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« 15 ans :
J'avais pris un peu plus de grade. Le patron m'avait mis maître de nage, c'est le bonhomme qui a les deux avirons et qui donne la cadence aux deux autres rameurs. Tout allait bien quand on partait de la plage le vent arrière, mais le retour ce n'était pas la même chose, quand on a dans le nez le vent qui souffle à 50 ou 60 km/h.
16 ans :
J'ai pris encore un peu plus de grade et le patron m'avait mis comme porte poisson. Ce qui veut dire que je prenais le poisson avec l'autre embarcation pour le ramener au poissonnier aux Cabanes, sur des distances de 10 km aller et 10 km retour. Cela pour la saison de mai à septembre. Après cette période, de septembre au mois de mai on allait pêcher au globe à la rivière, on avait des emplacements où aller jusqu'au pont de Fleury.
Là c'est un autre mode de pêche, on place le filet, il traverse toute la rivière. Pour le placer on avait embarqué tout le matériel pour pouvoir pêcher. je partais des Cabanes jusqu'au pont de Fleury et quand on arrive à l'endroit choisi, il fallait compter au moins deux ou trois heures. ce mode de pêche permet d'avoir du loup, des plies, du muge, des anguilles. Une fois le globe monté, on avait une embarcation pour rentrer et prendre le poisson.
Avec les beaux jours, au mois de mai on reprenait la pêche à la mer, j'avais changé de patron. Le »
Yves Boni, 2024. (à suivre)
Note : le texte est accompagné d'une photo montrant le globe aux cabanes avec Séverin Vidal au treuil. le filet est relevé et à l'intérieur, le préposé aux poissons promène, à y être, cinq ou six gosses...
Ne pouvant engager ma responsabilité que sur des clichés autorisés et attribués aux auteurs respectifs, je me permets d'illustrer le texte de notre ami Yves Boni avec des photos de mon père François Dedieu (1922-2017) ou personnelle... N'étant pas pour un grand laisser, sur les réseaux sociaux, apparenté à du vol, j'en autorise le partage à la condition sine qua non qu'en soient expressément mentionnés les auteurs.
