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mardi 7 juillet 2026

Yves Boni par Yves BONI, le rugby (7)

Lors du décès d'Yves Boni (1932-2026) une personne de sa famille a tenu à reproduire et remettre quelques exemplaires d'écrits d'Yves sur sa vie de pêcheur, de Cabanaïre (habitant du hameau portuaire des Cabanes-de-Fleury), de rugbyman aussi (il jouait pilier)... Avec toute l'estime portée à Yves, suite à une amitié ponctuelle mais complice et de confiance, matière à de riches entretiens à l'été 2015, dans sa villa, comme on l'entend chez nous, aux pièces toujours à l'échelle de ce qui fut sa baraque à Saint- Pierre, je me suis permis de recopier ce fascicule de témoignages qu'il tenait à laisser... Aujourd'hui, sa dernière page sur le rugby... 

« 16 ans, c'est dans ces années-là que j'ai commencé à faire du sport. J'ai joué quelques matchs avec Fleury puis un jour est arrivé Monsieur Serin qui a voulu me faire venir à Béziers. Au début mon père n'a pas voulu, les négociations ont continué avec les dirigeants de Béziers qui demandaient et à force de palabres mon père a accepté mais à une condition que le lundi je sois au travail. 

Béziers, stade_de_Sauclières 2015 under the Creative Commons Attribution-Share Alike 4.0 International license Author Beru91. Antre du rugby du « Grand Béziers », passé au foot depuis la réalisation du Stade de La Méditerranée (1989) (Raoul Barrière depuis). La nouvelle tribune moins haute mais certainement plus sécure que l'ancienne et ce qui reste, autour, de la cendrée. 

J'ai commencé à m'entraîner au stade Sauclières tous les jeudis, cela me plaisait, mais il y avait des contraintes pour rejoindre Béziers. Je devais partir en footing, je traversais la rivière avec une embarcation et puis je faisais du footing des cabanes à Valras. Ensuite je prenais le car jusqu'à Béziers et le retour c'était la même chose, et parfois même, avec le beau temps je traversais à la nage. les premiers matchs c'était un peu dur, aux entraînements je me régale de faire des tours de terrain, mais les copains ne sont pas d'accord, et gueulent après moi. Les entraîneurs les sermonnent pour qu'ils en fassent autant. Pour moi, le footing que je faisais c'était un amusement. Puis est venu le moment de faire des matchs donc les entraîneurs ont formé une équipe et je jouais deuxième ligne. L'équipe a été formée comme suit, si je me rappelle bien : première ligne est composée de Assalit, Tabourrich, Perret, en deuxième ligne Bucs, Boni, en troisième ligne Ventajou, Mur, Arnal, demie de mêlé, Villa, ouverture Dejean... aux ailes, il y avait, Lucien Royer et à l'autre Canitrot, pour finir à l'arrière, Roger Chausson. 

On est parti pour la saison et on est arrivé en demi-finale des juniors dès la première année, la deuxième saison a été la même. La troisième saison on est arrivé en finale contre Clermont-Ferrand. On a perdu six à trois. 

Puis j'ai continué à jouer avec la Marine, à mes 20 ans, j'ai été sélectionné avec l'équipe de la Marine à Toulon et on est arrivé en finale. On est allé jouer à Bordeaux au stade Bègles contre la Santé navale, on était logé à la caserne de l'armée de terre. On avait une bonne équipe avec des internationaux de Marseille XIII, Miserou, Prudhon, Roumat, mais on avait perdu neuf à six. 

Écrit pendant l'année 2024. Yves BONI » 

Collection Josette Saborit-Dolques. Passés les trente ans, de ceux qui, en 1961, ont été champions du Languedoc 4ème série et battus en 1/16èmes de finale du Championnat de France par Mirande, gagnant le bouclier cette année-là, de ceux qui, en 1964, ont été finalistes du Languedoc et ensuite battus en 1/4 du Championnat de France par Mauvezin, aussi victorieuse du Brennus cette fois-là, Yves jouait encore dans l'équipe locale...