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vendredi 27 mars 2015

ABSTENEZ-VOUS DE CAUTIONNER LE SYSTÈME ! / France en Danger

Est-ce que les critiques, les réquisitoires contre nos gouvernants et l’appareil administratif s’avèrent contreproductifs, excessifs, injustes, presque diffamatoires ? Certainement pas même si cela fatigue de toujours devoir attaquer pour se défendre ! Seuls le rapport de force, la violence, sont susceptibles de porter ! L'homme reste un loup pour l'homme et l'avenir ne garantit en rien que cela doive changer ! Triste constat, pauvre pays !  

Alors, tant que notre démocratie, bien que grignotée, nous laisse cette possibilité pour les tarabuster, nous devons en user et surtout ne plus tomber dans le panneau du vote, devoir civique : il y a belle lurette que sa signification a été dévoyée et le dernier foutage de gueule à propos du vote blanc non comptabilisé avec les nuls atteste du mépris affiché par les ploutocrates pour un peuple qu’ils sont pourtant censés représenter... l’ABSTENTION qu’on accolait facilement aux mauvais citoyens exprime aussi, désormais, le refus des mensonges, des félonies, des coups bas (la présidentielle avant la législative, merci Jospin), des idéaux bafoués (travail, logement, etc.), de l’égoïsme accapareur (même des voix, d’où la croisade contre l’ABSTENTION), de la concussion de fait au profit de riches et puissants barbons, d’une morgue pour la jeunesse et l’avenir. L’ABSTENTION dit aussi que l’espoir ne peut animer le pays s’il ne se fonde pas sur des valeurs républicaines de respect, de solidarité et d'amour (1) ! Avec la montée du FN (et l’érosion des partis traîtres), seul le chiffre de l’ABSTENTION interpelle et s’impose à eux parce qu’il met à nu le peu de légitimité morale dont ils se prévalent pour mener le pays... serait-ce à sa perte ! Et quelle expression, sinon l’ABSTENTION peut affirmer que nous ne sommes pas des moutons ?  Assurément, les remords, la mauvaise conscience sont pour eux s’il leur reste une parcelle d’humanité ! A moins qu’ils ne réalisent que leur temps est compté ! Sinon, comment expliquer les efforts de transparence dans les budgets publics, les velléités de modération dans les dépenses de l’État, la reconnaissance, serait-ce du bout des lèvres, de l’indécence des privilèges ? 



Les députés ne peuvent plus être sourds et aveugles, les sénateurs ne veulent pas être en reste et même la justice semble moins muselée (2)... Il reste encore quelque chose du socialisme, reconnaissons-le même s’il est légitime de se demander s’il en serait ainsi sans les contestataires pour instiller le doute alors qu’une normalité pervertie reste confortée par les profiteurs, les affidés, les flagorneurs et les béni-oui-oui.  Les politiques auraient moins à répondre de leurs errements si toute la hiérarchie des fonctionnaires ne les assimilait pas aussi systématiquement à la République. Ces dernières années, le rappel systématique à l’obéissance due ne peut que révéler l’absence d’adhésion à une manière de servir. Dans une démocratie, lorsque tout le corps de fonctionnaires est tenu d’obéir comme un corps d’armée, c’est que cette démocratie est malade. Sous un régime républicain quand les lanceurs d’alertes sont dénigrés, laminés, c’est que le régime ne permet pas que ses pratiques dévoyées soient dénoncées. Dans une démocratie, lorsque le président (François Ier) cache une double vie et fait pression sur les journalistes pour que le secret ne soit pas divulgué à grande échelle, c’est que le régime permet des tendances autocratiques (3). Sous un régime républicain, si on passe outre le suffrage populaire pour légiférer dans un sens contraire (référendum sur l’Europe 2005), c’est que le pouvoir est devenu une fin en soi. Dans une démocratie, lorsque le président (François II) se comporte en parjure pour ce qui est des promesses de campagne, c’est que seuls le pouvoir et la fin justifient les moyens. Tout est donc lié et nous avons à faire à une bureaucratie déviante, État dans l’État, structurée plus par le carriérisme que l’intérêt général parce qu’elle est trop docile et complice, insensible aux dévoiements et interprétations.  L’esprit de la Vème République s’en retrouve détourné. L’État et son appareil se retrouvent asynchrones par rapport aux attentes citoyennes quand ce n’est pas en complète opposition (politique favorable à la finance, aux gros intérêts, traités commerciaux négociés en catimini...). Parmi les exemples à la portée d’un « sans dent(s) » lambda :  

* le contrôleur des impôts qui atteste au téléphone que des consignes claires leur sont données pour exempter certains ou ne pas les poursuivre !  

