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mercredi 19 mars 2025

LAGRASSE, le CARNAVAL...

Yeux et oreilles chastes, passez votre chemin...  

Encore une référence de la revue FOLKLORE, traînant dans mes brouillons... 

A Lagrasse, les moines auraient, par de mauvais exemples, inspiré des écarts de carnaval, en un latin détourné moquant la liturgie, par exemple, avec la « bito-cono ». 


L'un d'eux est désigné par le père abbé... s'agissant des Moines Paillards (1912) de José Frappa (1854-1904), anticlérical déclaré, on pourrait en déduire bien des choses... Under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Relevé par Hélène Rival en 2019

Les cornes, défenses de sanglier ou de cochon que tous les hommes mariés sont obligés d'embrasser sauf qu'on devrait l'origine de cette coutume au droit de cuissage qu'avaient les moines (en février 1684 le scindic des religieux a porté plainte contre le sieur François Ville qui a dit le 23 janvier, jour du Conseil, à propos d'un enfant exposé à la grille de l'hôpital de l'abbaye « qu'il pourrai estre de quelque religieux... » Alors les moines ? paillards ou diffamés ? et pas qu'au Moyen-Âge... 

Camembert-Abbaye-Aunay-sur-Odon-Calvados-2024 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Author Rundvald... Les fromages avec des moines bien portants, parfois rougeauds, sur les boîtes et emballages sont gages de produits nourrissants. Le petit peuple les dénigrait avec raison, en tant qu'exploiteurs, à l'égal des nobles... Des moines dont certains faisaient fi des privations de Carême, par exemple en considérant qu'à cause de sa queue plate à écailles, le castor pouvait être consommé...  

L'essentiel des festivités se passe en chants et danses souvent grivoises, triviales... mais plus en sous-entendus néanmoins : 

« ... Je la baise quand je veux, 
Je vous la ferai baiser à tous 
Car je n'en serai jamais jaloux (bis)... . Et l'assemblée reprend en chœur 
— Car c'est une bouteille 
D'une liqueur sans pareille !  
— [...] Abaissez-y le devant
Relevez-y le derrière... [...]
De sa complaisance (celle du maître de maison) je vous en réponds
Car vous n'irez jamais au fond... 
— [...] Elle est grosse sans malice
Elle a reçu tout son mal 
Par le trou où elle pisse... » Et l'assemblée en chœur " car c'est une bouteille... " 

Lagrasse vue vers le sud,le village à gauche (rive droite de la rivière Orbieu), à droite (rive gauche) l'abbaye Sainte-Marie. 2007  under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported, 2.5 Generic, 2.0 Generic and 1.0 Generic license Author MartinD. 


Pour Mardi-Gras, à minuit, dans la salle de bal, ils chantent et miment la " Bito-cono ". Le chef, de sa baguette, fait épeler et lire une phrase au tableau " Il-lu-mi-na-Bito-cono-Da-mo " (c'est vrai qu'aujourd'hui on chanterait " lui, mit, la, bite, au, con [con, c'est vrai, insulte mysogine, se référant ici à la " Damo ", utilisée de nos jours dans bien des circonstances])... Même les notes, parce qu'il y a la musique, insistent sur cette paillardise : " belle noire, belle blanche, queue en haut, belle qui n'en a guère etc "

Il faudrait en rester là non ? mais comme il serait criminel de ne pas transmettre ce fond d'humanité intemporel, 340 ans quand même ! passant outre mes mœurs prudes et ma réserve naturelle, encore " La cansou das asclairés ", les fendeurs de bûches, enfarinés, portant le bonnet de coton, la chemise de femme, une hachette à la talholo, la taillole rouge : 

« Sé nous bailhats de joubé bouès 
Ou caouco pièço de résistenço
Pourtan dé pigassous esprès 
Palpan la béno amé pacienço 
La biran, la rébiran 
Nous aous l'asclan coumo la desiran... » 
Je vous laisse le soin de traduire (mais ce sera avec plaisir si vous demandez !)... un indice, la « béno », « begno » dans Lou Tresor dou Felibrige de F. Mistral, serait, la banne ou manne, ce grand panier allant par deux de chaque côté de l'échine de l'âne ou du mulet, et ils y mettent la main... Quant à “ ascler ”, c'est fendre le bois... fendre, fente... dans le contexte de carnaval, les allusions sont à la portée du premier venu. 

Lagrasse halle du XIVème s. 2012 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license. Auteur Inocybe. Classé dans les plus beaux villages de France, Lagrasse compte nombre de vieilles maisons, des ruelles pavés, des remparts avec la Porte de l'Eau... 

Bien sûr, entre chaque couplet (au nombre de sept), après le refrain, ils font tourner le baral, le tonnelet de vin. Le cérémonial se répétait sur les places et carrefours du village. Un seul tonnelet y suffisait-il ? 

