Follow by Email

samedi 2 septembre 2017

ITINÉRAIRE D’UN ENFANT LASSÉ 2017 (III) / La Réunion et Mayotte

A propos des contrôles mais sans savoir si le terrorisme n’a malheureusement pas fait évoluer ces dispositions encore de 2011...

« Bon à savoir. A l’aéroport, les agents de sécurité dépendent d’organismes privés. La loi ne les autorise qu’à opérer une inspection visuelle de vos bagages. Ils ne peuvent les fouiller qu’avec votre consentement.

Enfin, toute fouille doit donner lieu à un procès verbal. Si vous n’êtes pas d’accord avec ses termes, vous n’êtes pas obligé de le signer et pouvez faire appel à un avocat pour porter plainte. » (N. Obs 26 déc 2011).

Page 9 de la recherche internet, je tombe sur un contrôle aussi brutal qu’inquiétant, celui du Falcon 50 des présidents du Rwanda et du Burundi, explosé à l’atterrissage le 6 avril 1994 et pour lequel la responsabilité de Mitterand serait engagée.

https://books.google.com/books?id=Xz4hp7EeUp0C&pg=PA328&lpg=PA328&dq=refus+contr%C3%B4le+s%C3%A9curit%C3%A9+a%C3%A9roport&source=bl&ots=eO91EWCOZF&sig=3cMjTfkLa-QXBg-TvfBe5gUiy1A&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjO15Kx1fnVAhXDZlAKHc_IA8s4UBDoAQgsMAE#v=onepage&q=refus%20contr%C3%B4le%20s%C3%A9curit%C3%A9%20a%C3%A9roport&f=false

Allez palper aussi l’ombre épaisse qui pèse encore autour du « suicide » de François Durand de Grossouvre, le 7 avril 1994, au lendemain de l’attentat... Ce "grand ami" de vieille date de Mitterand, résistant comme lui de l’avant-dernière heure, se savait menacé notamment suite à ses attaques contre Roger-Patrice Pelat pour un délit d’initié et même contre le prope fils du président, Jean-Christophe Mitterand, suite à ses trafics en Afrique. 

J’aurais eu le temps de chercher sauf que pour la wifi de Gillot-La-Réunion-Roland-Garros, cet aéroport du futur, se targuant d’être éco-climatique en 2022, c’est le vide interstellaire... Cucu aussi, le fait de coordonner la sécurité, les talkies-walkies des gilets fluo communiquent pour gérer les navettes des bus vers l’avion sur le tarmac : tout un trafic pour embarquer vingt mètres plus loin, à peine ! Est-ce répondre à l’exigence de sécurité par l’absurde ? 
Par bien des aspects dont celui des plans à très long terme, la France me fait furieusement penser à ces pays jadis du bloc de l’Est qui obligeaient à croire aux lendemains qui chantent, qui s’insurgeaient de la comparaison entre Hitler et Staline et qui à présent, donnent dangereusement dans des pratiques toujours plus éloignées des principes démocratiques et rappelant malheureusement de sombres totalitarismes. Rien de bien positif cette escale forcée qui m’a fait passer l’envie d’acheter une bouteille de rhum duty free. J’ai aimé, ce matin, les lignes nettes des cirques sans nuages et je m’en veux presque de n’avoir pas mieux fixé, mieux suivi les crêtes et ces ravines abruptes qui descendent à l’océan d’une île méritant mieux que son aéroport... 


Mais la France me direz-vous ? Détrompez-vous, le rouge des sinistres crétins de l’Éducation Nationale est en train de virer au brun concernant la gestion des personnels des collèges... Mon voisin de siège entre Saint-Denis et Dzaoudzi me l’a bien démontré. D’après lui le « no pasaran » des Républicains espagnols ou la chemise noire des émules du Duce n’ont pas été figés par l’Histoire...
  



Mayotte. Le voisin informe la cantonade que la route est barrée à hauteur de Passamaïnty, la grève des pompistes qui continue. Il faudra passer par le centre où une attaque des coupeurs de route n’est heureusement plus d’actualité. La première valise, la bleue, est bien arrivée mais la rouge, elle, tarde, je regarde avec de plus en plus de dépit et de moutarde au nez, les dernières rotations des trains de chariot ! Encore une fois, le bagage sera déclaré perdu ! Encore une fois les coquins associés se renverront la balle et comme la dernière fois Air France me dira qu’ils sont désolés mais qu’ils n’y sont pour rien, que je n’ai qu’à m’adresser à la compagnie partenaire... Ils ont trouvé une chouette combine, avec SKY TEAM comme parade aux réclamations, pour s’en laver les mains au détriment du passager ! 



Elle arrive enfin, la deuxième valise ! Le sourire débonnaire des douaniers répond à ma candeur de voyageur n’ayant rien à déclarer. Patience pour le taxi collectif (2,4 € la course, bagages compris jusqu’à la barge, 4 kilomètres environ). De plus grande capacité que les barges, ce sont les amphidromes qui font le service. L’alizé est frais sur le bras de mer. Mamoudzou, la capitale de plus en plus embouteillée vu que rien n’a été fait depuis 23 ans ! Mais l’île reste attachante dès que les virages nous emmènent en brousse. Le tronc gris des canneliers n’est pas sans rappeler l’écorce poivre et sel des bouleaux et ce rapprochement à priori abscons me dit que cette terre tropicale d’adoption appartient aussi depuis longtemps, à mon univers intime... 

crédit photo 1. wikimedia commons La Réunion Author Oti Nord. 

note : photos 2, 3, 4, 5 d'archives pour l'arrivée à Mayotte encore en saison des pluies, plus verte.