À l'image de ce que nous appelions « un bon repas », de fête annuelle, Pâques par exemple puisque ce sera dimanche, ou encore lié à la religiosité, un baptême, une communion autant première que solennelle, sinon de fête ponctuelle, le mariage, l'anniversaire de mariage en étant les expressions des plus parlantes, en vue desquelles, tant ces réjouissances coupant avec l'ordinaire des jours comptaient, les invités se souhaitaient longtemps à l'avance de rester en forme, de ne pas y manquer, j'ai souvenance de la noce du cousin Jojo (1942-2013, cher cousin, tu n'aurais que 83 ans le 24 de ce mois... poutou à Maguy) (1), né, entre parenthèses, comme papa, son parrain, un 31 juillet, bien qu'à vingt ans d'écart. Gardant de cette journée, du dîner, du souper, des traces bien vivantes (une cavalière dont le visage m'est resté (2), une poule à la crème délicieuse le soir...), j'entends, encore à table vers cinq heures de l'après-midi, un des hommes dire, bientôt suivi par les autres, « Cal anar pessar lou chaval. », ce que nous comprenions comme s'occuper du cheval, lui donner à boire, à manger, se préoccuper de sa litière.
Tout allait alors, à l'âge où on ne se pose pas de questions... Bien en semaine à Pézenas, la petite ville si cocon, ça marchait en gros au collège, cosy dans son ensemble étonnamment désordonné, malgré la crainte du surgé, monsieur Bezombes d'Aniane (je signais parfois mon relevé de notes), l'abbé Nothon de la communion solennelle, pas dominicain du tout, m'était sympathique et j'aimais, le samedi en fin d'après-midi, après la séance scolaire de promenade vers St-Siméon, avec un pion commandant « Adelante ! » ou « Avanti ! », je ne sais plus, ce retour au village, la minette depuis des heures sur la plage arrière de la Dauphine, et mon père s'exclamant rituellement à la vue du modeste éclairage d'ampoules, seulement visible une fois la côte de Liesse passée, « Fleury, ville lumière ! ». Toute cette géographie par ricochet me captivait, toute la famille heureuse, ce bon menu, ça m'allait bien. Au dessert, à la demande de tous, une chanson entonnée par papa, de métro continuant son voyage avec un jeune homme pas sage (3) des rimes détournées faisant rire les adultes... et moi à me dire « Mais qu'est-ce qu'il a avec toujours Paris, Paris... ». Rien sur la cérémonie... l'église ? la mairie ? seulement ces agapes, ce « cal pessar lou chaval » dans l'ordre apaisant des jours qui passent, noce ou pas, et cette poule à la crème du soir au souvenir plus papillaire sur les babines que le minois de la jolie cavalière... Et puis, était-elle là, encore, au souper ?
Alors, le moment de clore ce lexique s'annonçant avec, pour être juste, quelques paragraphes à prévoir sur les mules et les ânes qui ont aussi tant aidé à la domination des éléments par des humains aux desseins discutables, condamnables même (4), en cherchant déjà sur les mules et mulets, je tombe sur un article Partager le Voyage: PAUVRES CHEVAUX ! LIBRES OISEAUX... de décembre 2022 que je me dois, en premier concerné, relire et redétailler tant il donne à réfléchir sur ce que nous sommes. Ce n'étaient que des points, des idées à savoir, à méditer (à suivre)...



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