* nos amis de l’Éducation Nationale toujours zélés pour répercuter des réformes discutables quand ce ne sont pas des réformettes. Par eux, rien ne remonte, la volonté du prince s’imposant à sens unique, toujours vers le bas. Sans parler du statut du fonctionnaire, alors que le nombre moyen d’enfants par «instituteur» est de 21 élèves et que ce chiffre par prof se situe entre 15 et 16, cet effectif s’avérant presque de deux fois inférieur à la réalité, il est légitime de se demander où sont et que font ces planqués ? Est-ce une hantise pour certains de se trouver face à des enfants ? Les choses empirant, la cohabitation avec des élèves "rebelles au système" devient-elle toujours plus problématique ? Doit-on faire un parallèle avec la publicité à la télé de l’Éducation Nationale, obligée de racoler vainement de futurs enseignants, alors que le chômage atteint des sommets ?  

* le ministère de l’Agriculture qui n’a pas vu le nombre de ses fonctionnaires diminuer alors que les paysans ont disparu du paysage, que les agriculteurs sont toujours moins nombreux (200 fermes laitières ferment chaque semaine). Est-ce pour cette raison que le ministre est disponible pour assumer aussi la charge de porte-parole du gouvernement ?  En conclusion, pour aller plus loin que ces mouvements d’humeur sociétale, pour démultiplier l’initiative frondeuse encore mal assumée de certains élus, pour un élan du plus grand nombre, pour ne pas accepter de sacrifier nos jeunes, pour l’avenir du pays et de la planète, pour que la perspective vers demain matérialise une dynamique plutôt qu’un repoussoir, est-ce illégitime et inopportun de promouvoir l’ABSTENTION parallèlement à la sauvegarde d’un espace numérique d’expression libre et de révolte ?  

En conclusion, pour aller plus loin que ces mouvements d’humeur sociétale, pour démultiplier l’initiative frondeuse encore mal assumée de certains élus, pour un élan du plus grand nombre, pour ne pas accepter de sacrifier nos jeunes, pour l’avenir du pays et de la planète, pour que la perspective vers demain matérialise une dynamique plutôt qu’un repoussoir, est-ce illégitime et inopportun de promouvoir l’ABSTENTION parallèlement à la sauvegarde d’un espace numérique d’expression libre et de révolte ?

Morale de cette conclusion : VOTEZ POUR MOI ! je n’ai que du sang, de la sueur et des larmes à offrir mais de ces infects accapareurs de la finance dont certains, hier encore, réagissent ainsi au crash de l’A320 « les cours de Lufthansa et Airbus piquent du nez » (4) ! A vomir ! 

(1) Excusez la parenthèse mais quand je pense que le vice- rectorat de Mayotte, dans les nouvelles pages numériques (il était temps depuis la rentrée de 2014 !) dit mot pour mot que la réforme des rythmes doit être « FONDÉE PAR L’AUTORITÉ RECTORALE », on ne peut plus douter du « Qui aime bien châtie bien ! » sauf que les facilités de jadis ne cadrent plus avec les idées d’aujourd’hui et que même la fessée, serait-elle parentale, est pratiquement hors-la-loi.  
(2) en vrac, au hasard et non exhaustivement : Tapie mis en cause, Balkany déshabillé de son immunité parlementaire... Dommage le non-boycot par les MERDIAS de repris de justice ou de profiteurs amoraux comme Désir, Cambadélis, Woerth, Guéant, Guérini, Dray...  
(3) les écoutes de l’Élysée ont confirmé.  
(4) deux sites dont celui cité à l’humour indécent... j’aurais dû noter : ce matin mercredi 25 mars 2015, ils n’apparaissent plus pour la recherche « crash A 320 » ou « Airbus ». Il m’a semblé voir Boursorama et Les Échos. Quant au Figaro le titre « Crash A 320 : un nouveau coup dur pour l’avion d’Airbus » prouve bien que la finance ne fait pas dans le sentiment !      

vendredi 20 mars 2015

PARASITES OU NUISIBLES... / Mayotte et pas que, en danger !



