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samedi 21 mai 2016

ANTOINE ROUX (1842-1915), auteur du poème « LOU PASTRE »


Antoine Roux naquit et mourut à Lunel-Viel.
Vétérinaire, homme politique, membre du Félibrige Latin, il a aussi écrit des pièces de théâtre et des poèmes chantant son terroir, des Cévennes à la Méditerranée. 


Parmi ses œuvres les plus marquantes «La cansoun dau Dardailhoun (1)» (1896), 350 pages dans lequel le félibre chante toute la région qui s'étend des Cévennes à la mer et les Pescalunetas (1912).
Wikipedia en occitan (2) nous précise qu’un des surnoms des autochtones est «los pets d'ase», l’âne étant, comme chacun le sait, un doux animal sans gêne quand il s’agit de se soulager, et assez malicieux pour le faire sur les humains proches de son arrière-train. L’autre surnom, par contre, «les cabussaires», touche à l’élément liquide puisque une vieille histoire raconte que les habitants (cette fois de Lunel) s’acharnaient à repêcher le reflet de la lune sur l’eau, certainement du Vidourle (3).
Parmi les nombreuses et riches précisions biographiques, le site Vidas Occitanica (qu’ils soit ici remercié) (4) note combien l’attachement au pays compte pour un Languedocien se sentant exilé pas plus loin que Lyon, une idée que je partage pour avoir étudié à l’École Normale de la Croix-Rousse (5). 
Permettez encore au modeste ver de terre regardant les étoiles, de soupirer une dernière fois puisque c’est sur le plateau des Canuts qu’Antoine s’est pris de passion pour la littérature d’oc et Mistral.     

(1) le Dardailhon ouest, cours d’eau passant à Lunel-Viel.
(2)https://oc.wikipedia.org/wiki/Lun%C3%A8l_Vi%C3%A8lh
(3) carte postale «La cansoun d’as giens de Lunel» en vente http://www.delcampe.net/item.php?language=E&id=212512515
(4) http://vidas.occitanica.eu/items/show/28#comment-251
(5) Il n’empêche que Lyon, belle capitale des Gaules, resplendit dans un écrin de «pays» attachants et aussi variés que les monts du Lyonnais, les Dombes, le Bas-Dauphiné. Le soleil a aussi su en faire une porte du Sud puisque nous ne devons sa réserve, sinon sa froideur qu’à ses cercles fermés mais si fidèles en amitié, une fois la porte forcée. 


Photos autorisées Commons wikimedia : 1. vue aérienne du château et du centre de Lunel-Viel. 
2. Félibrige Latin Revue 3. Lunel_Viel_1907 author unknown deriative work by JPS68.jpg