Un témoignage transmis par D. BARBOTEU d'après un cahier dans lequel M. E. Mazet notait, le 17 mars 1926, les « Chants et danses de Carnaval, des us et coutumes de la ville de Lagrasse ». Revue FOLKLORE n°70, printemps 1953. (Par exemple pour la « Danse de la Mané », avec indications de la partition du Rondeau, ainsi que toute « La Cansou das asclaires », l'article se devant de limiter les références salaces). Même la revue Folklore s'excuse de n'avoir pu joindre « L'Air des Cornes du Mardi-gras ». 

PS : pas étonnant que le Supérieur de l'abbaye de Lagrasse ait été transformé en âne pendant sept ans pour avoir péché gravement, et dire que ce conte populaire audois, en occitan siouplèt, s'il vous plaît, figure aussi  dans un numéro de la revue FOLKLORE !

lundi 10 mars 2025

CARNAVAL, merci la revue FOLKLORE (1ère partie)

 Folklore-Aude est une revue trimestrielle parue de 1938 à 1988, soit 208 numéros par le « Groupe Audois d'Études Folkloriques ». Loin de la connotation moderne péjorative du mot « Folklore », la réflexion, le travail, le choix des thèmes ethnographiques (il s'agit souvent de fixer par écrit des traditions orales) sont menés par d'éminents passeurs de culture passionnés (quelques femmes aussi), impliqués, pour nombre d'entre eux, dans les mouvements de renaissance occitane (dont René Nelli [1906-1982], professeur, écrivain / Louis Alibert [1884-1959], pharmacien, grammairien de l'occitan). 

Revue Folklore par garae.fr

À partir de 1981, grâce à René Nelli (1), le Garae (Groupe Audois de Recherche et d'Animation Ethnographique) prend le relais pour la publication de la revue. Nous lui devons la numérisation de tous les numéros (taper Folklore Garae). 

René_Nelli_à Bouisse 1975 under the Creative Commons Attribution 4.0 International license. Source Mais enfin qu'est-ce que l'Occitanie ? Editions Privat 1978 Auteur Charles Camberoque

Dans le numéro 1 de la 13ème année, printemps 1950, l'article « Carnaval-Carême en Languedoc » de René Nelli, s'avère représenter une mine d'infos et éclaircissements m'amenant à retenir quelques notes au fil de l'article : 

* le jugement concernait Carnaval et également les filles qui “ avaient fauté ”, une tradition remontant aux environs de 1660. 

** la chemise de nuit de femme dans le déguisement récurrent de carnaval, plus longue que celle des hommes est à rapprocher de celle portée lors des révoltes telle celle des Camisards des Cévennes (1702-1710), celle de la Guerre des Demoiselles en Ariège (1829-1832 puis larvée jusqu'en 1872).  

***  vers 1830, le déguisement de l'homme sauvage est en vogue, il consiste à se rouler dans le miel puis dans du duvet ; une couronne de plumes de coq sur la tête le complète.

**** À Limoux la blouse blanche du meunier s'est peu à peu confondue avec le costume d'Arlequin, de Pierrot, de Colombine ; la blouse bleue du charretier dont le fouet s'est mué en carabène porteuse de rubans représente le petit peuple. 

***** En Ariège le déguisements en ours est commun plutôt pour la Chandeleur. (en est-il de même en Roussillon ?). 

*6. Le barbouillage des visages (lie de vin, suie, encre) autorisait les débordements grossiers.

*7. Connexe au défilé de carnaval, le plaisir de souiller les spectateurs : éclabousser en sautant dans la boue, enduire les masques de merde pour danser le branle des paillasses en se frottant aux spectateurs (Cournonterral / Hérault). 

*8. À Carcassonne vers 1900 des masques se baladaient avec une caisse dans le dos : une mince couche de confettis (pour les gens tentés d'en prendre une poignée) surmontait un fond d'excréments...  

*9 les masques jetaient avec violence de l'eau, de la farine, des haricots, des fruits, surtout sur les femmes. Plus de douceur et de gentillesse (bonbons, dragées) après 1939. 

Château_de_Bouisse_(Aude) 1900 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Auteur 2017 Sdo216

(1) Né et décédé à Carcassonne / Docteur ès lettres, professeur de lettres et de philosophie au lycée de Carcassonne puis d'ethnographie méridionale à la faculté des lettres de l'Université de Toulouse, poète essayiste, hermétiste, René Nelli est surtout connu pour ses travaux sur la culture occitane et sur le catharisme. Dans les années 50, il acheta le château de Bouisse, village des Corbières Occidentales au climat “ marges de montagne ”. Mon père, François Dedieu, l'a eu en Lettres, classe de Seconde au lycée de Carcassonne ; les élèves le surnommaient “ Cosaque ”. Nous lui devons  « Un résumé d'un très bon article " L'alimentation en Languedoc et dans le Comté de Foix de 1850 à nos jours " de la revue Folklore n° 61, hiver 1950, par René Nelli... ». 

