samedi 29 août 2026

MARCEL... MARSEILLE...

Vendredi dernier 21 août, Armissan. Dans un cadre pagnolesque de garrigue, de barre rocheuse cachant... des bartavelles sinon des coins comme Combe Longue et Cague-Loup, appelant à la balade, par une température consolant des canicules endurées, la troupe Baudracco donnait « La Femme du Boulanger », un plaisir prolongé loin dans la nuit. 

Et du monde il n'en manqua point... 

Pas plus tard que ces jours-ci, une « Échappée Belle » sur le pays de Pagnol... 

Pagnol, prénom Marcel et une bonne partie du mois d'août sur France Inter (si nulle par ailleurs avec ses humoristes “ bidon ” tombant toujours à plat... mais ce n'est qu'une digression perso...), Ariane Ascaride raconte Pagnol et Marseille... avec même les deux accents, celui des pointus des calanques et le pointu tout court des Parigots... 

Ariane_Ascaride_2012 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 Unported license Auteur Georges Biard
  
Épisode 1 et à propos de cet épisode :  « Parfois, comme disait ma mère, nous avons le verbe haut, ce qui veut dire qu'il nous arrive de parler fort et dans un langage imagé ». 

Oui cela n'aurait-il qu'un rapport approximatif, vous êtes forts, vous, partis de Marseille pour vous frotter à la célébrité, Ariane, comme Marcel et sûrement Raimu ont su mettre de l'eau dans l'accent, pour ne pas dire qu'ils ont « noyé le pastaga » quand il fallait ; un prix à payer quand l'ambition fait rechercher les honneurs à grande échelle, rapport aux locaux qui ont gardé, eux, leur accent innocent, pas une trahison, un compromis, un opportunisme disons... Il faut dire aussi que le Midi avait alors une cote faisant sourire et rire, Pagnol dût-il s'en défendre « Les Provençaux ne sont pas des rigolos. » 

Ah ! les mots de Pagnol, jusqu'à ceux entrés dans le langage français, reconnus par le Monde entier... une pagnolade pagnolesque... 

Épisode 2 et prolongements éventuels : Naissance de Marcel à Aubagne en 1895, enfance pas loin du quartier de la Plaine, scolarité élémentaire à l'école des Chartreux où son père enseigne. 

Comme pour une parenthèse, Ariane relève l'épisode de la tricherie de Marcel lors de la grande toilette alors seulement hebdomadaire à bien nuancer cependant car même au gant et à la bassine, ceux qui se la donnaient physiquement ne se lavaient pas que le museau, la journée finie... il n'empêche que l'hygiène corporelle n'a été que sommaire encore dans les années cinquante pour ne parler que de celle que je connais...  

Ensuite le lycée Thiers, l'amitié fraternelle d'Albert Cohen, des études de lettres classiques, latin et grec compris, professeur d'anglais (il n'est pas fait mention du répétiteur d'anglais lors de son passage à Pamiers)... 

Sur sa vie privée par contre, l'émission met le doigt sur son mariage de 1916 avec Simone (deux « n » parfois au prénom ?) ; il n'a que 21 ans... une indication confirmant les risques d'échec liés à ces unions précoces... 

1922, il a 27 ans. Nommé au lycée Condorcet à Paris, il demande vite un congé illimité afin d'écrire des pièces de théâtre... 

Marcel Pagnol vers 1931 Domaine public Auteur anonyme



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire