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jeudi 26 janvier 2023

La Sauze, poète et messager en langue d'oc (fin)...

 

Aude_-_Ouveillan_-_Eglise_Saint-Jean_l’Évangéliste  Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International Author EmDee  (le clocher a un peu le même aspect que celui de Fleury avant... 

Obsèques d'Émile POUYTES vigneron à Arquette-en-Val (11) 6 mars1976) photo André Cros 1926-2021 (celui des vendanges dans les Corbières) Archives municipales de Toulouse licence CC BY-SA 4.0

Le temps, qui finalement finira mal pour nous tous (plus il passe et mieux on s'en persuade), nous apprend que Marcel (1921-2003), l'auteur du " Vinhairoun " le texte sur le vigneron, est le père d'Alain, dit " La Sauze ", d'une famille d'Ouveillan, que ce dernier a commencé à chanter dans les années 70, qu'il compte dans la nouvelle chanson occitane d'alors, que sa trivialité rabelaisienne, " ... uno grosso cagarèlo te fa fourça per cagar... " (2) (chanson Lou Fenhant), s'accompagne d'une grande humanité notamment lors de sa chanson hommage à la confrontation de Montredon où la fusillade causa la mort de Joël Le Goff, commandant d'une CRS puis en face, d'Émile Pouytès viticulteur, les estimant tous deux victimes, les coupables étant à chercher " ...cap a Paris,, l'Élyséu, Matinhon... ", inutile de traduire surtout lorsque l'hypocrisie, les mensonges des gouvernants sont aujourd'hui flagrants au point de faire honte à leur minorité de soutiens, de députés, d'affidés souvent intéressés...  

On peut classer La Sauze dans les contestataires à condition d'entendre, sous ce vocable, celui qui veut plus d'honnêteté, de justice, de respect ! Contestation contre l'agrandissement du camp militaire du Larzac... il faut reconnaître que la bêtise crasse d'un secrétaire d'État, plus de 21 ans député, a bien aidé : estimer que les Français ne sont que des moutons ou des veaux a des limites ; heureusement que la surenchère se paie, à terme, dans une situation abusive, qui plus est, de mandats électifs  à répétition. 

" Qu'on le veuille ou non, la richesse agricole potentielle du Larzac est quand même extrêmement faible. Donc je pense qu'il était logique de considérer que l'extension du Larzac ne présentait que le minimum d'inconvénients. Alors la contrepartie c'est le fait qu'il y a quand même quelques paysans, pas beaucoup, qui élevaient vaguement quelques moutons, en vivant plus ou moins moyen-âgeusement, et qu'il est nécessaire d'exproprier "
André Fanton, secrétaire d'État à la Défense. 

Ajoutons à ce coup de force pompidolien que venait de se créer le camp de Canjuers, plus de 30.000 hectares, plus proche encore du Plateau d'Albion, alors base de lancement de missiles nucléaires.

La Sauze a chanté en occitan des airs de Brassens, Ferrat... La Mountanho ne traduit que le drame des paysans evant quitter la terre pour la ville ou aujourd'hui, qui se font escroquer par les centrales d'achat des grandes surfaces ou doivent laisser la place à de grandes sociétés de l'agroalimentaire qui concentrent les vaches par milliers, n'empoisonnent pas que les abeilles et confisquent l'eau pour toujours plus de pognon !  

Alors qu'il faut tromper notre impatience dans l'attente des fleurs blanches ou roses de l'amandier, messager du renouveau de la nature et du cœur des indigènes, le Cercle Occitan de Narbonne lui rend hommage en tant que messagiè de nostro lengo resté fidèle à la vigne, aux traditions, à la vie de nos villages. 

Le 8 janvier 2023 Alain Sauzel dit " La Sauze " poète et chanteur occitan d'Ouveillan nous quittait à 79 ans suite à une maladie (1943-2023). C'est bien lui qui grattait ses cordes et nos pensées aux Cabanes-de-Fleury...

(1) Touriste, laisse ta femme et ton argent, et toi va-t-en ! 