Partager le Voyage: LA NOURRITURE, avant, dans nos contrées... (1)

Partager le Voyage: La NOURRITURE avant, pendant les gros travaux, les fêtes et le dimanche (2)

Partager le Voyage: La NOURRITURE avant (1850-1950) puis dans les années 60... (3) 

Sources Occitanica avec Daniel Fabre (1947-2016) « Un demi-siècle d'ethnologie occitane : autour de la revue Folklore » Carcassonne, mai-juin 1982.   

André Ducasse-La_Guerre_des_Camisards-Hachette Domaine public. Guerre menée à un contre dix par les protestants porteurs de camisas (chemises) contre les troupes de Louis XIV coupable d'avoir révoqué l'Édit de Nantes (1685). 


FrenchForest Code Code forestier Domaine public, numérisation 2010 Author Lamiot. 

Inspiré de celui de 1669, ce code est promulgué en 1827 : il restreint encore les droits d'usage des paysans sur les forêts. Il déclenche notamment la « Guerre des Demoiselles » en Ariège. 

« ...prive en effet un certain nombre d'habitants de bois mort pour le chauffage, de feuilles mortes utilisées pour les animaux dans les étables ou comme engrais, de bruyères et de genêts qui servent de fourrage, du pacage pour le bétail et de la cueillette des baies et fruits sauvages et de champignons ». Naître et mourir dans l'Outre Forêt, Daniel Peter, directeur de thèse (1835-2020). (L'Outre Forêt se situe à l'extrême nord de l'Alsace).

mercredi 15 février 2023

LA NOURRITURE, avant, dans nos contrées... (1)

Un résumé d'un très bon article " L'alimentation en Languedoc et dans le Comté de Foix de 1850 à nos jours " de la revue Folklore n° 61, hiver 1950, par René Nelli (1906-1982), poète occitan, philosophe, historien du catharisme. 
L'âge me le permettant désormais, je joins, dans le troisième volet, ce qu'on mangeait à la maison et au collège en demi-pension, dans les années 60... et là il faudra m'aider pour tout ce qui m'a échappé... 

Sorgeat licence wikimedia commons 3.0 Unported Author jack ma

Vers 1828, dans la montagne d'Ax-les-Thermes, entre la farine de sarrasin, le lait, les patates et jamais de pain, l'ordinaire était plus que limité. L'auteur confirme les disettes récurrentes de 1845, de 1853. En 1846, le préfet écrivait au ministre " On ne vient pas à bout du désespoir avec des bayonnettes. ". En temps normal, la situation des paysans est aussi misérable qu'insuffisante. Avec 10,20 francs par semaine, un journalier peut à peine nourrir sa famille de 5 enfants sans acheter de viande, seulement 2 douzaines d'œufs. la situation ne connaîtra une amélioration qu'à la fin du XIXe siècle. 

Cassagnoles Montagne Noire Hérault Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International Author Tybo2

Dans la Montagne Noire, c'est un peu mieux si on peut faire venir le cochon, avoir une chèvre et cultiver un potager (légumes verts, graisse, lait). Dans la montagne on cuit du pain de seigle, en moyenne altitude, on mange du millas. Ils ne boivent du vin que pour les grandes fêtes et lors des grands travaux (fenaison, moisson) c'est le propriétaire qui fournit. Du vin ils en auront quand ils pourront se payer une vigne dans la plaine... ce sera toute une expédition pour l'entretenir et vendanger (voir les derniers épisodes des filles du Poumaïrol). 

Pour remplacer la viande, au moins en avoir l'odeur et un peu le goût, il est d'usage d'utiliser le " sabourial ", un morceau de lard plus que rance enfermé dans un tissu cousu, trempé un moment grâce à une ficelle dans la soupe aux choux avant puis mis à sécher à nouveau sous le manteau de la cheminée. 

Ferme caussenarde Causse Méjean Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International Author HPB48150

Sur les Causses, les gens mangent aussi la soupe aux choux, du lait caillé ou du fromage, des pommes-de-terre, du potage au riz. le pain est toujours d'orge ou de seigle. 

En Lozère, la disparition des grandes fougères fut préjudiciable aux troupeaux qui en disposaient malgré la neige et surtout aux abeilles.

 


Dans les Cévennes, sous forme de bouillies, de galettes, de soupe, de castagnous au lait, les châtaignes permettent de tenir la moitié de l'année. partout, le mildiou a causé une grave crise dans la production de pommes-de-terre. 

