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vendredi 6 avril 2018

CIMADE, au sens étriqué d'une humanité passant par l'autre...

Pour pasticher Coluche, ceux qui se veulent plus humains que d’autres.   
Comment ne voulez-vous pas qu’on se braque contre les droits-de-l’hommistes type Cimade tant ils sont maladroits, exclusifs, tant ils heurtent les sensibilités ! Et ce d’autant plus qu’ils ne sont pas d’innocents bisounours aux principes louables : selon eux, les Mahorais qui ne suivent pas leur « humanisme »  borné sont seulement racistes et xénophobes. 

La Cimade en est arrivée à utiliser les mêmes moyens extrémistes, cela commence par la dénonciation caricaturale pour continuer avec une indignation sélective, jamais pour les locaux qui n’ont qu’à se débrouiller pour survivre en ouvrant qui plus est les bras au prétexte que d’autres sont plus malheureux encore.  
Alors ils passent des articles sur la « nauséabonde logique » des Mahorais, un peuple pourtant ordinaire qui ne demande qu’à vivre et progresser dans la paix. Ainsi ils soutiennent un sympathisant osant donner du « Herr » à un journaliste comparé à un nazi ! Au prétexte que ledit journaliste a lui-même osé donner la parole à un élu qui évoque une potentielle « guerre communautaire ». Comme si d’alarmer sur le pire qui pourrait advenir relevait d’un crime ! 

Dans un même jus, ce n’est pas avec des  provocations telles que « Mayotte : la chasse aux étrangers par la population est ouverte… et couverte » qu’ils vont pouvoir se targuer d’avoir arrangé les choses. Pour envenimer et mettre de l’huile sur le feu, ils sont forts !  

https://www.lacimade.org/mayotte-la-chasse-aux-etrangers-par-la-population-est-ouverte-et-couverte/

Le média, KweziFM et télé n’a vraiment pas de rancune puisque ce matin, la Cimade était invitée au motif légitime que des humains sont traités de façon indigne sur le territoire national. 

Il s’agit des 96 ou 93 expulsés voilà une quinzaine de jours, interdits de rapatriement par les autorités comoriennes, ramenés à Mayotte où ils sont détenus administrativement depuis par les autorités françaises. Petite-Terre ayant refusé de mettre des gymnases à disposition, la France prive de liberté ces femmes accompagnées d’enfants (séparés des hommes) dans des conditions aussi odieuses qu’injustes. Plus que l’inconfort (matelas au sol sur 45 m2, quatre douches en 15 jours, enfants interdits d’espace…), c’est la maltraitance psychologique, plus particulièrement à l’encontre d’enfants encore scolarisés il y a peu, très choqués, et on le serait à moins, de ce qui leur arrive.

Dans ce cas pourquoi ne pas nommer les premiers coupables, l’État théoriquement garant des droits humains ? L’État qui ne contrôle pas les frontières, l’État qui n’assure pas la sécurité, l’État qui amplifie les inégalités, L’État qui n’aide que d’une drôle de façon rappelant trop la françafrique, des pays théoriquement décolonisés…  Et c’est bien grâce à une question de Patrick Millan que la représentante de l’association a néanmoins admis que des faits pareils ne se dérouleraient certainement pas en métropole.

Sans aborder comme le fait cette dame, le complexe problème de la nationalité des mineurs, entre nous, beaucoup de partialité chez elle, pas un mot de sa part (mais nous sommes habitués) pour les Mahorais ! Qu’elle reste donc à croire que seuls les Cimadalais ont la capacité d’indignation, le monopole du cœur.

Et puisque leur volonté est de toujours fustiger et heurter, qu’ils partent donc accueillir toute la misère du monde à Cimadalia, le pays de leurs utopies… Bon vent !