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mardi 18 février 2014

Mayotte en danger / DES POURRIS FAISONS TABLE RASE !


Assez, assez de ces politiques installés dans la manipulation des chiffres, le charlatanisme fourbe, la malhonnêteté intellectuelle lorsqu’ils accusent les autres tout en taisant leur responsabilité propre et celle du pouvoir dont ils se servent et non l’inverse. Le sang-froid en hypocrisie, l’expertise en langue de bois, l’habileté mensongère constituent le requis impérieux pour évoluer en politique ! Triste constat ! On voudrait donner des noms mais il faudrait les citer tous tant ils sont mouillés, à commencer par le chef de file. Jusqu’à la moëlle vous dis-je, même les réservistes plutôt dans l’ombre.

C’est ainsi que madame George Pau-Langevin, ministre déléguée chargée de la réussite éducative (1) nous laisse apprécier ses aptitudes fallacieuses lors de sa visite d’Etat à Mayotte, elle qui ose dire que nos enfants
« ont quasiment 40 % de temps scolaire en moins... » !
Et elle insiste : « Il faut que les enfants aient le nombre d’heures de classe auxquelles ils ont droit et pour l’instant ce n’est pas le cas.../... les enfants ils font simplement une demi-journée de classe...  »
Et oui, à la croire, les maîtres se la couleraient douce et les parents accepteraient... D’où l’irresponsabilité de l’inspecteur d’EPS qui avait son gosse dans la même école que le mien, juste à côté de l’inspection de secteur (2).
Et pour le reste, si elle évoque :
« ... une jeunesse qui croît en nombre énormément... », rien sur le surnombre provoqué par l’immigration clandestine (3). Peut-être avait-elle seulement à l’esprit les éminentes considérations d’un ex-vice-recteur pour l’utérus des Mahoraises.
Et l’Etat qu’elle représente est encore moins coupable que responsable !
Pour résumer, si on ne construit pas les classes promises c’est que le SMIAM mahorais ne fait pas son boulot (eux se plaignent du décalage entre sommes promises et sommes réellement versées) (4). Et si la commission d’hygiène et de sécurité a prononcé 80 % d’avis défavorables, ce doit encore être la faute des seuls Mahorais.

Dans ces conditions, la réforme des rythmes scolaires menée à la hussarde, forçant la main, leurrant les communes avec quelques subventions éphémères, dans la plus grande illégalité et comme pour les mouiller dans la bérézina lamentable du système éducatif national, ne peut s’assimiler qu’à une fuite en avant, qu’à un délit de cavalerie (escroquerie bancaire).
Et nous, des instits dénigrés aux parents méprisés, en passant par des maires trop moutonniers, comment pouvons-nous accepter sans broncher qu’une ministre bien de sa personne, vienne nous tromper et nous salir ainsi en nous fourguant un constat tronqué et avenir de bonimenteur ?  Dîtes-moi si je dois m’abstenir pour la première fois de ma vie, puisque la prise en compte du vote blanc relève d’une supercherie, ou dites-moi que vous connaissez un chevalier blanc qui respectera ses promesses de campagne car il est vraiment temps : DES POURRIS FAISONS TABLE RASE !  



(1)    Appelation ô combien optimiste pour dissimuler la manière, au contraire, qu’a le système de plomber l’école de la République... C’est flagrant depuis 40 ans, avec le déclin, la décadence et maintenant la ruine de l’Education publique, depuis que l’Etat a malheureusement choisi de favoriser la finance et l’économie qui est attachée.   
(2)    Sada II. Inspection dotée, elle, de l’air conditionné... ce qui n’oblige pas ses personnels à travailler l’après-midi...  
(3)    Contrairement à rapport du Sénat « Mayotte : un nouveau département confronté à de lourds défis » qui lui, nous trompe sur le nombre, la population étrangère dans l’île dépassant les 50 % du total : « L'évolution démographique atypique de Mayotte - caractérisée par un taux d'accroissement naturel élevé et la présence de nombreux clandestins, dont les enfants constitueraient 20 % des élèves scolarisés... »   
(4)    Nous verrons ce qu’il en sera, et dans quel délai, avec la mise en place par l’Etat, désireux de court-circuiter le SMIAM, d’un GIP (Groupemement d’intérêt Public) chargé des constructions et habilitations scolaires.