(2) qu'une grosse crotte te fait forcer pour caguer (un comble pour un fainéant !). 

https://cercle-occitan-narbona.fr/index.php/notre-amic-la-sauze 

Sur ce blog, les autres articles sur Ouveillan

https://dedieujeanfrancois.blogspot.com/2016/05/la-dinde-ouveillan-quelle-chance-fleury.html

https://dedieujeanfrancois.blogspot.com/2016/05/chercher-le-present-dans-le-passe.html 

Le passé reste vivant, ceux qui nous quittent aussi... En apprenant le décès de La Sauze, je crois devoir accepter aussi celui du copain Antoine, le 10 mai 2020 (Pyrénées Orientales), à l'âge de 70 ans... je l'ai cherché... Téléphoner ? je n'ai pas osé... Ceux qui partent, ceux qui restent... dont tous ceux qui n'osent pas dire "je t'aime" de leur vivant... c'est comme ça... 

https://dedieujeanfrancois.blogspot.com/2016/11/festo-felibrenco-ouvelha-aude-en.html

mardi 24 janvier 2023

La Sauze, poète et messager en langue d'oc (première partie)...

Les Cabanes-de-Fleury, fin des années 80, début 90 peut-être, Lou Cabanaïre, le resto au bord de l'Aude, si agréable pour ses tables côté cour, a programmé un chanteur accompagné de sa guitare. Mais c'est qu'il chante en occitan ! Les couverts se font discrets, se posent même quand le vocabulaire devient d'autant plus piquant que la langue est aussi imagée que parlante. Le plaisir des mots et celui des papilles se télescopent. Les plats refroidissent.   

 

Les Cabanes-de-Fleury lors du tournage du Petit Baigneur (1967) (diapositive de François Dedieu). 

" Touristo, touristo, daïsso ta fenno et toun argent et tu vaï t'en ! (1) " Et il le répète en plus ! A en poser sa fourchette parce qu'ils sont là, les touristes, autour, le nez dans l'assiette... Heureusement ils ne comprennent pas, d'ailleurs même d'ici on ne comprend pas tout de cet occitan châtié... Heureusement qu'avec " Touristo, touristo " pas besoin de faire un dessin, c'est du vocabulaire populaire, pour ne pas dire basique ! A mettre mal à l'aise, à moins d'être extrémiste, même si chez nous perdure un fond de contestation contre le nordiste envahisseur qui embarrasse depuis des siècles de même que la complicité de Narbonne avec les Croisés... 

Oh ! mais qui c'est cet artiste ? " La Sauze " ? un nom de guerre ? un surnom ? francisé on dirait... ça donnerait " la Sauzo ", en languedocien quoique " lou sauze ", au masculin, on connaît, dans le dicton " Un sauze fa pas un piboul " : pour dire " les chiens ne font pas des chats ! ", un saule ne fait pas un peuplier. 
" La Sauze " : difficile à articuler en français tant la tendance à dire " lou " en occitan est forte, quoique " la figuièiro ", pour le figuier, c'est féminin. 

En attendant, proche du quai, de la pêche au globe, non loin de l'embouchure par un beau soir d'été sans trop de Cers, les accords de guitare, la voix ferme et pierreuse, les accents romans de notre vieille langue ne peuvent mieux s'allier au cadre, si  languedocien, si Sud... Sûr que des touristes, désireux de compenser l'image lourde et primaire de bronze-cul de l'Europe, apprécient cette authenticité... sans qu'on doive en vouloir aux autres " Il y a le ciel, le soleil et la mer... "(François Deguelt 1932-2014).  

Rue des Barris / Fleury-d'Aude. 

