*24. À Rouffiac-d'Aude les nouveaux mariés sont tenus de monter un âne, tournés vers la queue ; plus nombreux, ils sont promenés dans une charrette tirée par l'âne, précédée par un masque qui, au bout d'une perche, présente des cornes que les femmes doivent baiser.
Aude, Languedoc, Tchécoslovaquie, Ariège, Pyrénées, Océan Indien, Lyon, Brésil, ports familiers mais unique maison des humains. Apprendre du passé, refuser la gouvernance cupide suicidaire. Se ressourcer dans l'enfance pour résister, ne pas subir. Passer ? Dire qu'on passe ? Sillage ? Aïeux, culture, accueil, ouverture aux autres, tolérance, respect, héritage à léguer (amour, écoute, cœur, mémoire, histoire, arts...) des mots forts, autant de petites pierres bout à bout qui font humanité.
dimanche 16 mars 2025
CARNAVAL, coutumes, croyances, interdits (4ème partie).
dimanche 30 juillet 2023
L’ANGLAIS. Avril 2023.
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Juste quelques points à méditer.
L’Anglais a toujours été un problème : avant 1200, l’empire Plantagenêt (dit aussi " angevin ", couvre à l’ouest plus d’un tiers de la France actuelle (vu que " L'Angevine ) n'existe pas en tant que pays...
Par la suite, même avec une population de moitié, il nous a souvent mis la pâtée (Crécy 1346, les chevauchées du Prince Noir jusqu’en Languedoc 1355, Azincourt 1415...) et les seuls dont ils ont eu à subir l’invasion sont d’une part les Vikings danois (vers 850), d’autre part, Guillaume le Conquérant (1066), lui aussi, promu par Rollon, duc de Normandie.
Concernant la France, l’Anglais la presse jusque depuis la Méditerranée : en 1710, bien que chassé au bout de cinq jours, l’ennemi héréditaire va s’emparer de Sète.
1713. Le traité d’Utrecht concrétise la victoire de la politique anglaise.
1763. Le traité de Paris donne le Canada, la Louisiane, Cap-Breton et le Sénégal à l’Angleterre qui prend aussi la Floride à l’Espagne : l’Amérique du nord sera anglo-saxonne !
Sète : entre novembre 1807 et septembre 1808, à plusieurs reprises, ils vont tenter de mettre le feu à la ville.
Napoléon lui, voulut rivaliser sur mer. Tout comme quand la page de 1415 fut tournée pour se gargariser de Marignan 1515, bien sûr sans s’étendre sur la défaite de François Ier à Pavie (1525), la captivité à Madrid qui s’ensuivit (1426), l’Histoire de France ne tient pas particulièrement à évoquer ce chapitre, pas plus que tous ces épisodes historiques qui nous ont connus plus que piteux. Mais je ne suis qu'un mauvais Français...
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Turner (1775-1851) The_Battle_of_Trafalgar_(1822) Domaine Public |
Certes, 1805 c’est Austerlitz, sauf que c’est aussi Trafalgar et le « coup de Trafalgar » profite à qui vous savez, pourtant avec moins de bateaux, moins d’hommes... Voyons justement les vaisseaux de type Bucentaure, 80 canons, l’arsenal d’origine avec les dates de construction et ce qu’ils deviennent pendant les guerres révolutionnaires et à partir de 1798 avec Napoléon :
Le Tonnant, Toulon 1787-89, pris par les Anglais en 1798 ; un des vaisseaux qui conduiront Napoléon à Ste-Hélène.
L’Indomptable, Brest 1788-1790, participe à Trafalgar 1805; coule dans la tempête avec 1200 marins à bord.
Le Sans Pareil, Brest 1790-1793, capturé par la Royal Navy 1794.
Le Formidable, Toulon 1794-95, capturé par les Anglais 1805.
Le Guillaume Tell, Toulon 1794-95, capturé par les Anglais à Malte en 1800.
Le Franklin, Toulon 1794-97, capturé par les Anglais en 1798. Ne sera désarmé qu’en 1887.
Le Dix-huit fructidor, Rochefort 1794-99, démoli en 1834.
L’Indivisible, Brest 1735-99, capturé par la Royal Navy en 1806.
Le Bucentaure, Toulon 1802-1804, capturé à Trafalgar ; la tempête le libère mais le fait sombrer le lendemain devant Cadix.
Le Neptune, Toulon 1801-03, capturé par les Espagnols 1808.
Le Robuste, Toulon 1804-1806 incendié devant Sète en 1809 pour ne pas que les Anglais le prennent.
Combien de pertes humaines ? Combien de forêts dépouillées pour tant de navires ?
