Affichage des articles dont le libellé est blanc. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est blanc. Afficher tous les articles

mardi 30 décembre 2025

Christian SIGNOL, citations... (2)

 Le feu, la neige, Noël, les cloches, la messe, minuit, les lanternes, le réveillon, l'hiver, le froid, la tempête, la glace, le gel, le refuge, l'enfance, tout un champ lexical sur l'année qui s'éteint. 

Presque toutes les citations qui suivent sont tirées de Babelio, site web réseau social :    

« Que c'était bon, ces heures lentes près du feu, quand la neige avait tout recouvert de sa pelisse blanche ! Si je ferme les yeux, c'est de cela et des veillées de Noël que je me souviens le mieux. » 
Marie des Brebis, 2008, Pocket. 
 
« Je crois que pour apprécier la vie, il faut connaître le prix des choses. S'attacher à celles qui coûtent le moins et donnent beaucoup : un grand feu à Noël, une pluie tiède en automne, du soleil au printemps et surtout, surtout le sourire de ses enfants. » 
Adeline en Périgord, 1998, Pocket. 

« Nous passerons Noël tous ensemble ». 
Martin de Tout l'Amour de nos Pères, 2013, Albin Michel. 
 
« Si chaque année l’apparition de la première neige me redonne cette sensation d’isolement qu’a exacerbée la tempête, c’est bizarrement une sensation heureuse, car elle est étroitement liée à une perception du monde qui vient de plus loin, c’est-à-dire d’un temps où nulle menace ne pesait sur nous, où la rudesse des hivers ne livrait à l’enfant que j’étais qu’un enchantement ébloui. » 
Au cœur des Forêts, 2011, Albin Michel. 




« Les gestes des hommes étaient retenus, figés par le froid (...) Une nouvelle ère s'ouvrait, où seul le feu autorisait la vie, et l'on n'était plus certain de savoir ce dont demain serait fait. Vite, que reviennent ces hivers-là, frissonnant de glace et de gel, leurs arabesques sur les vitres, leur ciel de verre, leur vent féroce et la sensation délicieuse de refuge qu'ils dispensent à l'entrée des maisons ! » 
Les Vrais Bonheurs, 2005 Albin Michel.  

« Enfant, à l'époque de Noël, j'attendais les matines, que ma mère me signalait en souriant, levant sa main droite, l'index dressé, comme pour un sortilège. " Ecoute ! Les matines ! " disait-elle, comme si ce mot possédait un pouvoir d'enchantement sublime, et je voyais danser dans ses yeux des étoiles d'or. [...] Dans la ville où je vis, j'attends Pâques et Noël avec impatience pour entendre ces cloches de la chrétienté qui témoignent dans un monde dangereux d'une présence qui a défié les ans. 
Elles dominent aisément le ronronnement des voitures sur les boulevards, évoquent une certaine paix rurale qui a disparu.
Vestiges d'un temps aboli, elles prolongent en moi une certaine idée du bonheur. » 
Les Vrais Bonheurs, 2005, Albin Michel. 




« La neige est un miracle du ciel, un pur bonheur lié à l'enfance et à Noël. » ? 

« La messe avait été belle mais entrecoupée de sanglots : les femmes pensaient à leurs hommes prisonniers de la boue et de la neige (la Grande Guerre, note de JFD). La neige était là, recouvrant les champs et les bois autour de Puyloubiers. Le retour de la messe de minuit avait été une heure merveilleuse de silence et de beauté. Avancer lentement sur cette étoupe blanche, voir comme en plein jour la neige étinceler sous la lune... » 
Les Noëls Blancs, 2000, Albin Michel.  

samedi 7 juin 2025

BLANCS ou VOLEURS, ces MEUNIERS ? (5)

Une mine ce livre à aligner tant de détails intéressants et singuliers sur une activité révolue, plus encore quand on manque de références personnelles... tout le monde n'a pas eu un meunier dans ses aïeux ! 

Le blanc est la couleur dominante, assortie à la farine ; la tenue du meunier, veste, pantalon, béret, en atteste de même que la blouse qui les faisait reconnaître au milieu des blouses bleues ou noires. 

Régulièrement, un “ qu'est-ce que c'est ? ”, un « qu'es aco, qu'es aco ? » vient illustrer de ses devinettes la richesse de la langue occitane : 

« Quatre domaiseletas vestidas de blanc que se siegon e se podon jamai trapar ? (Quatre petites demoiselles vêtues de blanc qui se suivent et ne peuvent jamais s'attraper ?) « Las alas del molin » (Les ailes du moulin). 
Sinon, deux autres « domaiselas » qui font du blanc ? Les deux meules (1). 

Et les chats, ils étaient blancs aussi ? Peu importe, l'essentiel est qu'il soient là contre les souris et les rats ; en nombre, à trois ou quatre, en plus des pièges, pour dire si les rongeurs étaient nombreux ! Et des rats parfois gros à faire peur aux chats ! Misère, des tripailles de souris dans la farine ! Alors on fait venir le magicien, il n'a pas la flûte du Rattenfänger, de l'attrapeur de rats de la légende à Hameln mais accompagne son bâton qui pointe tous les coins du moulin de ses formules marmonnées. Il ne reste plus, toujours en grommelant, qu'à jeter le bâton à un carrefour... Un bâton bien droit, à l'écorce pelée, travaillé, manière de tenter le passant ignorant que la gent trotte menu va derechef se retrouver chez lui ! 
Vous n'y croyez pas ? Moi je le laisse le bâton, je ne le regarde que de loin, je le contourne ! 

Du rat au voleur, il n'y a guère (2) et c'est vrai que cette réputation a toujours poursuivi le meunier, l'occitan raconte encore que le farinier troue le sac, vole la farine et dit que c'est le rat, sinon que si ce n'est pas le cas, il en a quand même la mine... pas de fumée sans feu en quelque sorte...  

Mesures_de_capacité_en_bois_après_1793_(décalitre,_litre,_demi-litre) 1793 under the Creative Commons Attribution 4.0 International license. Auteur Daieuxetdailleurs


Pour se payer, le meunier remplit une mesure, de ces mesures en bois qu'on voyait encore dans l'armoire de l'école, un dixième bien tassé et surmonté du “ pointu ”, un ponchut, une pyramide surmontant le tout. 
Pour payer le client, le meunier fait couler doucement la farine dans la mesure, ce qui aérait un volume moindre de farine. 
Cet aspect du commerce faisait partie du folklore, des plaisanteries réciproques, du genre 
« Tu m'as volé plus que les autres ! 
— Mais non, c'est pareil pour tout le monde ! », réponse du meunier. 
Jusque dans les proverbes : « Change de meunier, tu ne changeras pas de voleur ». 

Alors, les meuniers ? des riches ou des gagne-petit ?  

Meules décoratives du square de la Batteuse toujours appelé « Jardin Public ».

 
 
(1) La bonne vitesse des meules « se voyait à l'oreille ». L'écartement se réglait afin d'éviter plus que tout que la farine ne se “ rumât ”, qu'elle ne roussît point
(2) Un colis de mes parents m'étant parvenu troué, afin de se dédouaner, le préposé, peut-être de Mayotte ? avait fléché le trou et commenté « C'est le rat »... Pour sûr, un pli de saucisse sèche ne peut qu'attirer des convoitises !