Suite au documentaire qui a le mérite d'avoir été travaillé et filmé avant le passage de Chido, Mélanie Taravant oriente un débat.
Débat - Mayotte, une île en état d'urgence en replay - Le monde en face | France TV
Aude, Languedoc, Tchécoslovaquie, Ariège, Pyrénées, Océan Indien, Lyon, Brésil, ports familiers mais unique maison des humains. Apprendre du passé, refuser la gouvernance cupide suicidaire. Se ressourcer dans l'enfance pour résister, ne pas subir. Passer ? Dire qu'on passe ? Sillage ? Aïeux, culture, accueil, ouverture aux autres, tolérance, respect, héritage à léguer (amour, écoute, cœur, mémoire, histoire, arts...) des mots forts, autant de petites pierres bout à bout qui font humanité.
Suite au documentaire qui a le mérite d'avoir été travaillé et filmé avant le passage de Chido, Mélanie Taravant oriente un débat.
Débat - Mayotte, une île en état d'urgence en replay - Le monde en face | France TV
Dimanche 23 février 2025, avec « LE MONDE EN FACE » en trois parties, France 5 consacre toute la soirée à Mayotte. D'abord le documentaire « MAYOTTE, L'IMPOSSIBILITÉ D'UNE ÎLE », ensuite la discussion, enfin un dernier documentaire « MAYOTTE LE CHOIX DE RESTER FRANÇAIS ».
Mayotte, l'impossibilité d'une île en replay - Le monde en face | France TV
(Replay disponible jusqu'au 28 août 2025).
DEUXIÈME PARTIE, l'eau, CHIDO, l'État défaillant...
Et par-dessus tout ça, le cyclone Chido, les amputations dues aux infections (hôpital de campagne), le lycée de la capitale centre d'hébergement provisoire qui se prolonge, les disparités irréconciliables entre Français et étrangers clandestins, le manque d'espace pour une telle densité de population (que l'État commence timidement à vouloir chiffrer...)... en présence d'une autorité nationale défaillante, un constat pouvant générer un risque de guerre civile...
"Et maintenant, taratata tantan, que vais-je faire ? De Lespignan pour ce que j'en dis... "Si quelqu'un veut prendre le relais, sur l'air de Gilbert Bécaud... Peut-être que de se pointer, les choses vont se décanter. Laissons-nous le temps d'arriver.
A gauche, au bord de la route, le bâtiment de l'ancien bar-restaurant, le Mas des Lauzes. Un tel établissement en pleine campagne, ça fait un peu guinguette : une bonne table, trois musiciens, une piste de danse, un lieu où inviter sa belle... c'est qu'aux infos, ils ont dit que Reggiani aurait eu cent ans aujourd'hui... du coup j'imagine or ce que j'en dis... mon côté lutin gamberge un peu sur Casque d'Or avec Simone Signoret alors que mon côté paysan (les deux peuvent aller ensemble) retient les lauzes (1), ces dalles plates des murs de pierres sèches qu'on trouve dans ces collines, comme vers Nissan, Vendres, Salles et même Fleury (photo)très différents, en nature, forme et couleurs, de ceux de la Clape.
L'accueil à Lespignan, c'est la grande cave coopérative à droite. C'était. Tout a été rasé, comme à Vinassan pour rester dans le coin. Tout se conglomère... Être gros est-ce pour survivre ? mieux résister aux crises ? faire plus de profits ? Une seule coopé à Nissan, héritière de la première de France (Maraussan 1901), regroupe les producteurs de onze villages dont Lespignan sur 3000 hectares au total. Oh ! rien sur le merlot sur le site des Vignerons du Pays d'Ensérune ! Parti ce vin de cépage, avec les deux grappes qui encadraient joliment l'enseigne sur le fronton. Si allégoriques, les raisins, quand on sort d'un pépin de vigne et que le battement de l'automne envoie un sang nouveau au bout du plus transparent des capillaires. De mon temps, le merlot de Lespignan était apprécié, d'ailleurs, il comptait dans le jumelage avec les Belges qui, pour la digestion, parcouraient en groupe le vieux village. A la place de la coopé, ils auront un supermarché.
En face aussi les vignes ont été arrachées. Logiquement ce devrait être loti. En attendant la friche nous a offert le plus beau champ de coquelicots qui soit.
La traversée du village est des plus pittoresques avec des tournants à angles droits et des caniveaux, du moins de mon temps pour les ruisseaux à découvert... Comment passer ou se garer si un semi-remorque s'est engagé : ce doit être la principale distraction de la terrasse si bien placée du café. En été, un portail ouvert propose ses melons avec, en prime, la fraîcheur bienfaisante de sa remise.
