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dimanche 23 mars 2025

PÉZENAS, le CARNAVAL, mars 2025. (fin)

 Samedi 1er mars à 19 h, spectacle à la Maison du Peuple (1), de danses humoristiques par « Lous Machous » (10 €). 

Dimanche 2 mars, de 8 à 18 heures, 5ème concours mondial du ragoût d'escoubilles suivi d'une dégustation dans la cour d'honneur de la mairie.  

2 mars, 20 h 30, soirée déguisée à la Maison du Peuple « Les Machous font leur cirque » (10 €). 

Samedi et Dimanche-gras, « Lous Machous », comme leur nom l'indique, clabaudent et cancanent quand ils ne vilipendent pas en partant des ragots qui ont pimenté les rencontres impromptues des “ braves gens ” (tels que Brassens les percevait) de la ville aux commissions ou sur le marché des samedis ordinaires... À Pézenas cette “ machade ” reste bien dans la tradition séculaire de carnaval (avec l'accent de Villanova, je ne vous dis pas !).  

Pézenas Lo_polin_de_Pesenàs pendent lou carnaval dels escoliers 2019 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license. Auteur Reipetit
 

Le 3 mars, de 14 à 15 h 45, carnaval des écoles, musiques, danses et crémation du Roi Carnaval (Place Boby Lapointe). Ce Lundi-gras au soir, la chasse au Tamarou est accompagnée de tambourins et de fifres ; les « Fadas du Tamarou » animent un charivari qui voit le Tamarou, animal fabuleux faisant penser à un dragon, faire peur et provoquer les braves gens. Foncièrement par ailleurs provocateurs et mauvaises langues, faisant office de buffetaires, en chemises et bonnets de nuit, les Machous accompagnent au rythme de danses traditionnelles du genre “ feu aux fesses ”, “ danse du soufflet ”. Merci encore à Cyril Feybesse, talentueux photographe, qui a su si bien rendre et partager le dernier évènement.  

Pour Mardi-gras, le 4, précédé de masques costumés, de buffetaires au panel remarquable, le poulain totémique parcourt les artères névralgiques de la ville.   

Bien des associations locales tiennent à maintenir le lien entre Piscénois locaux, émigrés ou qui, comme moi, le sont de cœur. Le carnaval de Pézenas, comme bon nombre d'autres carnavals en France, a été inscrit en 2019 à l'Inventaire national du patrimoine culturel immatériel, dans la rubrique « Pratiques sociales et festives »

(1) anciennement « Foyer des Campagnes ». 

Pézenas, Lo Tamaro, animal fantastique, s'engouffre dans la vieille ville. Photo Cyril Feybesse.

Sources : Cyril Feybesse, Wikipédia, Hérault Tribune, Hérault tourisme, étymologie occitane. 

Note : à ceux qui regretteraient qu'il n'y ait rien sur Limoux... figurent déjà au moins quatre articles dans ce blog sur son fameux carnaval... il suffit de taper “ Limoux ” pour la recherche...  

mardi 25 janvier 2022

CHEMIN D'ÉCOLE (6) Depuis la côte...

Jean, mon grand-père paternel, le vigneron, est né le 4 juin 1897 à la métairie de La Pierre, domaine des Karantes, commune de Narbonne, en pleine Clape. Comme les enfants des châteaux de Tarailhan et Marmorières, administrativement comptés sur le territoire de Vinassan, ceux des Karantes allaient à l'école à Fleury, la seule alors accessible (entre 1903 et 1910). Nous nous devons aussi d'évoquer les enfants dits "des campagnes", des domaines nombreux alors (autour de 20 sur le territoire de la commune !). Ceux des Cabanes, plus loin dans le temps, astreints à plus de dix-sept kilomètres journaliers, ont disposé d'un local provisoire vers 1885, avant que le comte de Villeneuve, propriétaire de Saint-Louis-de-la-Mer n'offre le terrain, vers 1910, en vue d'une construction définitive (1), devaient quitter la classe une heure avant les autres pour ne pas être rattrapés par la nuit. 

"... Je n'ai toujours pas vu La Pierre, ce refuge lové dans une combe en pleine garrigue, un milieu complètement étrange, sûrement, pour mes aïeux, réfugiés économiques descendus des forêts et monts de l'Arize, dans l'Ariège, passant d'un coup du frais au sec, du froid au chaud, des prairies aux garrigues, des papillons bleus aux cigales brunes, des sapins et myrtilles aux pins et asperges sauvages. Nous ne verrons donc pas encore le débouché de ce chemin d'école qu'il serait peut-être judicieux et moins difficile de retrouver par l'autre côté, en partant de la côte, dos à la mer..."

C'est ce que je pensais et écrivais lors du dernier épisode sauf que ces choses-là comptent trop : latentes, elles sommeillent prêtes à se rappeler à vous au moment opportun, même si, par rapport au présent, on fait comme si ce n'était qu'anodin, futile, seulement par curiosité.  

Et un jour, avec l'idée d'aller aux Exals, juste une balade, manière de brûler quelques calories, la petite voix insiste "Ce n'est pas loin dans les terres... et si tu essayais d'aller voir où es né ton grand-père ?" 

Vue vers le Nord-Est avec les constructions des hauts de Saint-Pierre.

Les Exals, ces yeux-de-mer, exsurgences karstiques, sources de la famille des caudiès, suivant l'appellation locale, ces "chaudiers" où l'eau sourd (2 a, b, c) tempérée en toute saison, mais ici comparables à des étangs reliés à la mer, appréciés des pêcheurs pour les migrations de poissons, et tout autour par des mémères, souvent par paires, qui amènent toutou faire la crotte.  

Vue vers l'ouest avec un couvert forestier de pins d'Alep.

Les chemins enserrent un mamelon où les pins serrés, trop nombreux, ne grandiront pas. A contourner par la droite, la carte à l'esprit, pour cheminer, cap à l'ouest, vers cette combe, ce piémont favorable à la vigne où des humains aussi s'acharnèrent à ancrer leurs racines.  

Vue vers l'Est.

Vue vers l'Est.
 

(1) de quand date l'école occupée aujourd'hui en tant que capitainerie, il me semble ?

(2 a) Chaudier, nom commun :  ouvrier chargé de chauffer le métal à bonne température. 
Chaudier, verbe intransitif : entrer en chaleur en parlant des levrettes (Émile Littré). 
Chaudier, nom commun : dommage qu'il n'y ait pas cette entrée en tant que source chaude, admise instinctivement par les occitanisants.
 
(2 b) Les Exals alimentés entre 5 et 10 mètres sous la surface, explorés en plongée à la profondeur de 110 mètres. 

(2 c) Qu'en est-il de l'aquifère sous la Clape ? Hier, un reportage racontait que le Cap, ville capitale de l'Afrique-du-Sud, manquait d'eau. Aussi la municipalité envoie-t-elle des équipes couper des arbres, des pins d'Alep acclimatés jadis pour fournir du bois. L'employé à la tronçonneuse (beaucoup n'ont que des scies manuelles) parlait de 200 litres/jour économisés, la scientifique de service de 80 litres pour un arbre de 15 cm de diamètre dont la racine pivotante volerait en profondeur l'eau de l'espèce humaine... Ainsi, sur la Montagne de la Table, tout au bout de l'Afrique Australe, le pin d'Alep pourtant plus clairsemé que dans la Montagne de la Clape, est à éradiquer... Et si ces racines retenaient la terre ?