Il était une fois une France sous les cocotiers (enfin ceux qui restent, parce qu’aujourd’hui le lait de coco, ce sont les boîtes qui viennent de Thaïlande) mais une France à part entière, dans l’esprit disons et pour ce qu’elle a de redevable envers la grande nation, puisque, pour les droits, les statistiques ethniques sont à peine plus taboues que celles sur les citoyens de quatrième classe (1) d’un département à géométrie variable pour ne pas dire "Croupion" (rapport au Parlement anglais de Charles Ier et non avec le sous-produit de poulet ou de dinde bien suffisant pour garnir les brochettes locales!).
Il serait malhonnête de ne pas mentionner les avancées (avec le temps, les sociétés humaines progressent tant mal que bien...) dont la mise à niveau du salaire minimum en 2015. Par contre, au chapitre de l’égalité, nous pouvons écrire que les politiques locaux n’ont rien à envier à leurs collègues métropolitains. On pourrait même dire que la nature sociale de l’île peut les avantager dans un sens, même si l’effet loupe, la proximité entre une petite population et ses élus, les expose davantage et plus rapidement à la critique et à la vindicte publique. Ici, les tares, déviances et abus ne sont pas aussi longtemps tus qu’en métropole...
Au niveau national, en effet, la politique est devenue une fin en soi, l’élu devenant récipiendaire à son profit, pour ses proches et le plus grand bien de ses affidés, d’un flux d’avantages souvent sonnants et trébuchants ! La politique ENRICHIT (si, si monsieur Bayrou (2)...) ! Nombreux sont les candidats, ça se bouscule au portillon, plus que le poisson aux passes du lagon ! Et l’appartenance au PSUMP, l’amalgame des faux adversaires copains comme cochons pour profiter de la manne au fil des alternances, offre une garantie supplémentaire pour la cagnotte calculée au prorata des votants. Autant rejoindre une grosse écurie car les miettes sont proportionnelles ! Autant s’inscrire dans la liste d’attente, même pour les incompétents, ça paye un jour). Un bémol cependant à Mayotte : l’attribution d’emplois redondants ou plus ou moins fictifs (nous avons vu dernièrement à la télé un gardien de cimetière... pour ne pas dire de terrain vague...), relève des circonstances atténuantes, le détournement des budgets alloués tendant à gommer un peu les inégalités de traitement qui pèsent sur les citoyens mahorais (1).


Sinon, le bon peuple sait et dit (mais ce sont des médisants !) que l’accession à un siège électif (même éjectable) permettrait localement :
* de ne plus payer le carburant...
* de voyager gratuitement, notamment par le biais des subventions allouées (retour d’ascenseur)...
* de remplir le panier de la ménagère gratuitement... Quid des autres poules du coq même si cela doit impacter les hausses de la vie chère ?..
* de multiplier les conquêtes (de la part des mecs du moins... ce qui est plus commode, même si cela n’empêche rien, que d’aller escalader les tsingy à Madagascar (3)).
Finalement, cela ne fait pas plus tache qu’en métropole les Balkany, Woerth, Cambadélis, Désir, Guerini, Guéant, Dray, Cahuzac (que ceux qui se sentent oubliés me fassent signe : je m’engage à les rajouter illico à la liste !). Quoique, pour les parties de jambes en l’air, sûr qu’ils ont moins de problèmes que DSK (Tron, désormais invité des merdias, semble en rémission). Ici, les faiblesses du mâle étant mieux comprises qu’en Europe, c’est à peine si la presse a relevé, à l’époque, les frasques en Malgachie de l’énergumène de Koungou... 


En conclusion, votez braves gens : un bulletin pèse plus que les pièces jaunes (4). Quant aux spécimens vertueux de la politique, ces exceptions (en danger toujours plus grand d’extinction) confirmant la règle, qu’ils fassent donc entendre leur voix si le « tous pourris » les étrangle ... comme ils semblent vouloir l’ouvrir contre l’ex-ministre passé à droite, traître à la cause socialiste (5) et amateur de garçons, Frédéric Mitterrand, qui assimile à des nullités des élus locaux qui l’avaient pourtant « si bien reçu » (6).

(1) un citoyen mahorais coûte 4700€ à l’État, un métropolitain 17.300 € ! Ainsi chaque année ce sont 1.512.000.000, lisez bien UN MILLIARD-CINQ-CENT-DOUZE EUROS qui nous passent sous le nez ! Ce qui permettrait un sacré rattrapage en trois ans seulement, sans attendre le mora-mora institutionnel, le préfet ayant chiffré à 4 milliards la lettre au père Noël des Mahorais pour... mais à l’horizon 2025 !
(2) qui osa prétendre le contraire... Demandez donc comment Patrick et Isabelle s’y sont pris pour leur résidence à Saint-Martin, le Riad à Marrakech, la ferme en Normandie et le personnel communal à disposition... demandez donc à Claude comment il s’y est pris pour une modeste demeure à 2,5 millions d’euros...
(3) pour le jeu de mots, tout le monde n’étant pas kibushiphone, il suffit de demander...
(4) Comprenez que, face aux magouilles et à l’arnaque du bulletin blanc, l'ABSTENTION représente vraiment le seul "suffrage exprimé" disant « DEHORS » à toute cette clique. Vivement que les règles changent ! OUI à une 6ème constitution !
(5) pardon pour ce lieu commun parce ce que le neveu est bien dans la continuité de Tonton, alias Machiavel et traître à la cause dès 1983, ce qui ne l’empêcha nullement de rempiler pour un second mandat.
(6) NON, ne soyez pas blessés par une telle ingratitude (Bové aussi fut « si bien reçu » à l’époque) ! Continuez, persévérez ! Que serait la flagornerie (arme des petits) et que rapporterait-elle sans les monceaux de fleurs et les déhanchés exotiques... Faute de touristes, faites donc bon accueil au mzungu à l’avion, du moins s’il est député ou sénateur, ne parlons pas des plus hautes sphères, certains restent sensibles aux paroles mielleuses !

