samedi 3 octobre 2026

30 septembre... Du temps des slows...

Septembre... fin de l'été météorologique... Francis et Norbert, serait-ce un peu à contretemps, ont eu la bonne idée de raviver la nostalgie de l'été parti (et pas qu'en fumée puisque [pensée solidaire pour la côte atlantique] et nous qui avons eu de la chance, cette année sur le littoral audois malgré les abords de l'autoroute touchés il y a peu). À ce propos, peut-être que la garrigue est à nouveau ouverte aux promenades, deuxième parenthèse... 

Donc, complices, nos deux locaux ravivent nos cœurs enflammés d'une époque où les prémices de l'éveil à l'autre, la recherche d'une compréhension réciproque, d'une entente pour se faire accepter, s'accepter, exister... Désolé, je ne suis que maladroit mais la quête de l'âme sœur, pour un soir ou davantage, si elle échauffait nos jeunes ardeurs ne répondait pas à une quelconque pulsion prédatrice, rien d'animal non... 

Psychologie de bazar mise à part, revenons à nos « locaux », une dénomination qui prend un sens plus marqué encore concernant des originaires de Fleury-d'Aude, une commune qui a la chance (1), du moins à propos de la saison à la mer, de compter deux stations balnéaires sur près de sept kilomètres de plage... 

L'été à la mer, un cadeau si à portée sinon sur place, apprécié à tout âge. Au nôtre, parce que la nature le veut ainsi, il préparait naturellement à devenir adulte, un apprentissage en quelque sorte avec comme objectif sortir avec les filles et plus si affinités... 

Ceci étant clair, nos deux lascars (mais je dis « lascars » d'abord pour les faire rire, ensuite, parce que je l'étais moi-même et enfin parce qu'il y a de grandes chances qu'ils devaient l'être aussi), publient, ce qui fait ou devrait faire immédiatement tilt à ceux de nos jeunesses, la chanson « Derniers Baisers ». Zut, ça ne m'en dit pas plus sauf que figure la photo de C. Jérôme, le chanteur parti bien trop tôt, 53 ans, chanteur à minettes on disait, donc concernant aussi les garçons... « Kiss me » (1972), « Et tu danses avec lui » (1985), « Derniers baisers » (1986), ces deux dernières chansons ne trouvant plus de nos cœurs enflammés qu'une braise... encore vive, attention ! faudrait pas nous éteindre trop vite, vers la quarantaine, bel âge s'il en est... 



« Quand vient la fin de l'été, sur la plage, 

Il faut alors se quitter peut-être pour toujours 

Oublier cette plage et nos baisers ...» 

Mais c'est qu'elle a dû en faire danser, du monde, cette chanson venue des États-Unis comme tant d'autres, Les Chats Sauvages (pas si sauvages que ça...) la sortent fin 1962, on peut imaginer l'entendre dans les bals en soirée à Saint-Pierre-la-Mer dès la saison 63... les orchestres alors étaient cotés, certains renommés, très demandés (une chose que nous pouvons encore apprécier avec l'orchestre de variétés de l'émission, tous les avant-souper, « N'oubliez pas les paroles »). 

Ensuite autres interprètes de ces baisers godiches, à parfaire avec le temps, Les Surfs, Nancy Holloway, Orlando et après C. Jérôme, Laurent Voulzy dans un album de reprises (2006)...   

« ...Le soleil est plus pâle mais nous n'irons plus danser... » (à suivre peut-être...)

(1) le revers de la médaille, serait-il hors-sujet ici, étant des impôts excessifs, de toujours, d'ailleurs en défaveur, par rapport à l'intérieur, de toutes les localités bordant le Golfe du Lion du Grau-du-Roi à Cerbère        


mardi 29 septembre 2026

PAGNOL et RAIMU, la rencontre (3.1)

Cet été, Ariane Ascaride a proposé une quinzaine d'épisodes sur Marcel Pagnol. C'est vrai qu'à les entendre parler pointu, payant plus, l'un et l'autre qu'ils ne devaient, on se dit que tant auteurs qu'acteurs ils ont joué les représentants de commerce pour mieux vendre leur Provence et ce qu'ils en faisaient. Ils ont réussi, tant mieux... Une partie du sonal annonçant l'épisode nous fait entendre Pagnol : « Les Provençaux ne sont pas des rigolos comme on le croit. » 

Pagnol Raimu 1931 Domaine public Paramount auteur inconnu


L'épisode 6 de la série revient sur le duo Pagnol-Raimu. 

En 1932, pionnier dans cette très nouvelle technologie de cinéma parlant, Pagnol explique comment il a aussitôt investi dans une caméra, des appareils de son, puis dans des studios, des laboratoires jusqu'à sa propre agence de distribution pour ne pas permettre à des intermédiaires de ponctionner dans les bénéfices. 

Ariane Ascaride, née en 1954, qui n'a rien connu de cette période ancienne, relève néanmoins, non sans attachement, comment ses échanges avec ceux qui avaient côtoyé, travaillé avec Pagnol, témoignent de la dynamique aimante qu'un Marcel Pagnol très fédérateur diffusait autour de sa bonne personne.  

Bien qu'ayant déjà évoqué Raimu dans un épisode précédent, elle revient sur la rencontre des deux “ géants” (et ce ne sera pas la dernière fois... Raimu, tant que nous sommes dans la parenthèse, à Paris, cantonné alors aux revues et “ au boulevard ”, jouait avec un accent de circonstance, parisien au possible... dans un rôle de travesti lors de leur rencontre... L'épisode d'Ariane nous livre une anecdote en corollaire... Lors du tournage de Marius, l'ingénieur du son se plaignant d'avoir le plus grand mal à fixer la voix de Raimu, il est vrai, des plus marseillais dans son « Bar de la Marine ». Changer d'acteur ?Renvoyer Raimu ? Il n'en était pas question... c'est l'ingénieur qui partit voir ailleurs...). (à suivre)