Rue des Barris / Fleury-d'Aude


5 novembre 1981. Henri, "l'Henric das Barris", l'Henri du faubourg dit aussi " lou mecanicièn " de cette rue rayonnant depuis l'ancienne Porte du Cros, hors les remparts du village, Fleury-d'Aude. Célibataire, Henri enregistre des cassettes en occitan, à la radio ou de son propre chef, parfois accompagnées d'un commentaire, dont un papier sur les difficultés à faire venir la vigne : les gelées d'avril -mai " te roustissoun lous bourrés... " et ce qui survivra des bourgeons rôtis sera bien entamé par les chenilles velues " las canilhos bourreudos... " et l'oïdium, le mildiou, l'eau, la grêle, le ministre " I a que l'argen bourdel Que te fa pas la guerro... ". 
C'est joliment dit et comme l'auteur n'est pas précisé, on en arrive à penser qu'Henri pouvait être inspiré. On ferait presque erreur quand sans savoir par quel biais, un nom s'impose, Marcel Sauzel. Ah ! l'artiste qui grattait sa guitare aux Cabanes ! (à suivre)

vendredi 5 juillet 2019

LA DERNIÈRE CLASSE / Pour des langues régionales reconnues...


 Le village s’est adapté aux chaleurs estivales ; au mois de juin, l’heure d’été s’impose : les hommes partent à quatre heures vieilles pour sulfater et soufrer tant que le vent n’est pas levé encore. A onze heures la journée de longue est terminée : frais et changés, ils se regroupent au cagnard que la rage du soleil n’étouffe pas encore ; la preuve, pour les gens de passage, qu’on se s’en fait pas dans le Midi ! Nos vignerons et viticulteurs parlent de la santé des ceps, de la floraison bien sûr mais pas que, puisque, aussi, sinon plus incisifs que la gent féminine, ils colportent nouvelles et ragots.
Le 14 juillet, date charnière pour la saison à la mer qui commence mais pour un mois seulement et pour les femmes, les vieux, les gosses, parce que pour les hommes, à moto et surtout à mobylette, l’ouvrage continue dans l’océan de vignes, suivant un même emploi du temps.
Maintenant, comment ne pas évoquer ces récréations à rallonges de fin d’année, veille du 14 juillet ? Innocence d’un âge loin de se douter des bas instincts, de la filouterie du genre humain, d’une crapulerie congénitale à l’aune des grands principes clamés de liberté, d’égalité, n’en jetons plus… du bourrage de crâne patriotique avec la complicité inconsciente de générations d’enseignants, la duplicité, intentionnelle ou non, de littérateurs conditionnés…

« La dernière classe » c’est celle racontée par Alphonse Daudet dans ses Contes du Lundi :

« Mes enfants, c’est la dernière fois que je vous fais la classe. L’ordre est venu de Berlin de ne plus enseigner que l’allemand dans les écoles de l’Alsace et de la Lorraine… Le nouveau maître arrive demain. Aujourd’hui, c’est votre dernière leçon de français. Je vous prie d’être bien attentifs. »

[…] M. Hamel se mit à nous parler de la langue française, disant que c’était la plus belle langue du monde, la plus claire, la plus solide : qu’il fallait la garder entre nous et ne jamais l’oublier, parce que, quand un peuple tombe esclave, tant qu’il tient bien sa langue, c’est comme s’il tenait la clef de sa prison… »

Il est culotté Daudet, ce Petit Chose passé au Nord et qui, narquois, n’hésite pas à cracher sur l’Occitanie puisqu’une note fait référence à Mistral « …qu'un pople toumbe esclau, Se tèn sa lengo, tèn la clau Que di cadeno lou deliéuro. » (… qu’un peuple tombe esclave, s’il tient sa langue, il tient la clé qui des chaînes le délivre). 


Comment ne pas penser aussi à un Tomi Ungerer qui, bien que duplice (est monté à Paris recevoir ses légions de breloques) a exprimé une déception alsacienne à contre-courant :
« … Après la guerre ça ne valait guère mieux. Bon on s’attendait à une libération… On appelle ça libération avant que ça arrive, une fois que c’est arrivé c’est plus de la libération parce qu’alors là pour un mot d’alsacien c’était une heure de retenue à l’école, y avait la même chose en Bretagne et ailleurs… » 

En 1999 la France a signé la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, traité européen adopté en 1992.
En 2014, les députés voudraient, le président Hollande ayant promis en 2012, mais les sénateurs rejettent en 2015 tandis que le Conseil Constitutionnel rechigne à l’idée de triturer la Constitution… Ce doit être sacrilège alors qu’il ne reste que 30 articles inchangés sur les 92 de 1958 ! 