C’est l’histoire de ce dernier navire qui m’a incité à donner ce point de vue sur l’Angleterre.
Sans parler de la défaite en Espagne en lutte si longtemps contre l’usurpateur et son frère Joseph (1808-1813), de la terrible retraite de Russie (1812), ajoutons la perte des comptoirs en Inde (laissés à condition de n’y laisser ni troupes ni fortifications, la perte de Maurice (La Réunion ne fut laissée que suite à un oubli sur le papier, les traités... et si Mayotte revint à la France, c’est que l’Angleterre n’en voulut pas !). Mais je ne suis qu’un mauvais Français !
1898 c’est Fachoda où les Anglais voulant relier l’Égypte à l’Afrique-du-Sud, arrêtent les Français voulant en faire de même entre le Niger et Djibouti... (à suivre)
dimanche 23 décembre 2018
"L'HOMME EST UN LOUP POUR L'HOMME", vaste programme...
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Source Pixabay |
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Wikimedia Commons Auteur René Maltête. |
mercredi 12 décembre 2018
GILETS JAUNES. VIVE LA FRANCE !
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Vive la France made by an Anon Wikipedia |
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Foto Thomas Bresson manif-GJ-Belfort Wikimedia Commons |
mardi 6 novembre 2018
EN PASSANT PAR RÉVEILLOU / Fleury-d'Aude en Languedoc
mardi 6 mars 2018
MAYOTTE, DES BARRAGES EN GUISE DE BARRICADES !
dimanche 5 novembre 2017
ENCORE UN COMITÉ THÉODULE ? / Mayotte, France en Danger !
Encore un comité Théodule ? L'artifice laissant croire aux gogos qu'ils seraient citoyens et au centre des préoccupations des gouvernants et prétendus "grands serviteurs" ?
Dégoût, désespérance. Une élite politique, une administration plus États dans l’État et plus à leur compte que pour le bien de tous. Une révision de la Constitution s’impose puisque le dévouement dans l’honneur à la res publica semble enseveli sous trop de bassesses et de turpitudes.
Ah, ils vous diront que Mayotte avance pourtant ! Oui mais comme un père et une mère indignes diraient de l’enfant qu’il maltraitent qu’il grandit avec les années ! Belle lapalissade ! Et quelle image lamentable collée au symbole viré à l’aigre de « mère-patrie », presque un gros mot désormais...
Un substrat institutionnel glauque et mouvant sur lequel les principes d’égalité, de solidarité, de fraternité ne peuvent s’appuyer.
A Mayotte cela se traduit par des visites répétées de spécialistes patentés, des missions redondantes de députés, de sénateurs, de ministres, de chefs de l’État, qui ne font pas progresser (ou si peu) puisqu’elles ne font que ressasser, que répéter à l’infini un état des lieux qui ne peut qu’aller en se dégradant.
Tout en haut, instrumentalisée par ces cabinets ministériels, la politique d’efforts demandés consiste à serrer la ceinture des moins bien lotis, à favoriser les plus riches (1,5 million d'€ chacun dernièrement) et pour eux, à se payer sur la bête avec 20% d’augmentation (administration Macron par rapport à l’équipe Hollande) !
L’État institutionnel sait aussi modeler et jouer des citoyens de seconde zone ! L’égalité républicaine est de fait toujours promise et reportée aux calendes grecques (2037 pour Sarkozy l’hyper-actif ! 2025 pour les sociaux-traîtres de Hollande le président normal ! 1974 pour l’électron libre actuel qui voudrait nous rétrograder, pour notre bien, en une énième déclinaison de la collectivité territoriale ?). Une mesquinerie sans nom quand on sait que Mayotte pèse 0,7 % du budget de la France !
Oui, une sous-France avec peu de continuité territoriale, plus d’insécurité, moins d’éducation, moins de santé !
Pour ce qui est de la politique étrangère et de coopération c’est plutôt l’omerta. Donc nous sommes en droit de penser qu’en haut lieu, on continue, avec l’argent du contribuable à alimenter et encourager de fait la corruption des "élites" ici comoriennes puisque le problème de l’immigration ne cesse de métastaser. Nous venons de voir comment le gouvernement souhaitait traiter, avec une dissimulation coupable, le problème du visa avec une « feuille de route » dont Mayotte n’avait rien à savoir (Mais la France est toujours si complaisante concernant les chantages de Moroni !) !
Coopération dites-vous ? Ouverture sur la région ? Île de prospérité relative et menaçant d’exploser, Mayotte a volontairement été laissée dans une poche utérine toujours liée au cordon ombilical confié aux bons soins des multinationales du business. Quand l’eau viendra à manquer, il nous restera les packs de la grande surface déjà 6 fois plus chers qu'en métropole hors pénurie !
