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jeudi 22 octobre 2026

Slows de l'été, années 60 (4 et fin)

1968, du chambardement mais pas de guerre civile malgré la participation des mouvances gauchistes révolutionnaires, de la dignité par rapport au chaos, au vandalisme, aux saccages et pillages d'octobre 2026 ! Sommes-nous condamnés à nous habituer comme à ces lots de voitures traditionnellement brûlées lors des fêtes de fin d'année ou pour le 14 juillet ? 

Autre temps, loin de ces violences, en 1968, « Deux petites perles bleues rendent mon cœur malheureux... », ce n'était pourtant plus le temps de la guerre d'Algérie mais il doit partir, laisser là celle qu'il aime... Parti aussi son auteur-interprète, Jacques Pepino alias David Christie (1948-1997), suicidé quelques mois après la mort de sa fille Julia, 11 ans.... 

1968. Encore un qui a trouvé le bonheur dans les yeux de Monia, Peter Holm, suédois, vivant lui, né en 1947. 

1968, Eloïse de Barry Ryan, se danse en rock non ?  

Gainsbourg-Birkin à Rome Italie-1976 Domaine public Auteur Umberto Pizzi


1969, Jane Birkin (1946-2023) et Serge Gainsbourg (1928-1991) « Je t'aime, moi non plus » ...jusqu'à insinuer qu'au creux de tes reins, c'est la sodomie. Chanson interdite pour obscénité, sur les radios italiennes puis suédoises puis espagnoles, était-elle jouée sinon chantée par les orchestres programmés à la mer ?  

Francoise Hardy_february_1966_(détail) Domaine public Auteur Vittoriano Rastelli


1969 Il y a bien « Comment te dire adieu » de la regrettée Françoise Hardy, « Que je t'aime » de Johnny, « I start with a joke », les Bee Gees, « La Maritza » de Sylvie, « Oh lady Mary » et la voix de stentor de David Alexandre Winter, qui à l'instar de celle de Barry Ryan se prête mal au slow. 

1969, « Adieu jolie Candy » par Jean-François Michaël, Yves Roze de son vrai nom, chanteur licencié de l'écurie Barclay pour manque de résultats reste néanmoins en tant que directeur artistique de Michel Delpech « Wight is Wight » sauf que sous de faux noms, Boublil et Berger (Michel) lui demandent de chanter « Adieu jolie Candy », un succès qui dépasse alors « Wight is Wight ». Découvert par Eddie Barclay, il est alors licencié pour de bon ! 

Mike_Brant 1972 for IDF Disabled Veterans Organization organized by Simcha Holtzberg at the Sheraton Hotel (FL61609728) (cropped) Domaine public IPPA Photographer


1970, « Comme j'ai toujours envie d'aimer » Marc Hamilton, (1944-2022), Québécois (1) étrange cette envie d'aimer comme de manger... Mike Brant (1947-1975), aussi avec « Laisse-moi t'aimer ». Pierre Groscolas, lui, voudrait vivre avec une « Fille du vent »... et du soleil et Daniel Gérard, père du « Petit Gonzales », lui aime « Butterfly » qui doit l'aimer encore et qu'il souhaite retrouver... 

Brigitte Bardot in A Very Private Affair, 1962 domaine public Author Unknown (Montadori)

Et là, fin du mois d'août, le Cers dit “ vent du Nord ” se fait plus frais, il faut mettre le pull le soir puis souhaiter se retrouver l'été à venir. En 1963, Brigitte Bardot (1934-2025) qui, entre parenthèses, s'attirera les foudres de son mari Gunter Sachs pour avoir chanté et couché avec Gainsbourg « Je t'aime, moi non plus » (1967) chante joliment « coquillages et crustacés sur la plage abandonnée », chanson « La Madrague »... 

(1) Georges Sabatier dans sa chronique « Trente ans déjà » nous apprend hier qu'à la même date d'octobre 1996, la municipalité de Fleury avait voté unanimement en faveur d'un jumelage avec Bergeronne au Québec... belle idée avortée... Pour avoir échangé avec feu André Pédrola, natif de Fleury, parti mieux vivre là-bas, formidablement positif, dommage ce jumelage manqué...    

vendredi 13 décembre 2019

TOUJOURS LES CHANSONS ! / Deux petites perles bleues...

Est-ce un contre-coup au constat si bien cerné et rappelé par Vincent Lindon qui le ramène à la sienne de trajectoire ? Comment expliquer, ou tenter vainement de comprendre pourquoi, ce matin, loin du soleil faisant un pied de nez à décembre, "deux petites perles bleues... " coulent, cloquent, percent, veulent déborder de ses cils ? A fleur de peau, le spleen existentiel, souvent lié au passage entre enfance, pré adolescence, adolescence sans présager des inflexions qui affectent en bien ou en mal les âges de l'adulte...  "Il pleure dans "son" cœur comme il pleut sur la ville..." et ce sont deux petites perles bleues qui coulent de ses yeux. Deux larmes translucides, peut-être bleues qui l'investissent et envahissent son cœur.


C'est bien le verbe "couler", l'Internet confirme et en dit plus... Et puis il fallait qu'il aille voir d'où pleuraient ces perles bleues qui lui laissent une vague mais triste nostalgie. 



1968, l'auteur-compositeur-interprète est David Christie. Mais oui, "Saddle up" c'est connu et "Notre premier enfant" à l'époque où l'Eurovision comptait tant pour le sentiment européen, c'est lui aussi. Il s'est donné la mort en 1997 ? Pourquoi ? A quarante-neuf ans ? Plus pour comprendre que par curiosité morbide, il cherche une page plus loin.
Sa fille est décédée quelques mois plus tôt d'une surdose de somnifères. Il n'a pas supporté. L'acte en devient moins déstabilisant. Quelques clics plus loin, elle s'appelait Julia, elle n'avait que onze ans, la maman est Nina Morato (il ne connaissait pas non plus...). Oh ! plus cruel, plus insoutenable encore, c'est le père qui a donné les somnifères, la petite avait seulement mal aux oreilles et son père s'est trompé d'ordonnance... 
Ô cette langueur... il pleurait sans raison dans son cœur qui s’écœure... A présent, au-delà des mots si vrais et prenants de Verlaine, il n'est pas sans savoir pourquoi son cœur a tant de peine.  
https://www.poetica.fr/poeme-64/paul-verlaine-il-pleure-dans-mon-coeur/