« La Charte ayant été signée mais pas ratifiée, la France n'a mis en vigueur aucun engagement. »   

« France mère des arts, des armes et des lois… » pleurnichait Du Bellay l’Angevin, contemporain de l’ordonnance de Villers-Cotterêts en faveur du français. Permettez que le Languedocien ne relève que la promotion de la langue française aux dépens du latin et non des langues autochtones, souffrez que l’Occitan ne retienne que la France des armes et des lois. Sous cet angle là, les paroles des chansons récemment évoquées ici, de Claudi Marti et de La Sauze, ne passent pas pour aussi outrancières qu’il y parait…    


vendredi 28 juin 2019

LA DERNIERE CLASSE (fin) / Après Marti et La Sauze, Chico sur les touristes.


« … Peaux-rouges, bougnouls du midi… » contre les gens qui parlent occitan. Je suis pour apporter la langue française, pour qu’on parle l’anglais couramment, mais je suis pour qu’on n’emmerde pas les occitans et qu’on leur donne les moyens de parler leur langue […] le déclin des langues est lié à la volonté de l’Etat ! […] Le Midi désindustrialisé, l’agriculture mécanisée ont amené les sudistes à monter à Paris : on les a appelés les bougnats, surtout serveurs et qui se tachaient parfois « as fait una bougnetta » (tu t’es taché). A partir de 1962 arriveron lous pieds-noirs et los harkis, aqui vengueron lous bognols. Du bohémien « Boemian » au bougnat, on est passés au « bognol » (… arrivèrent les Pieds-noirs et les harkis, de là les bougnouls).

[…] Après Marti, La Sauze. A la première festejada en 1989, on avait pris La Sauze. On était 400 personnes au ramonétage. Il a fait les beaux jours du restaurant de Barbier « Lou cabanaire ». Un peu provocateur il chantait ce qu’il ne chante plus « Torista, torista, daissa ta femna, ton argent, E tu vai te’n » (touriste, lisse ta femme et ton argent et toi va-t-en). Et les touristes d’applaudir. […] 



« Onte campavi ièr, Uèi i a un buldozèr » (là où je campais aujourd’hui il ya un bulldozer). C’était en hommage à Chalandon. Chalandon, ministre de l’environnement avait défini une nouvelle délimitation du domaine public maritime jusque là limité par les lais et relais de la mer. Le jeu consistait à l’arrêter. Chalandon a décidé que ce serait une bande de 60 mètres par rapport au niveau moyen des eaux. Suite aux protestations la limite est passée à 100 mètres. Les promoteurs ont endigué et ont bâti.

« … E ieu, paure Occitan, Lo pauc que me demora Es lo magre eslogan : « Dorifor(e) defora! »
(Et moi pauvre Occitan, le peu qui me reste est ce maigre slogan (Doriphore dehors ! »)