images autorisées : merci wikipedia !  
 

lundi 16 mars 2015

LES RICHES HEURES... (Lapalme, Sallèles) : Fleury d'Aude en Languedoc



Avec les « belles » et autres « très belles heures », ainsi que le précisent ces manuscrits enluminés du Moyen-Âge avec lettrines et calligraphie soignée, le décalage entre la survie du plus grand nombre et le faste culturel des nantis est tel que je ne peux endiguer un anachronisme juste pour dire combien l’histoire des arts promus par les Grands s’oppose initialement au vécu des petites gens. Avec nos villages de Sallèles et Lapalme, l’évocation des rois de France qui impulsèrent la Renaissance, le retour aux sources antiques, l’humanisme contraste avec ce qu’il en était vraiment de la rude condition des vilains et des serfs, aggravée qui plus est par les guerres incessantes, vectrices de calamités aussi nombreuses que variées. En ce sens, il faut regarder les scènes paysannes idéalisées par l’aristocratie avec un recul certain. Je tenais à ce préalable avant de revenir sur l’incidence historique des années 1500 - 1550 dans notre Midi, avant de nous interroger sur plus d’un demi-siècle de « Guerres d’Italie ». Ne devait-on pas, dans la continuité de la Guerre de Cent ans, ces désastres sanglants à des contestations continuelles d’héritages royaux ?
Concernant Sallèles, village historique en circulade (1), vu qu’Alban n’a pas le temps de nous parler du château dit « de François Ier » et du « jardin du Roy » (si vous avez des photos, je suis preneur !), précisons que c’est depuis ce château du seigneur de Fimarcon que François Au Grand Nez suivit de loin le siège de Perpignan dirigé par son cadet, le Dauphin Henri. Passons sur la suite avec le roi qui repart sur Montpellier avant de la laisser livrée à la peste que l’armée avait répandue (2).
Pour ce qui est de Lapalme, le passé médiéval du village est notamment commémoré par « Las Claous de la Paumo » (3). Ces réjouissances du mois d’août s’appuient sur les vestiges : la porte de la barbacane (emplacement d’un pont-levis), la tour de l’horloge, l’ancien château, les vieux remparts. Il faut dire que le territoire, en bord de Méditerranée, a vu passer des peuples, des armées avant que l’Espagne et la France ne s’affirment comme pays. Aussi, les références à l’Histoire sont loin d’être anodines.

En 1503 (sous Louis XII, prédécesseur et cousin germain de François Ier).
Alors que les François assiègent Salses depuis un mois :
“... lorsque Ferdinand qui s’étoit déja fait précéder par le duc d’Albe, ramassant toutes les milices d’Espagne, vint investir les lignes des François avec une armée de plus de quarante mille combattants. Il ne fallut plus songer qu’à la retraite : quelque périlleuse qu’elle fût en présence d’une armée si supérieure, elle se fit avec tant d’ordre que les Espagnols n’osèrent en venir aux mains. L’armée se réfugia sous le canon de Narbonne, abandonnant à l’ennemi Leucate, Palme, Sigean, & un grand nombre de villages, dont les habitants eurent le temps de s’enfuir, emportant avec eux leurs effets les plus précieux. Les Espagnols y mirent le feu parce qu’ils ne se crurent pas en état de les conserver..."
Paul François Velly, Claude Villaret et Jean-Jacques Garnier Histoire de France... volume 11/ 1771. 



Pour cette même année 1503, voici ce qu’en retiennent Dom Claude de Vic et dom Vaissete dans le tome 8 1844.de leur Histoire générale de Languedoc avec des notes et pièces justificatives composée sur les auteurs et les titres originaux et enrichie de divers documents, parue en 1844 :
« Le maréchal de Rieux étant arrivé à Pézenas, y rassembla trois cens lances ; et après avoir été joint par un corps d’infanterie Suisse, il s’avança vers Narbonne, à la fin du mois d’août 1503, dans le dessein d’entreprendre le siège de Salses en Roussillion, sur les frontières du diocèse de Narbonne. Il marcha à la tête de son armée de vingt mille hommes tant de gens d’ordonnance que de milices de la province, et vint camper à la Palme.../... investit la ville de Salses et en commença le siège le 10. de Septembre. Ferdinand, roi d’Espagne.../... avait donné le commandement à Frédéric de Tolède duc d’Albe qui vint camper à Rivesaltes... /... le maréchal de Rieux, se voyant inférieur, prit le parti de lever le siège et de se retirer en Languedoc.../... le duc d’Albe fier de cet avantage, entra dans le diocèse de Narbonne et assiégea Leucate le 28 d’Octobre. La garnison qui n’était pas en état de capituler fut obligée de capituler. cette conquête fut suivie de celle de la Palme, Sigean, Fitou, Truilhas, Roquefort, Castelmaur, S. Jean de Barrou, Fraisse, Villeseque et autres châteaux, bourgs et villages du païs jusqu’à Narbonne, où notre armée, qui était campée aux environs, arrêta les courses des Espagnols. Les Ginets d’Espagne mirent le feu à la plupart de ces lieux, exercerent partout des ravages affreux, et firent un grand butin. La ville de Narbonne fut seule capable de borner les courses des Espagnols, qui d’ailleurs n’osèrent rien entreprendre davantage, à cause que la saison étoit trop avancée. Gaston de Pierre-Pertuse fut accusé d’avoir favorisé les Espagnols.
.../... Les deux rois convinrent d’une trêve de cinq mois, et elle fut ensuite prolongée pour trois ans. Enfin ils conclurent un traité et se liguèrent en 1505. Ferdinand roi d’Espagne épousa ensuite en secondes nôces Germaine de Foix, nièce du roi, et fille de Jean de Foix, vicomte de Narbonne » 