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Lespignan école_laïque_de_filles_-_Archives_départementales_de_l’Hérault Wikimedia commons |
Plusieurs tableaux illustreraient la traversée de Lespignan : les vendanges avec la coopérative, les coquelicots du printemps, l'été, les melons frais et la fête, plus loin, sur la place aux platanes mettant à l'honneur, derrière, l'école primaire, digne symbole de justice éducatrice, hélas perdue depuis, à propos d'un triptyque église-château-école, pardon pour la mairie que je ne situe qu'à peu près d'ailleurs.
Ils ne doivent pas être aussi encombrés mais ils sont chargés, Étienne et Jean, à pied. Suivent-ils le bord de la garrigue ou le cours, le fossé pratiquement toujours à sec du ruisseau lié à l'ancien étang fermé de Fleury ? Nous les accompagnons sur le retour, au moment de traverser la Clape, pour continuer le trajet, poursuivre le voyage intime dans ce qu'il y a à passer de son lignage vers sa postérité.
Deux choses : d'abord la surprise de ce joli chêne, ensuite, celle, cachée aux grands flux, d'un calvaire suite à un un décès, sur le chemin même : un homme jeune (24 ans), le 16 avril 1868... à trois heures du matin... http://chroniquesdeperignan.free.fr/Calvaires/croix_de_molveau.html
Le vélo cadenassé et caché dans les fourrés, il faut continuer à pied le long d'une propriété grillagée, celle avec cette bâtisse aux airs de manoir empâté, qu'on voit de trop loin, une insulte de parvenu aux humbles bergeries qui se fondaient jadis dans le paysage. Ce n'est pas bien aimable de ma part, c'est à cause du grillage et, en prime, à ce panneau, derrière, voulant impressionner, et qui voudrait dissuader de passer...
Voyez-vous un chemin derrière le grillage ? Ou alors est-ce pour celui d'où la photo a été prise et dont l'accès n'est pas interdit ? Cela n'est pas sans rappeler des on-dit, vieux d'une vingtaine d'années, à propos de chemins échangés ou cédés entre la mairie et les privés... Médisances de la part des pedzouilles du coin sûrement... Personnellement, j'ai un service à demander à la municipalité, l'opacité ne faisant pas bon ménage avec le vivre ensemble, à savoir qu'elle fasse connaître, même sans trop inciter, les chemins libres d'accès...En attendant, pour la forme, serait-ce protéger de planter un ou deux bons clous dans un pauvre arbre, d'autant plus quand on a les moyens d'une vidéosurveillance ? C'est à prendre bien sûr de la part du pedzouille, du natif buté et borné que je suis...
Quelle idée aussi de vivre assez vieux pour avoir connu le coin un demi-siècle en arrière ! Il est vrai, une époque classique, avec ses riches se démarquant toujours des autres, pour le dire sans aborder de front les libertés, égalités et autres fraternités trop bien claironnées, du temps où les grands propriétaires prenaient un soin jaloux de leurs landes et garrigues. Pour le gibier, pour s'adonner au plaisir de la chasse, ils invitaient, souvent des édiles, non sans arrière-pensées. Afin d'assurer un bon tableau final, ils payaient un garde à temps plein, compétent pour aider la nature, limiter les nuisibles qu'ils soient animaux ou braconniers... Au Courtal-Naout, la bergerie d'en haut et non une insignifiante "cour" comme le prétend le site du manoir empâté, le garde d'alors, autodidacte et toujours en quête de partage humaniste, m'avait invité pour une visite... jusqu'à m'indiquer un champ certainement destiné à nourrir la sauvagine mais où, dans les chardons, poussaient les couderles (du nom occitan désignant, sauf erreur, le pleurote du panicaut). En montant vers la Barre de Saint-Pierre, il m'avait signalé, non sans évoquer Socrate et les condamnés à mort, des pieds de grande cigüe aux alcaloïdes mortels. Certains auront reconnu Pierre Bilbe, dont le souvenir vient souvent à ma rencontre, ici, sur les chemins de mon grand-père Jean.
A gauche en regardant la mairie, l'ancienne école de garçons. |
Grands pins à Pézenas, quartier de la gare du Nord. |
Sa rue, sa maison. |
à regarder si l'incendie continue dans la garrigue. (2013) |
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Vincent Lindon Deauville 2014 wikimedia commons Author Georges Biard |
l'école en 2015. |
1961. CM2. classe de monsieur Carrière. |
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Paul Valéry par Pierre Choumoff, Wikimedia Commons. |