Le dernier texte est sur les Dromadaires de Gruissan. Or ils tiennent encore, c’est un peu comme quand on a construit les résidences de Saint-Pierre, les gens ont dit dins vingt ans tot aco se va ruina (dans vingt ans, ça va être en ruine)
[…] Il y avait l’entreprise de Vilmain, il jouait le rôle de l’ANPE. Los que pudion anar a l’escolo et los autris a la vigno ou a la maçonnarie. Lou paire arrivavo :
« Lou drole a quatorze ans, n’en farei pas un ministro, me lo prendrios pas, apprendrio lo mestier… (Mon garçon a quatorze ans, je n’en ferai pas un ministre, tu me le prendrais pas comme manœuvre ?)
- Es valent, (il est vaillant) dit Wilmain
- Oh per esse valent, l’es, aprei un pou cabourt mè valent o ! (Pour être vaillant, après un peu foufou mais vaillant oui).
- I diras que vengue me veire dema. Lou drole arrivavo. (Dis-lui de venir et le garçon arrivait)
- Voles faire lou maço ? […] Per faire maço te cal saupre las mathematicos (Tu veux être maçon, il faut savoir les mathématiques).
- Ero pas la causo qu’aimavi lo mai… (ce n’était pas ma matière préférée)
- Saves comptar au mens ? Compta per veire ! (tu sais compter au moins ? Compte pour voir !).
- Un, dos… (Un, deux…)
- Ba pla, arresto, dema dos palos de sable et uno de gravier, commences lo mestier ! (ça va, arrête, demain deux pelles de sable et une de gravier, tu commences).  
   Bastigueron ame de gaffets.

[…] “Lo dromadari al país, (les dromadaires au pays)
Plan car lo vos caldria pagar. (faudrait bien vous les faire payer)
Crompatz un ase a Paris (Achetez un âne à Paris)
E nos fagatz pas pus cagar.” (et ne venez plus nous faire caguer)

Lo temps uèi es fadorla (le temps est fou, fadorla diminutif de fada).
Fa un vent a desbanar lous bious. Es pas una conariè. Lous bious los castron per los faire travaillar sinon penson a las vacas. (Il fait un vent à écorner les bœufs. Ce n’est pas une bêtise. Les bœufs on les castre pour les faire travailler sinon ils ne pensent qu’aux vaches). Quand son castrats de cops gardon de reflexos d’avant, baillon de cops de banas (Quand ils sont châtrés, ils gardent des réflexes d’avant et donnent des coups de cornes). I coupon tabe las banas e calio causir un jorn ame un vent fort per que se cicatrise mai vite (on leur coupe les cornes et il fallait choisir un jour de grand vent pour une cicatrisation plus rapide).

Le tourisme est quand même la seconde ressource de la commune. Ces chansons vous ne les entendrez plus sur les plages, heureusement. Néanmoins ce sont beaucoup d’emplois précaires et faire l’année avec ce qu’on a gagné pendant deux mois c’est très compliqué. On a le sens du partage, du vivre ensemble mais plutôt que le tourisme de masse il faut espérer que se développera un tourisme plus intelligent sur les ailes de saison de mars à juin puis jusqu’à Toussaint, dans un premier temps et après toute l’année, un tourisme plus respectueux, plus facile à gérer (embouteillages, pas de place pour se garer). On y a échappé quand même « una padenada de tenilhas ame d’al, de jauvert, de sauço blanco, una cassola de cagaraulos (1) ame d’oli e de vinagre, valon toutis los restaurants haut de gamme. Anar partajar lo repas e si voletz redoblar podetz tornar l’an que vèn ! (Une belle poêle de tellines avec de l’ail, du persil, une sauce blanche, une cassole de petits escargots avec de l’huile et du vinaigre valent tous les restos haut de gamme. On va partager le repas et si vous souhaitez redoubler, revenez l’an prochain !). 



(1) Cagaraulos, cagarauletos (Theba Pisana), ces petits escargots en grappes sur les tiges de fenouil ou les piquets de fer. Cuits au court-bouillon ils se décoquillent (j’espère que ça se dise) avec une épingle à nourrice. Quand il y en a une belle « brochette », comme pour l’artichaut, trempez dans l’huile vinaigrée et assaisonnée… Attention qu’à une certaine période ils sont réputés faire la pierre… (Jèu).

Note : Vilmain Rouquette, le maçon respectueux des mathématiques, qui a aussi aimé les jeunes en lançant le judo à Fleury (avant 1960) était surnommé "Cagarau", comme son père, sauf erreur de ma part (Jèu).   

à écouter : 
https://www.youtube.com/watch?v=d1hsUUz_DkQ 
et pour l'émotion :
https://www.youtube.com/watch?v=hXC-GOwKuS4