Une certaine géographie étonne aussi, en dehors de la situation sur un couloir de communications aussi ancien que l'installation humaine : Lapalme, en effet ne possède pas de façade maritime, La Nouvelle et surtout Leucate s’accaparant le bord de mer (4) ! Aussi, les Palmistes ont-ils bien raison d’afficher sans ambiguïté que la plage des Rouets, où se situe la prise d’eau pour les salins, est bien la leur !
Merci Lapalme, merci Sallèles, merci Alban, merci Fabien pour, après celles du duc de Berry, ces « riches heures » que nous vous devons. Ah ! un dernier pont entre vos deux villages : si à Sallèles on a la cambo roujo, à Lapalme, les Paumencs et Paumencos (les Palmistes pour les Parisiens qui ne sauraient pas le français...) ont la cambo carrément brûlée, tourrado ! En attendant qu’ils daignent nous expliquer le pourquoi de la chose, fermons le ban avec un bien joli détail : depuis la nationale, en haut, à la Calade, la route d’accès s’appelle « Chemin des poutous » ! Ça me donne envie de chanter la Baptistino, macani ! Bravo les amoureux ! 



(1) On parle de village en rond, de village circulaire autour de l’église ou du château, avec des remparts pour limite. Wikipedia fait état du terme "circulade".
(2) voir “ Histoire de la Ville de Montpellier" / Charles d’Aigrefeuille 1737.
(3) source Wikipedia.
(4) Étrange aussi de constater que, loin d’être partagé, l’étang appartient en totalité à la commune de Leucate sans rien pour les autres villages dont Fitou ou Caves et Treilles, paurets qui n’ont rien du Paurel, la pointe nord ! Aussi anormal que chez nous, Narbonne qui s’est attribué la plus grande partie des Exals et le port en passant par-dessus le thalweg comme on passe par-dessus la jambe ! 

photos autorisées commons wikipedia 1 & 4 blasons de Lapalme et Sallèles / 2 & 3 barbacane de Lapalme.  

samedi 14 mars 2015

LAPALME rien sur la côte mais tant par le travers... / Fleury d'Aude en Languedoc.





Après Narbonne, le train de nuit file vers Cerbère. Les Parisiens se réveillent et se frottent d’autant plus les paupières qu’un jour nouveau rallume les bleus de Méditerranée, entre ciel et étangs. Le dépaysement, un émerveillement pour les yeux, une magie entretenue par le canal, les îles, les cargos, les salins, les vignes dans les sables, la mer qui se devine avant de s’affirmer jusqu’à la courbe de l’horizon. Ils sont sous le charme et les locaux devraient se pincer aussi, non pas le nez parce que ça sent l’algue... et la vase, mais pour ne pas en banaliser la beauté toujours renouvelée, sous une lumière qui rapproche étrangement de la Grèce (1). La falaise blanche du Cap des Trois Frères. Leucate-La Franqui : une halte champêtre sur la ligne ; le rail a longé seulement la commune de Lapalme, à l’abri des regards, dans notre dos... Faut-il qu’ils soient heureux pour vivre ainsi cachés ! 

Parce que par la route l’impression se confirme : en haut d’un ultime contrefort des, il y a bien un embranchement mais il n’indique que la direction du village. La nationale qui en descend suit une longue courbe pour rejoindre la platitude plus à l’ouest et l’interminable ligne droite prioritaire (attention à l’excès de vitesse) permet à peine de remarquer un second carrefour, à gauche vers le village (aujourd’hui un rond-point). Et même cette départementale vers le port de la Nouvelle, longeant l’étang, ne dévoile rien de la localité, pas plus quelques toits regroupés qu’une pointe de clocher ! Combien sont-ils les gens qui passent ainsi sans rien savoir du territoire de Lapalme ? A Victor Hugo, au collège, nous avions un condisciple d’ici, Denis M., sauf erreur de ma part. Sinon, pour avoir fait ce trajet des années, en train ou en voiture, je me sens aussi coupable que vous, qui passez sans la voir... 

