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lundi 25 novembre 2024

BALADE FAMILIÈRE, les arbres 1

 L'autre nuit, de mèche avec le Mistral, le Cers qui déboule d'un coup ! Hier, suite à un matin calme, à peine une heure après, le Marin soudain et furieux, emportant par deux fois mon béret ; une heure de coupure aussi, pour l'électricité. Dévarilhés, perturbés, affolés nos vents, pour cause de confusion climatique.

L'après-midi, une température idéale pour la balade. Le coin est connu, depuis des dizaines d'années, l'enfance, disons le ; on croit avoir tout vu et pourtant la balade sait toujours apporter sa part de surprises, d'inédit, à commencer par les arbres qu'on ne sait pas toujours voir mais qui accompagnent si bien la vie des Hommes...

« A » comme amandier.

Arbre, ce vieil amandier, toujours là et qui manquerait tant s'il n'y était plus, aux beaux jours, verdoyant, je me promets toujours d'aller le prendre en photo...

Arbre, vieil amandier presque en hiver. Poser la main sur sa peau crevassée, son corps fendu par les années ; lui parler comme à un ami, déclarer qu'on attend son message de fleurs, promesse de renouveau, de beaux jours, au moins lui dire bonjour... 

Arbre, vieil amandier, merci viticulteur de l'avoir laissé même si la mésange n'y niche plus... 

« B » comme boutelhetier :

Arbre, boutelhetier... assez de boutelhets cette année mais seulement peau et noyaux, juste pour le dicton qui dit qu'alors les raisins ne seront pas abondants... 

Arbre, trop beau ce boutelhetier ! 

Arbre, le boutelhetier, l'azerolier manière de vous le mettre à portée, sans quoi ne reste plus que le dico... Souvenir des pâtes de fruit parfumées et des gelées aux feux ambrés ou cuivrés dans leurs prisons de verre, aux couleurs de l'automne annoncé.


jeudi 26 mars 2020

MATIN PLUVIEUX... ET QU'EN EST-IL DE MADAME ? / Fleury-d'Aude en Languedoc.

" Matins frileux
Le vent se vêt de brume ;
Le vent retrousse au cou des pigeons bleus
Les plumes..." 
Emile Verhaeren 1895. 

Un peu frais avec ce Marin que le Cers laisse rentrer, plusieurs jours durant, encore un signe du changement climatique. Mais pas froid. 
Les pigeons bleus justement n'en sont pas à parader pour séduire, ils reviendront quand le soleil réchauffera à nouveau le mur. 
Mais là, il pleuviote... Les errements de la météo se font de plus en plus rares... 

La garrigue de la Clape à gauche, la colline du moulin à droite... 

La vue est bouchée... Oh ! c'est le mot ! Ils disaient à l'époque 

"Le trou de Madame est bouché !". 

C'est plein de délicatesse mais il faut le prendre de la part des vilains, des croquants, des jacques soumis aux ordres supérieurs ou encore impressionnés, comme ils le restent aujourd'hui, par la particule. 
Ainsi le col, clos par la garrigue d'un côté, la colline du moulin de l'autre (à moins que ce ne soit entre le moulin et Fontlaurier, la maison des gitans), et fermé qui plus est par la grisaille, n'ouvrait plus sur la cuvette de l'ancien Étang de Fleury. Des terres gagnées au profit des nobles de Marmorières et Tarailhan... 

Au fond les châteaux...

Mais j'interprète, j'imagine, seulement une supputation qui en reste, pour le moment, à son point d'interrogation... 
  
Alors était-ce la comtesse ? Qui était la madame en question ?