L’appareil d’État n’assure pas ses missions et les émissaires de la « haute fonction » outremer ont une efficience en rapport. C’est « Je parle bien et je gesticule ! » « Après moi le déluge » et « Je passe au purgatoire pour bénéficier d’une promotion à terme » ! On vient pour deux ou quatre ans, pour faire ses preuves, non celles du dévouement au peuple, mais celles d’esprit de corps. Carriéristes ils tiennent surtout à ne pas se faire remarquer en demandant ce que coûterait le rattrapage ! C’est « Tout va très bien madame la marquise... »... Ils se sont longtemps employé à maintenir le couvercle sur la réalité pour que des vapeurs peu ragoûtantes ne remontassent point à Paris. On s’autorise même le n’importe quoi puisque c'est Mayotte et qu’on s’en lavera les mains après. Ainsi l’argent jeté pour avoir construit une école sur un terrain privé (Chiconi). Aussi le gâchis dû aux malfaçons parce que le maître de l’ouvrage n’a pas assumé le contrôle des travaux ! Encore le gaspillage avec une gendarmerie nouvelle mal implantée, à côté de la précédente sous-dimensionnée (Sada)... Des collèges prévus pour 600 et accueillant le double d'élèves ! Des routes d'une durée de vie trois fois moindre, faites trois fois moins bien et pourtant trois fois plus chères (merci la Colas) !
Et pour ce qui serait constructif, des projets restant d’autant plus dans les tiroirs à cause de la rotation des apparatchiks sur les postes... On prend les mêmes et on recommence parce qu'il n'y a pas toujours eu de suivi, de passage de relais...
Ne parlons pas de développement durable sur une île surpeuplée qui va crever de soif. L’aquaculture, autre exemple, faisait les unes des médias locaux jusqu’à ce qu’on laisse tout tomber ! Quant à évoquer l'autosuffisance avec des importations à hauteur de 98 % !
A Mayotte, l’État est coupable jusqu’aux oreilles !
Et si encore les élus locaux, conseillers départementaux, maires, affichaient une volonté sincère d’aller de l’avant ! Au contraire, suivant l’exemple supérieur, ayant plus que rattrapé et devançant même en cela leurs homologues métropolitains, ils forment une caste qui, par la grâce du suffrage universel, va pouvoir faire bénéficier la famille, les amis, le clan de la manne républicaine... Le pouvoir pour le fric et le fric pour le garder ce pouvoir ! Peu est fait pour la gestion des déchets, la protection des espaces naturels, contre l’implantation sauvage de quartiers clandestins. On vient d’en voir un exemple flagrant avec la réforme des rythmes scolaires : des maires appâtés par les 50€ de subvention par enfant, le complément de 40€ des allocations familiales et qui, pour cette raison, toujours naviguant entre deux eaux turbides, ne tiennent pas à dire qu’en matière d’éducation la priorité n’est pas à des réformes lamentables et non adaptées. La défense de la population serait-elle le dernier de leurs soucis ?
- la route nord-sud à partir de Longoni vers le centre-ouest !
- le développement d’un pôle centre-ouest Chiconi-Sada !
- l’évitement de la capitale par les hauts, ce qui entre nous ne semble pas l’idéal pour le transit des conteneurs !
- le traitement des embouteillages pires qu’en ceinture parisienne, par manque de volonté politique pour des transports en commun terrestres ou maritimes depuis Koungou au nord et Dembéni au sud !
J'ai hésité longtemps tant je n'y crois plus. Alors tant pis si j'ai spontanément réagi, en improvisant presque. Je n’allais quand même pas passer la journée à rabâcher ce qu’ils font semblant de ne pas savoir et qu’ils vont faire semblant d’entendre. Toujours patiner en dressant l’état des lieux, quelques « y a qu’à » « faut qu’on » pour de vrais cons dont moi qui vous parle, qui ne vais plus voter tant que les règles resteront dévoyées, persuadé qu’il faut abattre ce monde pourri pour en bâtir un de neuf !
Démocratie ou semblant seulement, les assises de l'Outremer invitent à participer. Ou est-ce libérer la parole pour que la tension retombe, pour que le marasme perdure ? Dans ce cas, nos meneurs font erreur car le mécontentement foncier exprimé sur le Net rend le divorce plus visible entre les petits et la politique des dirigeants pour les riches. La bronca qui gronde leur a aussi donné à réfléchir. On sent bien que certaines inflexions politiques traduisent la peur, en haut lieu, d'une révolution de toute façon inévitable. |