Jusqu’à ce que ce même faisceau de circonstances, de coïncidences qui remplissent les hasards de la vie, vienne s’enrichir d’un nouveau neveu par alliance, Fabien, vous savez, celui qui m’envoya cette si jolie vue des amandiers en fleur avec l’étang, les salins et un cargo en fond. Copain, qui plus est, avec Alban de Sallèles (2) comme l’était René Iché avec Joe Bousquet le poète qui vécut cloîtré dans une chambre aux volets toujours clos (3) alors que, enfant, il passait ses vacances auprès de ses grands-parents, dans la lumière de l’été à Lapalme.
Pour passer de Sallèles à Lapalme, même François Ier s’invite. Il est vrai que les guerres menacent d’abord les frontières et celles qui eurent pour prétexte l’Italie (4) nous concernèrent aussi. La France, l’Espagne, le Roussillon entre les deux furent le cadre d’assauts et de retraites successives. En 1536 les renforts d’Espagne devant rejoindre les troupes de l’empereur avancées en Provence furent arrêtés à Narbonne ; en 1537, les plénipotentiaires de François Ier et de Charles Quint conférèrent aux Cabanes de Fitou et en 1542, c’est parce que l’armée du Dauphin assiégeait Perpignan avec 45000 hommes que François Ier avait séjourné six semaines à Sallèles d'Aude (5).
Mais revenons à Sabarthès dans ce que nous apprend le dictionnaire topographique de l'Aude.
Au fil des entrées, le nombre de bergeries mentionnées pourrait étonner (6). Sabarthès n’en mentionne pas moins de 14 :
Caraguel / la Claret / Le Curé, aussi métairie cad / Fabre / Fauran / la Jasse Rouge 1779 / Martrou/ La Mayrevieille / Pelissié / Pla / La Jasse de Prouille, également lieu dit 1779 / Les Razouls / Serriès / Soucaille. Impression confortée par la consultation de l’ex-carte d’état-major de Geoportail : les Trois Jasses / les Cortals d’Aval. 

LAPALME (évolution dans le temps du nom de la localité) : canton de Sigean, église dédiée à St Jean l'Evangéliste : Palma 814, 837, 899. 

Lapalma XIV /
La Palme 1781 /
La Paumo (vulg.)(le « vulgairement parlant » de Sabarthès correspond seulement à l’usage par la population de l’occitan dans sa variante languedocienne).
Concernant l'étang et "l'eau des collines" :
Canal de Niquet, du nom de l’ingénieur qui avait commencé à creuser un canal à travers l’Etang de Lapalme devant relier La Nouvelle à Perpignan / mentionné dans le dico topo de Sabarthès en tant que « Canal qui n’est qu’ébauché » 1789 / 
La Jongrausse grau  1538
Le Moulin, moulin à eau et à vent au lieu dit Le Labadou / 
Lapalme étang /
Montauriol écart sur les bordes de l’étang Tuilerie 1781 /
Œil-de-Ponse œil de mer /
Le Rieu rivière torrentueuse tributaire de l’Etang de Lapalme arrose Feuilla, Treilles et Lapalme Ruisseau du Gazel 1781 (7) /
Le Salin écart, ancien poste de douaniers.
Autres mentions (f = ferme) : Abet f; / Belisses f XVIII / Benaïs ferme commune Lapalme / Le Crès f / La Corbière lieu dit Lapalme, La Courbière 1779 / Gazagnol f 1781 /
Glabanel lieu dit, anc fief du vicomte de Narb ; sur ce terroir était construite l'église rurale de saint Vincent /
La Halte station chemin de fer sur la ligne Narbonne Cerbère / Monsieur le Curé f / L’Oratoire chapelle ruinée ss le vocable de sainte Madeleine sur le chemin de Leucate / Roc-des-Quatre-Seigneurs point de contact Feuilla, Lapalme, Roquefort-des-Corbières et Treilles / Cap de Roumani ancien promontoire Caput de Romanino 1294 / Sainte-Madeleine oratoire ruiné La Capelette 1737 / Saint-Pancrace ferme et ancienne église, prieuré uni à l'abbaye de Lagrasse "Sanctus Branquassius " 1295 / Saint-Vincent ancienne chapelle ruinée sur l’ancien chemin de La Nouvelle (voir Glabanel) / La Tuilerie écart XVIII / Vergues ferme / Villarzel lieu dit Villargel 1779.
(1) Jacques Lacarrière, helléniste reconnu l’a écrit à propos des Corbières Maritimes. Le nom de Leucate vient du grec ancien λευκός (leukós) qui signifie « blancheur », « blanc ».
(2) Alban quia ses attaches à Canto-Perdrix alors que le lieu-dit «Chante-perdrix existe aussi chez Fabien, à Lapalme... décidément, les coïncidences...
(3) le 21 mai 1918, une balle allemande toucha sa moelle épinière causant une paralysie des membres inférieurs. Son oeuvre poétique est marquée par cette claustration qui lui fit refuser la lumière du jour, rue de Verdun, à Carcassonne. Un titre La Tisane de Sarments m’a longtemps attiré jusqu’à ce que je réalise que le roman, loin du bucolique lié à nos vignes, exprimait une souffrance seulement contenue par une exaltation spirituelle. Est-ce fortuit si dans l’adaptation télévisée de 1979, c’est Philippe Léotard qui tient le rôle de Joe Bousquet ?
(4) De 1494 à 1559 dont trente ans de conflits, neuf guerres d’Italie marquèrent la résistance du royaume de France, déterminé à récupérer l’héritage de l’aïeule Valentine Visconti en Italie, aux visées hégémoniques de l’empire des Habsbourg désireux de récupérer la Bourgogne et de fermer ainsi de tous côtés son emprise sur la France. .
(5) Sallèles “lieu de Plaisance, appartenant pour-lors aux seigneurs de "Fimarcon" dut aussi recevoir la cour du souverain.
(6) L’élevage principal étant celui du mouton, notons que dans les années 50, les troupeaux restaient nombreux avec de nombreuses bergeries dans les villages même (peut-être trois encore à Fleury rue des Barris par exemple).
(7) d’autres ruisseaux temporaires (voir Geoportail) descendent des "calcaires crétacés des Corbières Orientales" (Petit Robert 2).
photos autorisées : merci commons wikimedia et son fonds disponible de millions de photos !