Plaine de l'Aude depuis l'Alaric au niveau de Barbaira creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International Author Tylwyth Eldar

En plaine, on mange mieux (80g/j de viande en moyenne (boucherie, volaille, gibier)sinon du poisson, des oeufs et 1/2 l de vin. pourtant, à Carcassonne le pain est la nourriture principale (le Baron Trouvé en donna un détail trop optimiste). Les tisserands ne disposaient souvent que d'un œuf unique écrasé dans une sauce très allongée (farine, ail, persil) pour y tremper le bout de pain. Parfois il y a des harengs mais pas de viande. Les salaires ne permettent pas une nourriture suffisante. Les ouvriers agricoles et valets de ferme sont mieux lotis que les artisans et ouvriers Jusqu'en 1914, la différence de situation était grande entre les favorisés et les pauvres. 

Vue vers Lespignan de la plaine de l'Aude depuis la route entre Fleury et Les Cabanes.

 
Agde le Port début XXe siècle Domaine public Auteur Spedona

Dans la plaine littorale, au début du XXe siècle, on mange de la morue, des harengs saurs, des échalotes, tomates, piments et ail, une nourriture méditerranéenne aussi chez les Italiens et Espagnols qui économisent pour acheter une vigne.  Au bord de la mer, le poisson a nourri la population côtière durant trois siècles (bourrides). L'huile d'olive et le miel ont de toujours augmenté la valeur nutritive de la nourriture.           

samedi 6 novembre 2021

Gruissan, la fête de la Saint-Pierre (1)

 La pêche, concernant notre canton, (notre canton d'avant devrais-je dire car depuis, Narbonne a phagocyté Gruissan), se pratiquait aux Cabanes-de-Fleury et à Gruissan, en mer, le long du fleuve ou dans les étangs *. 

Dans l'émission Thalassa, les pêcheurs installent (septembre), un barrage destiné à empêcher les poissons de repartir en mer, réparti en autant de postes qu'il y a d'inscrits maritimes. Ces postes, délimités par des roseaux, sont tirés au sort lors d'une réunion officielle, bien que bon enfant, à la prud'homie. La même procédure est décrite dans le numéro 24 de la revue Folklore qui fait état, en dépit du droit garant de justice, de nombreuses disputes et altercations entre pêcheurs allant jusqu'à des batailles navales, le nombre et la concurrence expliquant certainement cela. A contrario, le fait de se trouver aujourd'hui bien moins nombreux, explique qu'ils soient  solidaires et soucieux de maintenir la prud'homie en tant que cadre juridique à leur profession ainsi que les traditions qui lient historiquement leur corporation, la fête des pêcheurs, le 29 juin, pour la Saint-Pierre, en témoigne. 

La cérémonie est organisée par la prud'homie des pêcheurs. La veille le buste de Saint-Pierre est visible au tribunal.
Le jour de la fête commence avec les discours dont celui du premier juge.
Ensuite, Saint-Pierre, ancienne figure de proue repêchée en mer, est emmené en procession jusqu'à l'église. Il porte une couronne et tient les clés du paradis dans une main, un bouquet dans l'autre. Sa cape de velours est payée et renouvelée par une femme de patron. 

La population suit, en cortège. 

Les photos sont issues de captures du film Thalassa diffusé par France3. 

* source  : revue Folklore, n° 24, oct. 1941, très intéressant pour ce qu'il nous apprend des Cabanes-de-Fleury (signé Bourjade). Entre parenthèses y figure une dénomination des vents à l'époque :

"... Nord-Ouest et que l'on confond avec le Cers.
Mari ou levant, levantol, vent d'Est qui souffle de la mer.
Tramountano, vent du Nord-Ouest.
Vent d'Espanho, vent du Sud.
Grec, gregau ou grégali, vent du Nord-Est.
Lebech, vent du Sud-Ouest.
Eissiroc ou issalop, vent du Sud-Est.
Garbi, vent du Sud-Sud-Ouest..." 

et les graphiques de l'Aéronautique Maritime parlent, à propos de l’Étang de Bages et de Sigean , "de 200 jours de Mistral ou vent d'ouest pour 85 jours de vent marin. Les grands vents de Mistral sévissent toute l'année, quelquefois 30 où 40 jours sans discontinuer avec courtes accalmies. Les périodes de grand vent marin ont une durée bien moindre : 8 à 10 jours environ. » (SIRE). (de quoi nous donner à comparer avec aujourd'hui). 
 
Certains postes peuvent rapporter 1000 francs de 1941, ce qui correspond à 30.341 € de 2006, soit 35.571 € de 2020... 17 % d'inflation quand même mais là je suis hors sujet...