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vendredi 3 octobre 2014

Mayotte en Danger / LE TEMPS NE FAIT RIEN A L’AFFAIRE... (Brassens)

Reçue sur KweziFM, le 30 septembre, la vice-recteur CosTEMPStini nous a livré un florilège de langue de bois sauf que le pouvoir anesthésiant de son art oratoire ne fera pas taire le bien fondé de la contestation. Voici, en résumé, ce qu’il faut retenir de son verbiage de douze minutes :

« On donne le TEMPS à chacune des écoles...
on donne du TEMPS aux élus on donne du TEMPS aux enseignants...
on donne aussi le TEMPS aux parents de s’exprimer (1)...
J’ai donné encore un peu de TEMPS pour que la mairie donne 8 h par semaine...
aux enfants de comprendre les deux TEMPS de travail (2)...
on a du TEMPS pour participer de l’éducation...
rattraper le TEMPS perdu...
Madame le maire qu’elle ait besoin de TEMPS...
une surveillance pendant le TEMPS de pause méridienne, eh bien elle prendra le TEMPS pour le mettre en place (3)...
deux TEMPS de travail et une pause...
tout en tenant compte du TEMPS de vie des gens...
un TEMPS avec deux TEMPS de travail et une pause... »

(1) Mensonge ! Les réunions ont seulement pour but d’imposer le caractère obligatoire de la réforme ! Les parents ne sont pas entendus, le Conseil d’école n’est que l’expression de la démocratie détournée (comme il en est du vote blanc, ou dernièrement de l’élection des sénateurs). Certains parlent de caporalisme et vont même plus loin...
(2) Faut-il faire comprendre aussi aux enfants que les chronobiologistes qui préconisent de travailler surtout le matin et à la première heure n’ont pas été écoutés malgré leur audition au Sénat (Claire Leconte / 26 février 2014) ?
(3) Elle aura surtout le TEMPS de constater que l’argent promis n’arrive pas... Demandez donc aux communes de Bandraboua et Mtsamboro combien elles ont touché pour avoir adopté ladite réforme dès 2013 !!

La seule analyse audible dans la bouche de CosTEMPStini : cette réforme imposée met en relief le laisser-aller des élus locaux qui, depuis des années, ne réagissent pas pour construire dans les normes et font trop peu pour l’éducation des enfants. Mais il faudrait ajouter que lorsque l’État dépense 17300 € pour un métropolitain, cela ne lui coûte que 4700 € pour un Mahorais...

Mais quand elle lance, deux fois dans l’entretien, « On a fait un grand pas en avant », nous ne voulons pas, à cause de cette réforme inadaptée, inutile et injuste faire le pas de trop vers le chaos, le précipice !

Photo : Un grand pas en avant depuis le mont Choungui...