dimanche 8 mars 2015

SALLÉLES-D’AUDE / Fleury en Languedoc

... C’EST CE QUI RESTE QUAND ON A TOUT OUBLIÉ...

Il est du devoir de chacun d’honorer les promesses faites et chacun se doit de remercier ceux qui ont la franchise d’insister pour qu’il en soit ainsi. Aussi, dans les replis de ce qui me tient lieu d’encéphale (pour clouer le bec à ceux qui prétendraient que je n’ai pas de cervelle), Alban de Sallèles-d’Aude, Fabien de Lapalme, Luc de Trausse-Minervois, les copains de collège d’Ouveillan, se rappellent à mon bon souvenir... Puis-je ajouter un fameux repas de communion à Trausse et son complément d’âme à la chapelle Saint-Roch ? Dois-je effacer le joli minois de Louisette de Sallèles qui sourit toujours à ma mémoire, allez donc savoir pourquoi, malgré le demi-siècle passé ? Et puis il y a prescription sur nos virées de braconniers dans les étangs et les pinèdes d’Ouveillan ?

Cette relecture a été aussi mise à profit pour récolter une partie de ce qui a pu être oublié de ces quatre cents et quelques pages de Sabarthès lors du travail initial.


1. SALLÈLES-D’AUDE.

Reviens Alban, tu en as tant à la maison ! Quelle idée de cingler jusqu’aux marges de l’Océan Pacifique ! Quoi qu’il en soit, hier, en suivant à la télé un pescofi las des gros silures de Camargue et parti taquiner les grands blancs de la Fraser (300 kilos quand même !), justement, je pensais d’autant plus à toi, non pas pour ce que tu taquines... mais pour ton joli village de la plaine de l’Aude. En effet, tu as dû entendre parler de la disparition mystérieuse des canards sur le canal de jonction, chez toi, à Sallèles http://www.sallelesdaude.fr/Deux-poissons-geants-peches-dans.html. 


Raison de plus, même si je te passe le relais pour nous raconter ton village, la passerelle, le pont-canal, François Ier, le train touristique du Minervois, les amphores aussi gauloises que romaines ou encore, à y être, les pêches géantes de Truilhas, pour faire un zoom sur les vieux platanes, les pins parasols centenaires, les cales à sec où se construisaient les péniches, les perrons et escaliers parfois doubles et tournants des maisons bourgeoises.


Ah ! l’été à l’ombre des hautes frondaisons ! Plaisir d'un pique-nique au bord de l'eau, saluts souriants aux touristes rôtis de soleil sur leurs maisons flottantes mais aussi une incitation plus profonde, quand les longues ramures ondoient et bruissent sous les coups de cers. On peut être gai et insouciant comme un estivant sans pour autant oublier un passé moins heureux. La mélodie du vent dans le feuillage prend alors des accents plus graves.

