondante amie qui, bien qu'émigrée, tient à la tradition...  

OREILLETTES : «... À « l’hôtel » rue de la Poste, chez « Marie de l’hôtel » la mère de Georges Bonnet chez lequel tu as vendangé une année, celle à qui des jeunes réussirent une fois, il y a bien longtemps, à chiper une grande corbeille d’oreillettes (1)... ».   

ENFANTS MASQUÉS : «... Un de ceux qui tenaient à voir le visage du quêteur masqué, avant de lui glisser une pièce, c’était, racontait papé Jean qui l’avait vu faire « chez Pierre Marty » le bourrelier, Cazanave. 
« Cal sès, tu ? Te baillarei quicon se m’enlevés lou masqué et se me ba disés ». (« Qui es-tu, toi ? Je te donnerai quelque chose si tu m’enlèves le masque et si tu me le dis. »)... ». 

BALS de CARNAVAL : «... Vendredi 6 février 1948 / A Fleury, nous préparons une cavalcade pour le 7 mars, tu seras peut-être ici si tu viens au début du mois ; Louis Robert est toujours président, il y a déjà 7 ou 8 chars inscrits, à la J.A.C.F (Jeunesse Agricole Catholique auprès des Filles) Nous en ferons un, nous voulions faire les Saintes-Maries-de-la-Mer, mais Les Cabanes le font. Peyrel en ont commencé un mais on ne sait pas ce que c’est. Dimanche 8 février c’est la cavalcade de Narbonne et le 23 celle de Coursan. Tous les dimanches nous dansons chez Robert (Prola, qui, avec Gaby, avait pris en gérance le café Billès FD) ; la samba « Maria de Baïha » fait fureur, il y a beaucoup de masques tous les dimanches, il y en a davantage qui sont des gens mariés, que des jeunes gens et jeunes filles... »  

PRÉPARATIFS : «... lors des préparatifs pour carnaval, Toumassou prend place dans un cercueil (allez savoir pour quelle mascarade encore ?). Nous sommes au premier étage et ses camarades qui viennent de fermer le couvercle plaisantent et parlent de le jeter par la fenêtre :
« Eh ! fasetz pas lous couillouns ! » « Ne faites pas les couillons » se défend une voix étouffée… ». 

(à suivre)

(1) la coutume était d'en faire des kilos en une seule fois. La cuisinière en remplissait une grande corbeille à linge en osier. Certains de ces brigands ont dû la faire parler pendant qu'un ou deux autres subtilisaient la corbeille laissée « à côte », à savoir dans la salle à manger qu'on ne chauffait pas.    



jeudi 6 mars 2025

CARNAVAL, pauvre CARNAVAL ! (2)

Mamoiada_-_Costume_tradizionale_(12) 2015 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license Author Gianni Careddu

Au milieu de masques rassurants seraient-ils de diables et diablotins, plus inquiétants, faisant remonter l'angoisse existentielle des temps obscurs, plongeant dans les mystères mythologiques, couverts de peaux de bêtes, des êtres mi animaux mi hommes, créatures fantastiques... Justement les musiciens suivent affublés de boucs de sorcières, ce qui n'est pas sans assimiler les forces du mal à la mauvaise saison, à l'obscurité dominante autour des chaumières terrifiées par des monstres imaginaires, comme, en Sardaigne, ces Mamuthones de Mamoiada dans la Barbagia montagneuse, aux effrayants masques noirs, lestés de cloches sur le dos. Cela n'impressionne pas les gamins qui jettent des pétards dans les jambes et les plus petits si bien grimés et costumés passent plus loin dans la carriole de l'âne.  

Pétassou sur son bûcher de palettes Périgueux 2022 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Auteur MOSSOT
 

Plutôt que cet aspect devenu anecdotique, le carnaval sert d'exutoire aux misères endurées, aux bisbilles villageoises, contre le temps qu'il fait, aussi (l'Église du camp des privilégiés avait de même bien compris que pour anticiper le désordre voire la révolte, il fallait autoriser ces chahuts et charivaris ponctuels). Émoustillé, le petit peuple va passer symboliquement sa rancœur sur Carmentran (un nom issu de carême entrant). Comme pour endosser les récriminations dont celles contre le despotisme des autorités nobiliaires, ecclésiastiques, bourgeoises (avant le Mistral et la Durance, le premier fléau de la Provence était le parlement émetteur d'impôts), son mannequin de carton mâché a suivi la parade pour être jugé. Accablé de charges, coupable d'une gestion municipale discutable, des mauvaises récoltes, des rivalités entre sociétés de chasse, Carmentran se retrouve devoir tout endosser. Le verdict est toujours le même, la mort est requise par les juges, le maire, le garde-champêtre qui va illico lui tirer un coup de fusil. Le mort git dans une remise pendant que les participants se retrouvent pour un repas communautaire, l'occasion de garder le lien non loin du bûcher destiné au mannequin expiatoire. Il va flamber dans la nuit, lançant sur les braillards avinés dansant autour, pour finir avec panache, les nombreux pétards enfoncés dans sa paille. 

Et autour de Fleury sinon chez nous au village, heureusement que les médias ont annoncé le mardi-gras, sans cela un jour comme les autres ; il est vrai qu'une bande de courges tient à fêter carnaval à Toussaint, pour la fête des morts...  

Mamoiada_-_Costume_tradizionale_(20) 2015 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Author Gianni Careddu

Références sur ce blog :