C'est que Sallèles se souvient de René Iché, le sculpteur dont on osa refuser la maquette, jugée trop pacifiste, pour le monument aux morts de Canet-d'Aude. Mais qui, derrière une idéologie douteuse, a donc voulu imposer une idée guerrière de la patrie ? Quel planqué de l'arrière a pu se permettre de mépriser ainsi le poilu, le témoin en première ligne de 14-18, de cette guerre dite Grande pour l'abomination qu'elle a démontrée ! Heureusement que contre le camp perverti de profiteurs si prompts à provoquer des hécatombes, une voix digne a su s'élever. Une petite voix même si, dès 1927, René Iché voit son monument d'Ouveillan inauguré par Albert Sarraut et Léon Blum. Un filet de voix contre l'injure gratuite, l'insulte facile de va-t-en-guerre qui ne finissent jamais en chair en canon ! Un siècle il a fallu, pour que l'horreur soit plus remémorée que célébrée, pour que toutes les victimes soient reconnues, pour que le "plus jamais ça" sorte du registre des vaines paroles ! Le souvenir, la mémoire, c'est le moins que nous devons à René Iché, mort jeune, à 54 ans !     
     

J'en savais encore moins à l’époque où je traçais la route sur mon routier Terrot, même si la beauté majestueuse des platanes me marquait déjà. Sallèles abritait 1800 habitants, elle en compte désormais près de 2800. Remarquable pour cette voie permettant aux bateliers de joindre le port de La Nouvelle au Canal du Midi, cette histoire d’eau serait partielle si on oubliait la Cesse, dernier affluent de l’Aude sur sa rive gauche, si nous n'avions pas un mot pour les terribles inondations du fleuve, lorsque le pont vinassier de la voie ferrée domine les vignes submergées. Plus paisibles, les noms de lieux jalonnent une histoire plus tumultueuse ; voyons ce qu’en dit Antoine Auguste Sabarthès dans son dictionnaire topographique du département de l’Aude. 

Salut Alban, j’espère que le tio ne t’a pas trop barbé avec ses histoires ! J’aurais pu t’agacer avec les salelots et salelotos de ton pays de cambos-roujos que manjount las bounos coustèlos mais j’ai pas su... Bon dimanche mon neveu ! 

SALLÈLES D’AUDE

Dans Frédéric Mistral, le Trésor du Félibrige : Salello Salelles, de salelots, -otos, de cambos-roujos (sobriquet des gens de Salèlles).

Chez Sabarthès : (abréviations, anc = ancien / bie =bergerie / f = ferme / loc; = localité)

Canton de Ginestas, église paroissiale dédiée à la sainte Vierge 1080 ; Villa Sallela 1116 ; Salela 1128 ; Selella 1184 ; Locus de Sallola 1332 ; Solelha XIVème ; Salelas..., Salhelhas 1536 ; Salelles 1781 Salèlos (vulg).

Aiguesvives loc disp Sallèles 924
Aquaeductus loc disparue 924 /
La Bernade bergerie 1774 /
Canteperdrix lieu dit 1536 /
Cap de Porc moulin sur la Cesse 1284 /
La Crouzette ferme /
Empare, écluse canal de jonction / anc moulin Cesse. /
L’Estagnol, au terroir de Truilhas 1692 /
Fondelon ferme /
Herbesante ferme 1774 /
Moulin de Truilhas s/Cesse /
Les Moulins 2 écarts /
Les Moulins 2 mlins s/Cesse ds le village Mulino drapeir in villa Sallela 1116 /
Notre-Dame -de-Sallèles titre de l’anc prieuré uni à l’abbaye de Moissac puis au chapitre Saint-Paul de Narbonne 1192 /
Les Patassiès épanchoir sur le Canal du Midi 1774 /
La petite Auberge f. au quartier du Somail /
Laroque f /
Saint-Andrieu, lieu dit ancienne église le cimetière Saint André 1645 /
Saint-Cyr écluse sur le canal de jonction (v. Sainte Sixte) /
Saint-Sixte (initialement mentionné sur Ouveillan) Ecclesia beati Quirici in territorio castri de Sallela 1326 ; Sainct Cist 1645 (comp.) Saint-Cyr cadastre /
Sainte-Anne chapellenie 1645 /
Sainte-Cécile f, anc dépendance du château de Truilhas Sainte Cécille 1692 ; la garrigue appelée Sainte Cécile 1692 /
La Sainte-Juste ancien étang ; L’estanhol del Clot de la Sant Justa 1537 ; L’Estagnol (cadastre) /
Saint-Martin-d’Aiguesvives ancien prieuré uni à l’abbaye de Montolieu Ecclesia Sancti Martini quae est juxta Sallelam 1184 / Saint-Michel Chapellenie La Chappelle sainct Michel 1645 /
Saint-Roch chapelle rurale et faubourg Saint Rocq ou Roc 1645 Roch 1781 Le barry de Saint-Roch (cadastre) /
Sallèles écluse double sur le canal de jonction /
Truilhas château, ferme et tuilerie Villa Troliares 924 /
Truilhas écluse sur le canal de jonction /
La Tuilerie briqueterie à Truilhas Tuillerie Vieille 1692
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